La duologie de S.G Brown

Un grand merci à Mirobole éditions pour cet envoi 😉

 

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Lire le résumé du Tome 1

 

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Pauvre Andy Warner. L’ex-star contestataire des morts-vivants a passé une année entière soumis à des tests expérimentaux dans un laboratoire de recherches sur les zombies dans l’Oregon. Heureusement, un miracle se produit : à quelques jours de Noël, il parvient à s’échapper et fausse compagnie à ses poursuivants en enfilant un costume de Santa Claus. Le déguisement parfait… À deux réserves près : des collègues de décomposition le reconnaissent et exigent de lui qu’il soit leur chef ; et une adorable fillette solitaire le suit partout, convaincue qu’il est vraiment le père Noël… Une comédie horriblement délicieuse à lire sous le sapin.

mon avis

Je commence ma chronique certainement  un peu fort, cependant je l’entame avec le seul point négatif (ou presque) que j’ai relevé dans l’intégralité de cet ouvrage. Sa couverture est, à mes yeux, l’élément qui est le plus décevant. Il risque d’entraîner le lecteur à se faire une idée erronée au sujet du livre en question. Autant, la couverture du premier tome était vraiment très bien choisie : En parfaite osmose avec le titre (puisque l’on y voit un frigo qui confirme le titre « Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l’amour ») ; autant, celle-ci est d’une simplicité vraiment parlante. Certes, elle est une fois encore en corrélation avec le thème abordé (La période de Noel, d’où le titre et le petit bonnet de noël qui y est représenté) ; mais, ne tape pas réellement dans l’œil. La couverture semble vide et ce pauvre petit bonnet qui trône au milieu de celle-ci fait peine à voir ! Comme je l’ai dit plus haut, je pense que la couverture d’un livre est l’élément clef qui détermine ou non l’acte d’achat. Et j’avouerais donc, qu’à voir ce livre dans une librairie, par exemple, je ne m’y serais pas attardée. Pourquoi ? Tout simplement car, elle amène à penser qu’il s’agit d’un roman au thème léger, qui recèle beaucoup d’humour mais n’a pas réellement un impact sur celui qui le découvre. En bref, on pourrait penser qu’il s’agit d’un roman « passe-temps » (= Qui se lit très vite, qui n’est ni très bon, ni très mauvais. Vous savez ce genre de livre que nous n’arrivons pas à commenter car nous ne savons pas si nous l’avons aimé ou non ?)

Une fois lu « le jour où les zombies ont dévoré le père noël », nous sommes d’autant plus déçus par cette couverture qui ne reflète en rien le cœur même du récit. Non, ce livre n’est pas un roman « Passe temps » loin de là.

Je n’ai pas (encore) lu le premier tome « Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l’amour » et me suis donc directement attaquée au deuxième (oui, je suis très logique parfois). De ce fait, je ne cache pas que j’avais une légère appréhension quant à la compréhension du récit. Sachez, qu’il n’est strictement pas obligatoire de lire le tome un avant le deux, puisque nous comprenons tout dans les moindres détails : Les éléments nous sont remémorés et rien qu’à lire le résumé notre lanterne est éclairée.

Dès les premières pages donc, nous nous rendons vite compte que ce livre-là risque de nous plaire. L’écriture de l’auteur y fait pour beaucoup, puisque son charme a drôlement marché sur moi. Elle est pleine de poésie tout en étant à la fois comique et réaliste (ces trois exploits ne vont pas toujours ensembles. Il est difficile d’écrire un roman « humoristique » sans tomber dans la vulgarité).

Nous sommes donc projetés dans l’univers farfelu de ce cher S.G Brown et rencontrons le personnage qui vient directement de son imagination débordante : Andy Warner. N’ayant pas lu le premier tome ni le résumé du deux, je ne m’attendais certainement pas à ce que cet Andy ait une petite particularité. Les débuts du livre nous mettent dans un brouillard total puisque, nous rencontrons un Andy déboussolé avec un trou dans le crâne fait par une balle, sur une pile de cadavres, avec pour compagnie des hommes qui mangent un humain… Résumé ainsi, cela fait assez peur !

Finalement, pour tenter de comprendre comment notre personnage en ait arrivé là, l’auteur nous ramène quelques temps en arrière. C’est ici qu’une merveilleuse aventure débute, semée d’humour et de sentimentalité.

Nous apprenons à connaître Andy Warner (même si en temps normal, nous l’avions déjà fait lors du premier tome). L’auteur parsème des petits résumés du premier tome dans celui-ci pour que nous puissions comprendre l’histoire dans toute sa subtilité. Andy est donc un mort vivant, ou zombie. Sa femme et lui sont tous les deux décédés lors d’un accident de voiture. Cependant, seul Andy s’est réveillé… Différent. Il a donc essayé de vivre sa nouvelle vie comme il le pouvait, s’adaptant tant bien que mal à sa nouvelle existence de « non vivant » et suivant des thérapies spéciales pour zombies. Il est vite devenu l’initiateur d’un mouvement : Celui des zombies qui réclament des droits ainsi qu’une reconnaissance. Cependant, malgré quelques manifestations, son envie de changement a été vite tarie. Suite à une bavure, une manifestation a dégénérée amenant la panique chez l’ensemble des humains. Désormais, les zombies sont méprisés et la moitié d’eux vivent cachés s’ils ont de la chance.

La deuxième moitié existante croupit dans des cages et sont victimes de la science. En effet, ce retour à la vie est difficilement explicable pour les scientifiques. Comment et pourquoi certaines personnes reviennent-elles à la vie ? La seule manière de répondre à la question c’est de faire des expériences… Andy est un zombie-cobaye.

Je ne sais pas si cela a été fait exprès ou non, si l’auteur a voulu glisser dans son oeuvre un message subliminal; dans tout les cas je n’ai pas réussi à empêcher mon esprit de faire un gros rapprochement. Quel rapprochement ? Et bien, la condition des zombies me faisait penser à celle des petits animaux qui servent de cobayes pour nos crèmes anti-âge ou nos viagras…  Les cages, les vivisections, les électrochocs et les regroupements de personnes qui y sont contre. Ici, les zombies avaient les lèvres cousues, privés de parole ils étaient alors reclassés au même rang que les animaux. Les scientifiques pensent aussi, que n’étant pas humains, ils ne ressentent pas la douleur. Certes, ils ne ressentent pas la douleur physique. Mais celle, psychologique et morale très bien. Tout comme les animaux,les zombies ne peuvent crier leur souffrance… Cet aspect là m’a bien plu et émue, malgré le style d’écriture de l’auteur qui amène l’ironie aux scènes graves ( qui enlève donc le mélodrame)

Autre point que j’ai beaucoup apprécié : la narration de la petite Annie. Annie est une jeune enfant à fleur de peau qui souffre de l’absence de sa mère qui ne s’occupe pas d’elle. Andy se prend d’affection pour cette petite fille qui porte le même prénom que la sienne. Leur rencontre est des plus rigolote, leur relation des plus merveilleuse. J’ai même parfois eu les larmes aux yeux tant sa situation m’a frappée. Nous sommes dans la période de Noel et pour seul cadeau,cet enfant de 7 ans, ne demande qu’après sa mère… Cela renvoi à la situation de beaucoup d’enfants d’aujourd’hui avec des parents qui sont trop jeunes pour l’être. Qui sont eux mêmes des enfants….


Enfin, pour clore ma chronique, même si les éléments étaient franchement et sincèrement prévisibles ; j’ai quand même beaucoup apprécié ma lecture. La fine épaisseur du livre se laisse vite lire sans nous laisser sur notre faim… Quoique. Les personnages nous semblent sympathiques,nous font rire et souffrir avec eux. Je relèverais un deuxième  Petit bémol concernant le fin mot de l’histoire, puisque ce n’est qu’un avis personnel je n’apprécie pas réellement les happy-ends…

 Ps : N’essayez pas de comprendre le rapport avec les gifs,je me suis seulement fait un petit kiff!

vert = très bon
vert = très bon

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