« 30 ans, célibataire, un enfant, permis B » d’Isaac Frelon

Un grand merci aux éditions De La Reine pour cet envoi

 

 

 

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Toute la boite la voulait, je l’ai donc voulue. Elle me laissait des semaines sans nouvelles, je l’ai donc aimée.
Pourtant tout le monde le sait, on ne tombe jamais aussi bas que lorsque l’on tombe amoureux. Quand une fille vous appelle c’est mauvais signe, il y a les textos pour les « Sa va ?»
ou les « tu fé koi se soir ? » ou autres messages codés qui signifient « Du sexe ce soir ça te dit ? ». Mais quand elle vous dit «faut qu’on parle » c’est franchement inquiétant. Ils devraient relancer une campagne contre le sida à la télé, j’aurais peut être mis une capote.

Par ce premier roman, Isaac Frelon nous offre le One Man Show d’un homme qui se livre complètement, pour le meilleur et pour le pire. Un homme qui refuse la suprématie des femmes sur
les hommes… et l’inégalité des sexes.
Cette façade cynique cache la douleur touchante d’un père et son combat pour son enfant.

Sans titre 4

 

Je ne saurai vous dire, à la fermeture de cet ouvrage, ce que j’en ai pensé. L’ai-je aimé ou non ? Je ne sais même pas quels arguments je vais devoir avancer pour souligner ma pensée… Je suis assez embêtée puisque généralement je trouve toujours quelque chose à dire : Sois j’ai aimé, sois pas du tout. Ici, je pense que la particularité de ce livre est qu’il n’a pas forcément intérêt à être apprécié. Je vais donc me rendre à l’évidence, ce livre m’a peut-être et sûrement laissée indifférente. Si les débuts du livre m’ont vraiment permis de m’immiscer dans le monde de cet étrange Isaac Frelon (à surtout prononcer à la façon anglaise AÏ-Z-I-QUE c’est toujours mieux), les dernières pages, elles, m’ont un peu laissées sur ma faim.

C’est une bien rigolote histoire, qui n’est autre que celle de l’auteur (enfin, c’est ce qu’il me semble avoir compris). Nous suivons donc Isaac Frelon dans sa misérable vie, nous l’encourageons dans ses conneries et l’applaudissons parfois même pour certaines de ses remarques acerbes. Ainsi, ne le voyons-nous pas souffrir d’un entretien avec son futur-ex-employeur, se poser des questions quant à sa vie sexuelle, et aimer son petit enfant et détester son ex-femme de tout son cœur. J’ai apprécié la façon dont s’emboîtent les éléments : comment tout cela nous  est présenté ainsi que la forme même de l’ouvrage (Un peu comme un journal intime).  Mais, puisque avec moi il y a toujours quelque chose qui ne va pas : J’avais l’impression d’avoir affaire à deux auteurs différents. Autant, je pouvais m’extasier devant l’écriture très imaginée et réaliste de l’auteur lors d’un chapitre ; surligner certains passages tant ils étaient vrais ; pouffer de rire face à certaines situations. Autant, d’autres chapitres m’ont vraiment fait lever les yeux tant l’écriture y était régressive. Est-ce un choix de l’auteur ou simplement une baisse de régime ?

Voilà pourquoi mon avis est si controversé : Lorsque je trouvais enfin des éléments positifs au livre ; pratiquement tout de suite après d’autres mais, ceux-là, négatifs arrivaient. Le gros bémol de cette histoire est sûrement la redondance des situations que connaît Frelon avec ses conquêtes. Chaque histoire d’un soir se ressemblait et au bout du compte je n’en voyais plus l’intérêt. Et pourtant, j’ai apprécié ces courts passages puisqu’ils faisaient une allégorie de notre société d’aujourd’hui : Jamais rassasiée, toujours à courir derrière des choses inaccessibles puis une fois attrapées s’en lasse, à ne penser qu’à sois ; à être incapable de n’aimer quelqu’un d’autre qu’elle-même. Les mentalités changent et de ce fait, nos rapports à l’humain aussi. D’ailleurs, je pense que ce livre entier est une moquerie de ce que nous sommes aujourd’hui. La difficulté à trouver un job, à gagner de l’argent, à élever nos enfants, à rester avec notre conjoint aussi longtemps que nos grands-parents… L’auteur nous lance des piques sur nos vies de manière ironique, il nous montre nos défauts. Mais dans un autre temps, il nous prouve que la vie vaut d’être vécue. Qu’elle est belle malgré ses imperfections… Voilà ce que j’ai retenu de ce livre, même si durant ma lecture je me demandais quel était l’intérêt de faire un livre comme « ça » ; je me demandais « Mais pourquoi nous faire part de tout cela » ; avec un peu de recul on comprend ces choses simples : C’est tout simplement l’histoire de nos vies.

Je clos ma chronique avec un petit détail qui m’a tout de même froissée. J’ai lu les notes de l’auteur à la fin du livre, comme je le fait tout le temps. Il nous apprend qu’il a centré le livre sur la difficulté que les hommes connaissent à être père… Certes, nous voyons son combat avec son ex-femme pour la garde de son enfant mais… J’ai eu plutôt l’impression que le cœur même du récit était centralisé sur les relations qu’entretient notre narrateur avec la gente féminine. Nous ne voyons pratiquement pas son petit garçon (Isaac 2.0) et il est même complètement absent à certains moments. Voilà donc ce qui me laisse perplexe, sûrement n’ai-je pas compris toute la subtilité de ce roman…

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3 commentaires sur « « 30 ans, célibataire, un enfant, permis B » d’Isaac Frelon »

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