« Automne » de Jan Henrik Nielsen

 

 

cadre-or-renverse-dore

dcd05dae

tr

 

Cette île pourrait être n’importe quelle île. Ces deux sœurs pourraient être n’importe quelles sœurs. Cette terre qu’une grande catastrophe écologique a ravagée pourrait être la nôtre. L’eau est devenue rare, le soleil brûle la peau, la végétation se meurt. Terrées dans un bunker depuis six ans, Nanna et sa petite sœur Fride observent le monde à travers un périscope, à la fois fascinée et inquiètes. Forcées de sortir au dehors, elles découvrent qu’au cœur de ce paysage désolé les gens sont prêts à les aider. Alors Fride et Nanna avancent au sein de l’automne, blotties dans une joie surprenante, découvrant un monde qu’elles croyaient hostile à jamais…

 dcd05dae

Sans titre-1

Ce livre à la couverture des plus attirantes a été une véritable déception me concernant!

J’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire qui était à fortiori plutôt destinée à un jeune public. Nous faisons la connaissance de  deux soeurs : Nanna, l’aînée,qui est âgée de 12 ans et de Fride,la cadette,  âgée de seulement 4 ans. Elles vivent toutes deux en compagnie de leur père, terrés dans un bunker se trouvant sur une île déserte. En effet, comme dans la plupart des livres « dystopiques », la terre est mourante et le monde est décimé. La petite famille n’a pas vu le jour ni la lumière depuis un certain temps, le bunker est sombre, vide, silencieux et facilite l’ennui. Les deux jeunes filles, à l’âge où les enfants ont besoin de se dépenser physiquement, souffrent de cet enfermement. Les journées se ressemblent et se rallongent sans cesse. Nous nous ennuyons avec les deux soeurs, puisque sincèrement durant les 100 premières pages du livre il ne s’y passe pas grand chose…

Malheureusement, l‘écriture de l’auteur,  sous le point de vue des petites, ne relève franchement pas le niveau de l’ouvrage. Les mots employés sont enfantins, les descriptions sommaires et les dialogues sont rébarbatifs voire répétitifs. La jeunesse des personnages principaux ne m’ont pas permis de m’identifier à eux ni de les comprendre parfaitement dans leur réflexions puériles. Je ne me suis tout bonnement pas attachée à ces petites,pourtant si mignonnes. J’aurai apprécié suivre une aînée beaucoup plus âgée et un poile plus mature. Je me suis longuement demandé si j’allais finir l’ouvrage jusqu’au bout puisque rien ne me plaisait véritablement : je trouvais que la trame de l’histoire était semblable à tant d’autres, que l’action était inexistante, que les personnages étaient fades, et enfin, que les émotions étaient vraiment taries.

C’est à la centième page que mon intérêt à été émoustillé, sûrement un peu trop tard. Pour une raison que je ne souhaites vous divulguer, les deux soeurs sont obligées de se rendre en ville et de sortir (enfin) de leur confinement. Nous suivons donc leur péripéties avec une certaine distance. J‘avais toujours l’impression de n’être jamais rassasiée. J’avais cette sensation que l’auteur aurait pu et du, pousser les choses plus en profondeur pour nous faire vivre convenablement l’histoire qu’il nous raconte. Puisque, lorsqu’il y avait enfin de l’action, que nous étions sur le qui-vive, cela se finissait très vite ! La tournure que prennent les choses sont tellement prévisibles que s’en est désolant… Nous anticipons chaque gestes, chaque paroles, chaque révélations et vraiment nous ne sommes à aucun moment étonnés !

 Je pense que le principal problème du livre est sûrement l’improbabilité des choses, puisqu’à mon sens un/des enfant(s) aussi jeunes ne peuvent pas se débrouiller aussi bien que le font nos personnages principaux. Ici, ils n’éprouvent aucune peine, sont comme détachés et se débrouillent comme des chefs en affrontant n’importe qu’elle situation.  Les sentiments nous manquent. Le récit est un peu trop optimiste, trop surfait et un peu trop joyeux. La candeur des enfants en es pratiquement étouffante.

Nous n’avons certainement pas assez de détails sur le pourquoi du comment d’une telle situation, qu’elle est cette maladie qui empoisonne toute vie sur terre ? Comment était la vie avant tout cela ? Qu’elle est la morale de tout cela ? Quel message à voulu faire passer l’auteur ?

Et cette fin, un happy end des plus outrageux, ne relève en rien le niveau du livre. Puisqu’il s’agit d’une chute des plus horribles, qui n’est pas précédée d’un épilogue. Si l’auteur nous avait arrêtés en plein milieu d’une phrase cela aurait été la même chose. Mais que deviennent nos personnages bon sang ?

 

decedprion

 

 dcd05dae

 

Sans titre-1

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s