La guerre de Louise 1914-1921 de Sylvie Arnoux

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L’histoire de villageois lorrains déportés civils en Allemagne en 1914 Leur parcours jusqu’en 1921 – otages dans leurs propres villages – déportés dans les camps en Allemagne – rapatriés par la Croix-Rouge via la Suisse – réfugiés dans le Sud de la France: Drôme etc Puis, pour certains, le difficile retour dans leurs villages détruits LE POINT DE DÉPART : LOUISE COLLIGNON En découvrant les « carnets de guerre » de Louise, déportée à 17 ans, l’auteur a plongé brutalement dans le drame vécu par des milliers de civils lorrains en 1914. Louise témoigne avec les armes de son âge : l’ironie et l’humour qu’elle distille dans des poèmes et des chansons ! Louise ne passe que 3 mois au camp d’Amberg, mais cette déportation est le point central de son parcours dans la guerre, qui ne s’achèvera qu’à son retour à Herbeuville, son village lorrain. L’HISTOIRE DE MILLIERS DE FAMILLES Pour comprendre cet épisode méconnu de la Grande Guerre, Sylvie ARNOUX a refait le parcours de ces familles, de la Lorraine au sud de la France, en passant par l’Allemagne et la Suisse. Croisant une multitude de témoignages retrouvés dans les archives, tant en France qu’en Allemagne, elle reconstitue cet incroyable parcours qu’elle nous livre illustré de nombreux récits et images inédites. Après neuf années dans les pas de Louise, sa grand-mère, elle invite les lecteurs à la suivre dans « la guerre de Louise »

mon avis

Je remercie de nouveau Babelio et les éditions entre temps pour cet envoi!

Lors de la dernière masse critique organisée par Babelio, j’avais opté pour cet ouvrage qui m’appelait de par sa couverture : un dessin d’antan représentant pour la plupart les plus faibles (femmes et enfants) devant une petite cabane. Leur mines sombres et leur regards tristes nous en disent long sur la « vie » qu’ils mènent à ce moment précis. En premier plan, une bonne femme aux traits secs et au regard vague, qui me semble-t-il n’est autre que Louise,la protagoniste de cet ouvrage.Le  titre aussi m’intriguait : j’ai beau chercher dans ma mémoire, la 1ère guerre mondiale de 14-18 nous l’avons survolée au collège puis mise de côté pendant16933479_1640333179594774_312436741_n l’intégralité du lycée! Lorsque j’ai reçu le livre quelques jours après avoir été sélectionnée par Babelio, j’ai vraiment été positivement étonnée par le livre-objet (que j’ai d’ailleurs montré à toute la famille!) : de forme rectangulaire, près de 191 pages, des centaines de documents sources… C’est une véritable petite pépite qui vaut  ses 23€.

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Louise et sa mère

Sylvie Arnoux nous y livre certainement l’une des plus belles façons de rendre hommage d’une part à sa grand-mère, d’autre part aux autres victimes des massives déportations de prisonniers civils en Allemagne. Nous suivons donc à travers le carnet « de voyages » de Louise Collignon les parcours de ces déportés civils contraints au travail forcé pour/par les allemands. Nous voyageons alors depuis Herbeuville, en passant par de multiples camps de concentration comme celui d’Amberg, pour finir à Saint Vallier. Un petit récapitulatif historique aurait peut-être été apprécié avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est le seul regret que j’émets envers cet ouvrage.

Une contextualisation est donc de mise pour que vous comprendre l’étendue de ce livre ainsi que ses enjeux.

C’est un véritable travail du diable qui a été mené par l’auteur pour rassembler et faire vivre une histoire déjà vécue, rassembler les éléments pour les mettre en récit sans dénaturer si porter préjudice aux vraies personnes qui inspirent l’oeuvre. C’est un ouvrage qui a été élaboré avec le coeur, c’est ce qui en ressort de notre lecture, la passion et l’engouement nous contaminent.16833370_1640333046261454_435078518_oL’écriture de l’auteur n’est pas fameuse,elle est plutôt scolaire, elle tatillonne encore et pourtant, je n’ai pas eu de mal à suivre le fil conducteur et à m’immerger totalement dans le monde qu’elle voulait nous faire entrevoir : j’ai vu et ressenti la famine,la peur, la colère, l’indignation… Mais j’ai aussi perçut ce sentiment qui fait vivre:l’espoir d’un jour meilleur. C’est une très belle initiative que de mettre en lumière non plus nos soldats,mais les soldats de l’ombre : les civils. 16880604_1640332889594803_1323889268_oEt un très bel héritage familial qui nous a été dignement et généreusement donné. C’est comme une mise à nue de Sylvie Arnoux et une mise en lumière de Louise : femmes courages. Les documents,les photos,les chants… donnent une impression de valeur inestimable, rendant le livre plus précieux qu’il ne l’était avant : c’est un pan de notre histoire méconnu que nous nous devons de connaitre et reconnaitre. C’est un livre qui pourrait très bien faire l’objet d’études en classe, ludique, très informatif (quoique un peu vaste sur certains sujets) et surtout terriblement bien documenté. Témoignage fait en 2 temps par le biais de 2 voix : l’une avangardiste,l’autre révolutionnaire. C’est finalement Louise qui a permis la reconstitution de ces faits/éléments grâce à son précieux journal intime, elle a su susurrer ses mots au creux de l’oreille de sa petite fille!

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Sincèrement et objectivement, j’ai découvert une nouvelle maison d’édition (entre-temps) que je ne connaissais absolument mais qui semble signer toujours des ouvrages dans la même veine que celui-ci! Une ME donc qui pourrait fortement me plaire…

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vert = très bon
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2 commentaires sur « La guerre de Louise 1914-1921 de Sylvie Arnoux »

  1. Bonjour.

    Permettez-moi d’apporter un éclairage sur ces faits, sans tatillonner. Les déportations massives de civils n’ont jamais été motivées en 14/18 par un besoin de main d’oeuvre.
    Le Quesnoy, que vous évoquez pour contextualiser ces faits, est un cas isolé, à part, qu’il ne faut pas prendre pour la norme. L’extrait de l’article auquel vous faites référence n’apporte pas un éclairage mais induit une confusion quant aux motivations des Allemands. Les milliers de déportés étaient des femmes, des enfants, des hommes non mobilisables (âgés ou invalides) et n’ont pas été astreints au travail. Seuls les prisonniers militaires l’étaient. Cdlt

    Aimé par 1 personne

    1. Bonsoir, je suis sincèrement désolée pour ce manquement. Il est vrai qu’en relisant l’article, j’ai fait là un très mauvais choix qui n’explique en rien les faits énoncés dans votre ouvrage. Merci de me l’avoir précisé, l’article va être modifié dans les plus brefs délais ! Bien à vous, Chrissy

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