Peach Girl de Miwa Ueda

 

138415353_qqOl7bVkU_1445119959

 

Peach.Girl.600.37195

 

Avec ses cheveux rouges et sa peau trop bronzée, Momo passe souvent pour une bimbo. Et voilà que Sae a découvert qu’elle est amoureuse en secret ! Momo pourra-t-elle protéger cet amour contre Sae, son ennemie mortelle qui lui pique tout ! Il y a du drame dans l’air. Voici l’histoire unique d’une jeune fille qui devra surmonter toutes sortes d’épreuves avant de connaître enfin le grand amour !

mon avis

Peach Girl est mon tout premier manga. C’est aussi l’un de mes plus beau coup de cœur , voire l’un des seul, que j’ai connu pour un manga.J’ai vraiment énormément apprécié  plonger dans les aventures de ma tendre Momo et presque 10 ans après, j’en garde encore un fabuleux souvenir. J’ai d’ailleurs relu plusieurs fois les tomes et la magie ne s’est jamais réellement atténuée. Au cours de ma lecture, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai aimé, j’ai détesté comme il n’est pas permis. Jamais encore je n’avais ressenti une telle ivresse, un tel appétit, j’étais complètement et totalement obnubilée par cette histoire. Depuis lors, je n’ai plus jamais ressenti ce genre d’émotions pour un quelconque manga. Non, Peach Girl est à mon sens LE manga à ne pas rater. Et c’est surtout et avant tout MON manga fétiche et adoré.

Et pourtant, je dois l’avouer, la trame de l’histoire n’est franchement pas passionnante. Elle est même un peu nunuche sur les bords, enfantine et niaise. Chose que d’ordinaire je déteste. Mais, fait improbable, j’ai été transportée dans le monde que Peach Girl avec une agilité déconcertante et ne me suis à aucun moment ennuyée durant ma lecture. Je me suis liée d’amitié avec les personnages principaux. Momo, qui sur le plan caractériel me ressemble beaucoup, Kairi mon choupinou qui m’a bien fait pleurer et sans oublier Sae celle qui m’a donné du fil à retordre.

Certes, l’histoire n’est pas très évoluée. C’est l’histoire d’une amourette de lycée qui tourne au vinaigre. Une passion amoureuse, un triangle amoureux, des amitiés qui se nouent puis qui se brisent, une sombre histoire de jalousie maladive… Mais, il est facile d’oublier ces petits détails tant l’écriture de ce manga est ficelée de manière à broder une véritable histoire en or. 

Le caractère de chaque personnage est bien défini, à tel point qu’à la toute fin nous avons l’impression de les connaitre depuis toujours. Les dialogues ne sont pas niaiseux, au contraire ils ont un impact foudroyant sur le lecteur. Nous prenons une leçon de vie grâce à ce manga là. Nous jugeons parfois les gens sur leur apparence, leur attribuons des étiquettes sans même essayer de les connaître. Un petit mouton saute, tout le troupeau suit. Nous nous moquons sans voir le mal que nous causons, ou au contraire nous nous délectons de la souffrance des autres.

Grâce à Momo, j’ai apprit à ne pas me soucier du regard des autres. Mais, avant tout j’ai apprit qu’il fallait pardonner pour pouvoir parvenir à avancer.

Peach Girl, dont sa couverture   dénonce aussi ce phénomène par le biais de ses couvertures dénudées (le manga ne recèle d’aucune scène de sexe),  est vraiment une oeuvre qui vaut le détour.Qui mérite d’être connu et qui peut plaire à n’importe quel public!

vert = très bon
vert = très bon

King’s game T1 de Hitori Renda et Nobuaki Kanazawa

 

resumé

Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange message qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. À en croire le mystérieux expéditeur du mail, la classe entière participe à un “King’s Game”, un jeu du Roi auquel elle ne peut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défi s’affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent par découvrir la cruelle vérité : ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? La mort s’abat inéluctablement sur ses jeunes victimes, où qu’elles se trouvent et quoi qu’elles tentent pour s’échapper. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à démasquer le Roi avant qu’il ne soit trop tard ?

mon avis

D’ordre général je ne suis absolument pas fan de mangas, c’est un univers qui ne m’attire pas des masses.J’ai répondu à une impulsion d’achat lorsque j’ai acquit le T1 de King’s game que je connaissais seulement de nom. L’histoire me semblait plutôt pas mal, bien qu’un peu simpliste. J’ai apprit assez tard qu’il existait un dérivé de ce manga sous forme de roman (Le roman) et j’admet avoir un peu regretté de m’être jetée sur la version dessinée.

L’univers du manga m’est totalement inconnu, c’est en parlant avec de véritables otaku (fan de mangas) que je me suis intéressée à ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur en France (combien de personnes ai-je rencontré qui sont des fan inconditionnels de mangas!). Mes copines parlaient de leur mangas avec une telle vivacité, avec une telle passion, que j’ai éprouvé le désir à mon tour de me lancer dans l’aventure… Je pense avant tout, que pour aimer les mangas il faut adhérer et apprécier la culture Japonaise et connaître leur expression ainsi que leur coutumes. Ainsi, je suis parvenue tant bien que mal à comprendre ce qu’était qu’un maid café (définition ici) ou bien à assimiler leur manière d’être en société.

Mon principal problème avec les mangas est  que certains éléments sont, à mon sens, totalement invraisemblables. Moi qui aime que les choses soient carrées, bien définies et surtout en raccord avec la réalité, j’éprouve des difficultés à entrer pleinement dans la culture Manga. C’est avant tout je pense, une passion qu’il faut savoir aimer mais qui ne parle pas à tout le monde.

Le deuxième élément qui me chagrine un peu est certainement le prix des mangas, que je trouve excessivement chers. Pour un seul tome, il faut compter environ 8 euros. Sachant qu’une seule série dénombre environ 18 à 20 tomes : faites le compte et vous resterez sur le c*l (8X20 = 160 euros). Ma copine, grande addict des mangas, m’a même avouée qu’elle n’avait encore jamais acheté une série entière. Elle allait même jusqu’à rester des heures dans les galeries marchandes pour pouvoir lire ses mangas tranquillement sans les acheter. De plus, selon elle « Ca ne sert à rien d’acheter une série entière alors qu’on ne va pas forcément les relire. Et puis, à force, ça prend beaucoup trop de place… ». Du coup, pour palier à ce problème elle m’a donné une astuce que je ne connaissais absolument pas mais que je trouve tout simplement génialissime ! Elle a téléchargé plusieurs applications (Gratuites ou payantes) qui lui permettent de lire des mangas/bd/Comics directement sur son téléphone. Il y a la plupart du temps des œuvres d’amateurs, mais, j’ai un peu regardé l’application et je trouve que les dessins ainsi que les textes sont vraiment bons.

Je vous laisse donc le nom de deux petites d’applications à télécharger que ma copine m’a passée :

 

 

Je passe désormais à la critique de ce premier tome de King’s game. J’avais trouvé, de premier abord, la trame fort sympathique et plaisante. Elle s’éloignait des thèmes que j’avais l’habitude de voir (Romance, fantômes, drames…). Nous faisons la connaissance de Nobuaki, personnage principal, qui nous emmène avec lui dans son lycée où des événements incongrus se déclarent. Un petit plaisantin, s’auto-Proclamantle « Roi » s’amuse à effrayer les jeunes adolescents. Tous les jours à minuit, les jeunes reçoivent un message du Roi qui leur ordonne d’obéir à ses ordres dans les 24H sous peine d’une sanction. Si les ados pensaient avoir affaire à un petit farceur, ils se rendent bien vite compte que le Roi n’a aucune intention de jouer. S’ils n’obéissent pas à ses ordres, ils meurent. Plusieurs camarades de Nobuaki ont d’ailleurs été victimes de ce jeu aux allures malsaines et ont trouvés la mort dans des circonstances… Bien plus qu’étranges. Mais, qui est réellement le Roi et comment s’y prend-t-il pour tuer  sans que personne ne voit rien ?

Par la force des choses, nous comprenons bien que Nobuaki et ses amis vont se retrouver au cœur même du jeu. Se battant pour sauver leur camarades, défiant le Roi et digressant aux règles imposées, ils vont vite revêtir le manteau de jeunes héros. Mais à quel prix ?

Je ne me suis absolument pas attachée aux personnages dans ce premier tome, j’ai lu le manga avec une certaine retenue. Je n’ai pas été plus que ça emballée par cette histoire, qui pourtant était fort prometteuse. L’élément essentiel qui m’a le plus gênée (mais qui m’est propre) c’est certainement le sens de la lecture auquel je ne m’y fait toujours pas. Lire un manga requiert toute notre attention, aussi bien pour lire correctement et dans le bon sens, que pour admirer les dessins et que pour lire les bulles. Combiner les trois choses en même temps a été un véritable défis pour moi. Je me suis pas mal emmêlée les pinceaux!

 

Si les dialogues n’étaient pas très folichons, j’ai fortement apprécié les dessins. J’admire le talent des dessinateurs et je les envie toujours. C’est tellement beau de voir qu’il est aisé pour eux de sortir un personnage immédiatement de leur imagination! Je n’ose imaginer le temps que cela doit prendre pour dessiner une maquette entière! Les détails, la gestuelle, les traits, tout est dessiné en finesse et j’adore ça!

Même si ce manga ne m’a pas transcendée, que la fin ne m’a pas plus que ça appâtée, je continuerais tout de même ma lecture de cette série tout en enchaînant avec les livres papiers!

orange = moyen
orange = moyen