Le cri du cerf de Johanne Seymour

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spUn matin d’octobre, Kate plonge dans les eaux glacées de son lac près du village de Perkins, dans les Cantons-de-l’Est, et trouve le cadavre d’une fillette. Plus tard, une seconde victime confirmera la présence d’un tueur en série. Qualifiée par ses pairs de vindicative, le sergent Kate McDougall devra mener l’enquête la plus difficile de sa carrière. Pour démasquer la Bête, elle aura à affronter ses démons et remonter le fil de son passé. Une démarche qui l’entraînera au cœur d’un cauchemar et qui risque de briser le fragile équilibre sur lequel elle a bâti sa vie. Une vie marquée par le cri du cerf.

 

mon avis

der-garten-und-das-saunahaeuschen-der-villa-marthaJe remercie les éditions eaux troubles pour ce service presse (et Mark). J’ai entamé le cri du cerf dans un moment de boulimie livresque : j’avais envie de lire des thrillers. Lorsque je cherchais une nouvelle lecture dans mon immense PAL, la couverture de ce livre m’a tout de suite appelée. Dès les premières pages, nous sommes happés dans le livre et il est presque impossible de reposer l’ouvrage. Johanne Seymour donne le ton dès le début. Nous plongeons dans un univers lugubre et dramatique : alors que Kate, sergent de police, se prélasse dans l’eau de son lac privatif elle tombe nez à nez avec un cadavre d’une petite fillette. Immédiatement concernée par l’affaire, Kate et ses co-équipiers se rendent vite compte que la présence de ce cadavre chez elle n’est pas le fruit  du hasard. Kate est semble-t-il la proie directe d’un serial killer. La tension est grandissante au fur et à mesure de notre lecture. Nous côtoyons des personnages attachants, ayant chacun un caractère identifiable et fiable. Kate Mc Dougal provoque en nous des sentiments contradictoires. C’est un personnage à fleur de peau, hanté par un passé que l’on suppose être horrible et difficile à porter/assumer. Elle peut apparaître au début de l’ouvrage antipathique, irritante et potentiellement tueuse en série -et oui, les soupçons sur sa personne sont attisés par l’écriture tout en finesse de l’auteur -. Les regards se portent irrémédiablement vers elle, puisque nous sentons une part d’ombre qui l’habite. Cependant, nous apprenons à la comprendre et à l’aimer. Personnage attachant, que l’on a envie de protéger.

Sa part d’ombre est sa cicatrice, sa signature, son moi intérieur. A travers ses yeux, l’enquête se développe et nous enveloppe. Les suspects potentiels paradent devant nous, le mystère nous mène sur de fausses pistes. J’ai pensé à un moment donné avoir trouvé le criminel, mais, je me suis trompée. Mélange de leurres, de sentiments contradictoires, de suspens… Johanne Seymour nous donne un récit hautement savoureux, délectable. C’est comme un bon dessert qui éveille nos papilles. Ce n’est pourtant pas une trame exceptionnellement novatrice ou réellement transcendante. Nous retrouvons un cheminement connu de tous : celui de la sergente qui est la proie d’un fou furieux, de la jeune femme qui embrasse une carrière de fonctionnaire après avoir connu une enfance tourmentée… Les évènements ne sont pas hallucinants, tout reste tout de même assez plat, sans action. Les meurtres/la découverte des corps ne nous sont pas décrits de manière détaillée, nous n’avons pas des descriptions à foison.

En réalité, nous avons l’impression que le récit est mouvant. A mesure où l’étau se resserre, où nous sommes à deux doigts de découvrir le tueur et de parvenir au levé de rideau, les éléments prennent de l’ampleur. Les descriptions vivent en fonction du récit, les sentiments que l’on éprouve montent crescendo en même temps que ceux des personnages. Plus nous avançons dans les dédales du récit, plus les sentiments/les personnages/l’histoire deviennent vivants. Nous parvenons à nous attacher avec le temps.L’on doit cette belle histoire à une jolie plume, qui sait manier à la fois l’angoisse et l’émotion. Qui nous emmène loin de notre sud (pour ma part), pour aller au canada. L’écriture n’est pas commune, nous rencontrons des formulations/expressions locales qui nous font rire et sourire. Ce qui pourrait déranger le lecteur, c’est certainement ce mélange bilingue où les personnages oscillent entre l’anglais et le français pour s’exprimer.Pour ma part, c’est un élément supplémentaire (positif) qui m’a fait apprécier cette histoire!

vert

vert = très bon

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