Pour peu que vous laissiez la porte ouverte… De Sylvie Pignolet

 

hh

846d1c30

résimé

 

Voici deux histoires. Leurs points communs ? En principe, elles n’en ont pas. Sauf qu’elles choisissent d’arriver à Monsieur ou Madame tout le monde, au point de venir bouleverser des croyances bien ancrées. N’avez-vous jamais ressenti au fond de vous que le mystère était là, partout ? Que s’il ne faisait qu’effleurer votre vie, il pourrait un jour y entrer pour peu que vous laissiez la porte ouverte. Peut-être attendez-vous des signes pour oser croire. Qui vous dit que votre parcours n’en est pas déjà jalonné ? Installez-vous confortablement pour lire, laissez-vous emmener par ces récits et, pourquoi pas, trouvez les clés de ces portes qui ne demandent qu’à s’entrouvrir… Si vous vous reconnaissez dans ces pages, ce ne sera peut-être pas fortuit, sinon, vous ne risquez rien. À moins que comme les personnages de l’intrigue, vous vous fassiez balayer par l’étrange au point de ne plus jamais voir votre vie de la même façon…

846d1c30

mon avis

Un grand merci aux éditions Baudelaire pour cet envoi

Lorsque les éditions Baudelaire m’ont proposées ce livre, je m’attendais à découvrir un thriller palpitant et effrayant. J’ai été certainement induite en erreur de par sa couverture mystérieuse ainsi que par son titre énigmatique. J’avais demandé à ma mère, qui est toujours très impatiente de recevoir de nouveaux Services presse de lire le résumé de « pour peu que vous laissiez la porte ouverte… » Avec pour principale recommandation : ne pas m’en révéler les grandes lignes. Je n’aime pas lire les résumés des livres, puisqu’à mon humble avis ils nous dévoilent trop de détails qu’il me serait gré de découvrir par moi-même. D’une manière générale, c’est ma mère qui a choisi le livre.

Ma première stupéfaction à certainement été de découvrir l’originalité du livre. Je définirais cette œuvre, d’ailleurs, d’autant plus comme étant un petit recueil de nouvelles que comme un banal roman. « Pour peu que vous laissiez la porte ouverte… » est divisé en deux parties. Deux nouvelles : Courtes. Bien narrées. Excessivement bien menées.

Dans la première partie du livre, nous faisons la rencontre d’un « jeune » couple. L’adjectif « jeune » est délibérément mit entre parenthèses pour la simple et bonne raison qu’il ne s’agit pas d’un jeune couple fraichement mariés mais, de deux personnes assez jeunes qui ont un vécu et des bagages à porter. Les premières pages du livre sont intenses, imprégnées d’une étrange atmosphère qui nous colle à la peau. Nous sentons, à l’instar de notre personnage principal, qu’il se trame quelque chose dans l’air.  Alors que nos deux protagonistes, vivant reclus dans une dense forêt, s’apprêtent à rentrer chez eux ; ils voient sur le bas-côté de la route une forme sombre. En s’approchant de ce qu’ils pensaient être un animal blessé, ils constatent bien vite à leur dépends que ce n’est autre qu’une jeune femme désorientée. S’en suit alors un périple mouvementé, soulevé par d’innombrables questions et retournements de situations. Pas mal de questions se frayent un chemin dans nos têtes. Qui est cette mystérieuse jeune femme ? Peut-on lui faire confiance ? Que veut-t-elle réellement ? Si les premières pages de l’histoire m’ont immédiatement mises dans le « bain » j’ai vite déchantée. La première histoire n’est certainement pas ma préférée.

Cela s’explique tout d’abord par un premier point négatif : la narration en elle-même. L’écriture de l’auteur est très belle, le récit mené à la perfection. Le vocabulaire est riche, les phrases bien tournées. Cependant, trop c’est trop. J’avais une impression de fausseté et d’irréel qui ne me quittait pas durant ma lecture. Cela sonnait faux car, qui de nos jours parle aussi bien que nos personnages ? Aucune parole plus haute que l’autre, des conversations de tous les jours emplies de citations – certes très belles – mais à dormir debout. Un récit trop bien construit qui ne laisse pas place à l’imaginaire. Nous sommes engoncés dans les mots et ne sommes pas à l’aise. J’ai éprouvé des difficultés à entrer pleinement dans l’histoire, à me rapprocher des personnages et à vivre leur histoire.

Le second point négatif concernant cette première nouvelle, qui me laisse un goût amer sur la langue,  c’est certainement l’histoire en générale. Si elle commence sur les chapeaux de roues, qu’il y a un moment d’intense réflexion et un léger pic d’adrénaline : tout tombe vite comme des œufs battus en neige laissés trop longtemps à température ambiante. Je n’ai pas trouvé le scénario à tomber par terre, je n’ai ni été étonnée par les évènements, ni été émue par certaines scènes.  Enfin, cette « non fin » comme je les appelle, celles qui nous laissent sur notre faim, en nous donnant le soin d’inventer notre propre fin : Je l’ai complètement détestée !

Le troisième point, est pas des moindres, qui m’a donné du fil à retorde c’est certainement le caractère de l’un de nos personnages principaux… Hélène… Oui Hélène, une femme qui pourtant à un vécu douloureux et très touchant mais qui m’a fait plusieurs fois grincer des dents. Hélène qui s’emporte pour tout et pour rien. Hélène qui a des accès de rage incompréhensibles. Hélène qui donne et qui reprend si vite ! Hélène… Oh Hélène, la mélodrame. Le cœur blessé, déchiré, coupé… Oui, j’aurais pu éprouver d’autant plus d’empathie envers cette femme au destin brisé. Mais, je n’ai pas réussi.

J’ai alors entamé la lecture de la nouvelle suivante qui est à mon goût mieux rédigée et plus attrayante que la précédente. J’ai vraiment été transportée corps et âme dans cette courte histoire, mêlant magie, fantastique et faits historiques à la perfection. J’ai voyagé à travers les âges et les époques, j’ai apprécié vivre une vie de châtelaine comme je les aime. Avant tout, j’ai été séduite par la toute fin. Une « non fin » elle aussi,  dérangeante et enrageante, mais qui nous laisse un joli sourire dessiné sur les lèvres. Comme je regrette que cette nouvelle-là n’ait pas tenue plus de pages !

Enfin,  « pour peur que vous laissiez la porte ouverte » c’est avant tout un livre qui s’adresse aux septiques et qui ne laissent pas ouverte la porte sur l’inconnu. Il est destiné à ceux qui croient en des choses paranormales. Qui croient à la vie après la mort. Ce livre est porteur d’un message fort : Celui de l’espoir. L’espoir qu’un monde meilleur existe ailleurs, même après notre trépas !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s