Les amants de troie – Natacha J.Collins

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Troie, Asie Mineure
Dans une cité en crise, assiégée depuis neuf ans par les Grecs, Aleiria, fille de l’orfèvre royal, n’a pas le choix : elle doit accepter la présence d’un garde du corps à ses côtés. Mais Dareios ne ressemble à personne qu’elle a connu. Cette troublante franchise, ce regard qui semble lire en elle… Avec lui, elle se sent protégée, et plus encore : comprise, estimée… désirée. Hélas, son père a de plus hautes ambitions pour elle. Il préférerait la voir mariée à l’un des fils du roi Priam, qui lui garantirait richesse et sécurité. Mais dans le chaos qui règne aujourd’hui la sécurité n’existe plus, et le monde dans lequel elle a grandi non plus. A l’heure où l’attaque légendaire du cheval de Troie se prépare, Aleiria sait qu’il espst urgent de vivre pleinement.

Sur fond d’épopée troyenne, l’histoire tout en sensibilité de deux êtres pris dans les tourments d’une guerre mythique.

 

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Je remercie chaleureusement Nathacha.J.Collins (ainsi que Gilles) de m’avoir fait ainsi confiance!

1417017383-helene-1Natacha J.Collins m’a contacté il y a un bon bout de temps maintenant pour me proposer son roman publié aux éditions Harlequin. Roman dont le thème principal est la romance : je me suis tout de même laissée tenter par l’aventure même si de prime abord ce n’est pas mon genre favori (comme dit l’adage, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis).

Il est parfois des livres, comme les amants de Troie, qui arrivent à un moment adéquat de nos vies. Parfois, le livre en question nous ouvre les yeux sur une question existentielle (de couple, de lendemains incertains…), d’autres nous redonnent le sourire et la joie de vivre, ou au contraire nous mènent vers des envies d’ailleurs et d’inconnus… Ce sont pour moi des livres qui tombent sous le sens. Les amants de troie est « un livre destinée ». Il fallait que je le lise, il fallait que je le découvre.

J’ai accepté de recevoir les amants de Troie car j’étais justement en train d’étudier la fameuse histoire de l’iliade et de l’odyssée, plus notamment de la  ville (prise) de Troie. N’étant pas une fine connaisseuse de  ces deux grandes œuvres (je n’en connaissais que les grandes lignes) et n’ayant pas encore lu l’odyssée (ni même l’iliade), j’ai trouvé que Natacha tombait à point nommé.

troieL’auteure nous transporte dans une Iliade romanisée, concurrence presque Homère, et popularise une histoire connue de tous pour nous servir un met délicieux : fait de romantisme, de tendresse et de délicatesse au milieu d’un chaos pré-guerre/guerre. Nous sommes plongés  au coeur d’une sublime histoire d’amour mais interdite entre deux personnages touchants : Aleiria, fille d’un grand de la haute société, et Dareios qui deviendra très vite garde du corps de la jeune demoiselle. Aux côtés de nos jeunes héros totalement inventés par Natacha, nous approchons d’ Achille, de la sublime Hélène, du courageux Hector… Mais aussi des dieux vénérés!  De tous ces héros grecs qui ont inspirés beaucoup de nos personnages fétiches actuels, nous n’arrivons presque pas à entrevoir les ajouts/inventions de Collins. Nous vivons dans la « belle Ilion », avant sa destruction par le biais de l’ultime ruse d’Ulysse : le cheval de Troie. Et assistons au dépérissement d’une ville assiégée : la tension dans la vile augmente au fur et à mesure que l’on tourne les pages et nous gagne,nous,lecteurs.

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Avant tout, il faut certainement saluer les connaissances que l’auteur a sur son sujet. Je n’imagine pas le nombre d’heures de recherches, de lectures et relectures,pour parvenir à écrire sur un thème si difficile à reprendre en gardant l’essence même de l’oeuvre d’Homère et en s’alignant à notre société actuelle. J’ai beaucoup aimé voyager de cette manière ci, plus ludique, dans cette/ces épopée(s). Si l’historiographie n’est pas développée, nous comprenons les éléments essentiels qui fabriquent et fortifient l’histoire que l’on connais. Les chapitres sont courts, se lisent extrêmement vite, mais ne manquent pas de clarté : tout est clair,concis, propret. Nous comprenons immédiatement où nous sommes, dans quelle époque, aux côtés de qui et surtout dans « quel clan » nous nous situons.

troy2Cependant, si j’ai beaucoup apprécié les débuts de ma lecture, mon enthousiasme s’est peu à peu estompé (sans toutefois faire de cette lecture une déception). Le côté romanesque que je trouvais au départ très intéressant s’est avéré étouffant pour moi. Alors,oui, il fallait coller aux convenances et aux moeurs de l’époque : nous proposer un personnage féminin ayant des valeurs de bonne fille/de bonne famille, un personnage masculin symbole de courtoisie, un couple respectant ainsi une certaine grâce/tenue. Finalement, j’aurai aimer que l’auteur bouscule un tantinet plus les codes et nous desserve peut-être  une histoire d’amour plus trash et moins « adolescente ». Ce qui m’a le plus dérangé, ce sont ces « nunucheries » et le manque de développement des sentiments amoureux (ou même amicaux). Les descriptions étaient trop « catégoriques », me faisant penser aux fameuses épithètes homériques : formules que l’on reprend sans cesse pour faire avancer le récit. Alors ce n’est pas exactement ça, forcément, mais il y avait une invraisemblance au niveau des sentiments, une sensation que les pensées des personnages ne reflétaient en rien leur âge réel, qui me troublait et qui m’a empêchée finalement de mieux m’attacher aux personnages. A partir de ce moment, je n’ai pas su me départir de cette romance (coeur même du récit) pour me concentrer sur l’alentour : les péripéties, les retournements de situations, les descriptions des lieux…  Pourtant, la trame de l’histoire était vraiment plaisante, le concept dans son ensemble innovateur (c’est la première fois que je croise une telle réadaptation), l’écriture de l’auteure très à propos, agréable à lire, les personnages étaient attachants… 3062913517_1_7_rpFewaAgMais, ce « mais » est bien trop présent : je n’ai pas su me projeter plus loin, je n’ai pas réussi à croire que l’histoire pouvait être réelle. L’amour, trop enfantin, à fait perdre du charme à des personnages de grande envergure, dont la psychologie aurait pu être d’autant plus mise en avant et plus poussée. C’est dommage, il manquait pour ma part ce petit grain de sel pour que la sauce prenne. Un petit détail, d’ailleurs, qui peut ne pas déranger certains. C’est finalement une histoire, qui se laisse facilement lire et découvrir, que l’on ne regrette pas d’avoir découverte après fermeture, mais qui (pour ma part) ne restera pas gravée dans mon coeur ni dans ma mémoire.

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orange = moyen

 

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