Le choix de la vestale d’Ophélie Pemmarty

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Rome, l’an 273 avant J.C.
Une jeune vestale est condamnée à être enterrée vivante pour avoir rompu ses vœux de chasteté. Son amant, ayant échappé à la justice, vient se suicider sur son tombeau. Le même espoir les avait animés : que leur amour renaisse un jour, peu importe le lieu ou l’époque…
Paris, de nos jours.
Benoit est tiré de son sommeil par un violent cauchemar, dans lequel figurait la Vestale. Mais plus de deux millénaires les séparent. Lorsqu’il est témoin de l’arrestation de Daphnée, quelques jours plus tard, il ne peut ignorer son étonnante ressemblance avec la Vestale martyre. Poussé par cette fascination, le jeune homme va tout tenter pour la faire innocenter et comprendre le lien qui paraît les unir l’un à l’autre.
Comment pourraient-ils expliquer qu’ils fassent les mêmes rêves et qu’ils aient cette incroyable impression de se connaître depuis toujours ? Et si le passé et le présent n’étaient qu’une seule et même histoire ? Celle découlant du choix de la Vestale… »

mon avis

Je remercie de nouveau Gloriana édition (ainsi que Victoria) pour ce deuxième SP issu du club de lecture.17952619_123807761495860_7630360552905521835_n

Je m’excuse par avance, puisque j’avais programmé il y a longtemps une belle et grande chronique sur le livre en question. Dans les temps, illustrée, mise en forme/page, et surtout écrite après fermeture du livre. Hors, mon wordpress comme mon messenger sur facebook (attention si je ne réponds pas à vos messages contactez moi de nouveau mais autre part…) ont décidé de m’enquiquiner. Eh oui! Programmation des articles qui n’a évidemment pas marché. Et en sus, disparition complète et totale de ces articles! Bref j’ai été en rogne quand j’ai découvert ça…Mais, je suppose que vous vous en fichez!

J’admire cette nouvelle maison d’édition qui impose son style d’une manière unique et raffinée. Les couvertures du catalogue de chez gloriana édition sont tout simplement sublimes. Certes, les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais il faut saluer ce travail du diable pour présenter un ouvrage si beau. Que ce soit dans sa mise en page (en début de chaque chapitre) ou tout simplement au niveau de la couverture, j’aime ce travail éditorial irréprochable. La couverture du « le choix de la vestale » colle à merveille avec le coeur même du récit. Représentant une femme, dans la mouvance de l’air. En partie présente,absente, elle est dans une spirale floue. Symbole de l’entre deux. Elle illustre à merveille le récit puisque nous voyageons dans deux périodes différentes : celle du passé et du présent.

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Ce temple est l’endroit ou les Vestales veillent sur le feu sacré qui représente la veillée de la patrie qui permet à l’Empire de conserver sa grandeur

Commençons par ce retour dans le passé, puisque l’auteur (Ophélie Pemmarty) nous livre dès les premières pages un récit ancré, en reprenant les propos du synopsis, dans une « Rome de l’an 273 avant J.C ». Dès le départ,l’auteur donne le ton du récit : un récit romantique aux allures de drame à la shakespeare. Nous sommes immédiatement happés au coeur de l’action, fascinés par une écriture vraiment poétique,belle, qui nous immerge sans mal dans les mots. Nous aterrissons dans une scène violente, chargée d’une immense boule d’émotions. Une jeune femme, après avoir été châtiée, est emmurée vivante dans une grotte pour une faute grave qu’elle aurait commise et que nous ignorons. J’ai vraiment beaucoup apprécié ce début très immersif, qui m’a fait croire à un coup de coeur immédiat. Cependant, cela ne s’est pas soldé par un coup de coeur pour de multiples raisons (que je vais relever plus bas dans cette chronique)

Quelques pages plus loin, nous changeons totalement d’époque et de décors pour rencontrer un jeune prêtre qui vit une petite vie  assez paisible entre famille,boulot,dodo. Seule ombre au tableau… Il cauchemarde toujours d’une même scène : c’est l’histoire d’une femme enfermée vivante dans une grotte (et là, normalement votre cerveau devrait sonner une alerte!). Un tantinet gêné par cet étrange rêve répétitif, sans plus, il continue de mener une vie paisible et sereine jusqu’à ce que sa vie bascule. Il fait alors la connaissance d’une jeune femme accusée du meurtre de son mari (plus vieux qu’elle). Attiré inexplicablement par cette femme, sincèrement persuadé qu’elle est innocente, notre jeune homme va se porter volontaire comme « visiteur de prison » pour être au plus près de cette étrange femme et tenter de percer ses secrets…

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Comme la plupart de mes copines du club, j’ai préféré nettement l’histoire ancrée dans le passé que celle dans le présent. Pour de multiples raisons qui ne concerne certainement que moi même (matière de goûts). J’ai beaucoup apprécié suivre pour une fois, fait très rare dans les livres, un personnage principal masculin (bien qu’il partage l’affiche avec une femme aussi, mais bon…). Un personnage d’ailleurs peu commun, puisque de 1 il est prêtre et de 2 non, ce n’est pas un bad boy qui accumule conquête et blagues foireuses. Non, notre personnage masculin est un homme lambda, avec une vie rangée… Peut-être qu’il est un peu trop lambda au départ pour moi. Puisque finalement, sous son point de vue je me suis assez vite ennuyée.Autre point qui m’a un peu titillé, certes j’aime beaucoup l’idée de prendre « un risque » en écrivant sur un sujet aussi délicat que la religion. Que l’on soit bien clair, ce n’est absolument pas un livre religieux… Mais, le monde « ecclésiastique » était pour moi un peu trop présent sous ce PDV en particulier. Je suis allergique au monde religieux et c’est vrai que ça m’a au bout d’un moment dérangé car j’ai trouvé ça trop lourd…

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Et pourtant… Je comprend parfaitement le choix de l’auteur de mettre en avant un monde plutôt religieux  puisque rien que dans le titre nous avons un indice sur la teneur de l’histoire.

« Une vestale (en latin virgo vestalis) est une prêtresse de la Rome antique dédiée à Vesta, divinité italique dont le culte est probablement originaire de Lavinium et qui fut ensuite assimilée à la déesse grecque Hestia. Le nombre des vestales en exercice a varié de quatre à sept. Choisies entre six et dix ans, elles accomplissaient un sacerdoce de trente ans durant lequel elles veillaient sur le foyer public du temple de Vesta situé dans le Forum romain. Durant leur sacerdoce, elles étaient vouées à la chasteté, symbole de la pureté du feu. »

« L’importance de Vesta dans la religion romaine était telle que le culte qui lui était consacré à Rome était le seul à y disposer à temps plein d’un collège d’officiantes, recrutées, entre les âges de six à dix ans, comme « prêtresses de feu éternel » pour maintenir la flamme du temple qui était dédié. La fête religieuse romaine de Vesta, observée du 7 au 16 juin, avait cours lors des Vestalia. Le reste du temps, le feu sacré de Vesta était gardé et entretenu par des prêtresses vierges, les Vestales. »

ed7799ec4b62dee00b8b796fdb616965-ascended-masters-gods-and-goddessesSi vous me suivez, vous me connaissez assez pour savoir que quand un livre m’instruis (ce que fait général tout type de livre), ça suffit à en faire mon bonheur. J’ai nettement préféré la partie ancrée dans le passé puisque j’y ai découvert un monde que je ne connaissais absolument pas. Celui de cette Rome antique, tant rêvée, tant étudiée, mais qui à des allures si lointaine! Il en est même parfois difficile de croire que certains rites ont réellement existé. Et je remercie énormément Ophélie Pemmarty de raviver ce pan de notre histoire et de nous donner autant d’éléments historiques si généreusement. Car, le choix de la vestale c’est un lieu, une époque, un monde, des personnages, des rites, des manières de parler et d’exister, qui entrent forcément en collision avec notre mode de vie occidental/moderne narré par les médias, où les prisons n’existent pas en l’honneur d’un quelconque dieu. Si,pour moi, le « calibrage » des chapitres ne rendait pas hommage à l’ouvrage : on passe parfois trop vite du passé au présent, le présent est trop lourd par rapport au passé qui aurait pu d’autant plus s’expandre et écraser un présent qui finalement n’apporte aucunement cette saveur exceptionnelle au récit. Difficile de me faire comprendre… Ce qu’il faut en retenir : j’ai adoré la partie passé du récit, découvrir ce mythe étrange que je ne connaissais absolument pas. Au contraire, la partie présent manquait d’un peu de piquant, à mon goût pour se hisser à hauteur de l’autre partie. Finalement, l’on pourrait penser qu’il y a deux plumes derrière cet ouvrage. Puisque même de manière imperceptible, la façon d’écrire de l’auteur change en fonction des époques. Ce qui prouve bien son talent d’écrivain!

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vert = très bon


Les chroniques des copines du club :
Marie Laure in a day dream 
Un monde de conteuse 
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