La bibliothèque – Grandir (T1) de Pauline Deysson

 

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Imaginez un monde où ni la pauvreté, ni la guerre, ni les livres n’existeraient plus. Le technomonde. Imaginez un lieu hors du temps, qui abriterait tous les rêves de l’humanité. La Bibliothèque. Imaginez que ces deux univers se rencontrent. À 10 ans, Émilie est choisie pour devenir la nouvelle Bibliothécaire. Elle a le pouvoir d’entrer dans les rêves, et de les vivre comme s’ils étaient réels. Son premier livre la conduira sur une voie semée d’embûches, de magie et de doutes. L’accompagnerez-vous ? Mêlant conte philosophique, aventure et magie, La Bibliothèque doit comporter cinq tomes. Grandir est le premier ; les autres seront Vivre, Aimer, Mourir et Rêver.

mon avis

Pauline Deysson, l’auteure de La bibliothèque – Grandir est une auto-éditée. Difficile de le croire à première vue lorsque nous avons le livre en main !  Mention toute particulière à la couverture du livre, peinte par un artiste (Michel Becker) qui a su retranscrire en une « toile » toute l’essence de cette fabuleuse histoire. J’ai beaucoup lu des auto-édités,  j’apprécie en lire car même si l’ouvrage n’a pas eu la chance de bénéficier du circuit traditionnel, il n’en n’est pas pour autant un rebut à mettre de côté. J’admet cependant n’avoir jamais lu un livre d’auto édité aussi soigné et aussi impeccable que ne l’est La bibliothèque.  Il ne recèle pas,ou presque pas, de coquille, le livre objet est sublime (une couverture recherchée, un pelliculage doux au toucher…). Je n’ai ressenti l’absence d’un éditeur (et de son expertise) qu’au milieu du livre : certains passages étaient trop longs et auraient mérité d’être remaniés.

On sent l’amour d’un auteur qui bichone son bébé derrière tout ça. En somme, La bibliothèque – Grandir  est prêt à être publié dans une « vraie » maison d’édition et je suis sûre qu’il pourrait conquérir énormément de lecteurs.

Dans le monde de La bibliothèque  nous faisons un saut dans le futur et vivons désormais dans le technomonde. Le technomonde est un endroit utopique où la pauvreté, la guerre et les livres n’existent plus. Le papier a été remplacé par les écrans et les sentiments ont été annihilés. Les gens sont conditionnés pour vivre et penser. Comme dans toute politique d’oppression (même vécue sans le savoir), des groupuscules se forment pour lutter contre un système dans lequel ils ne se sentent pas à l’aise.

C’est le cas de la petite Emilie, 10 ans, qui se sent différente. De naturel curieuse et joviale, son destin va un jour basculer par la simple apparition d’une fleur de Lys. Grâce à cette fleur, Emilie fait un saut à la bibliothèque.Un endroit dans lequel personne n’est allé depuis fort longtemps,  un mot qui n’est plus utilisé depuis des décennies. Emilie a été élue pour être la nouvelle bibliothécaire. Ici, chaque histoire qu’un livre raconte est un rêve susurré aux gens dans leurs sommeils. Sans rêve, le monde serait desespéré.

Avec avidité, Emilie se lance à la conquête de son premier livre et va rêver d’un monde où la magie s’emmêle avec le réel. Emilie nous emmène dans une histoire fantastique et nous présente les multiples créatures qui ont peuplé notre enfance (les sirènes, les elfes, les nains…).

J’ai lu beaucoup d’avis regrettant la complexité de l’intrigue. Pourtant, c’est vraiment un monde peu commun que Pauline Deysson a inventé. A l’image de J.K Rowling, Pauline Deysson a crée son propre univers avec son propre vocabulaire, ses propres acronymes, son propre monde … Un monde tout à fait plausible, auquel on s’accroche et auquel on croit. Alors certes, parfois les choses sont un peu complexes à comprendre, à retenir, mais cette complexité fait de notre lecture un moment inoubliable. L’auteure tisse la toile d’une intrigue qui se meut, qui s’étend, qui nous happe et nous empêche de refermer le livre. On s’attache aux personnages car nous grandissons avec, nous vivons cette aventure extraordinaire avec notre personnage principal. C’est rare de lire un livre où la psychologie du personnage principal évolue de manière si perceptible ! Et surtout rare, de s’en sortir autant chamboulé.

C’est, comme le précise l’auteur, un conte philosophique qui doit être lu comme tel. On doit voir à travers les mots pour comprendre le message que veut nous faire passer l’auteur. Ce message est propre à chacun, du moment que cette lecture vous marque et que vous n’en sortiez pas indemne.

Je remercie du fond du coeur Pauline Deysson pour cet envoi, dédicacé en plus de ça.C’est une saga (qui comptera 5 tomes) que je vais poursuivre avec joie, avidité, et plaisir. Mais c’est surtout un univers que je recommande et auquel je crois fortement : je pense qu’il pourrait plaire à beaucoup d’entre vous sur la toile. N’hésitez pas à contribuer à faire vivre ce livre en l’achetant (il ne coûte vraiment pas cher pour le bon moment passé en lisant ses 500 pages!).

vert

vert = très bon

 

 

 

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