La mulâtresse solitude de andré schwarz bart

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Elle n’est ni noire ni blanche. Solitude, la fille mulâtresse d’une Africaine arrachée à son village par des trafiquants d’esclaves, est condamnée à servir les Blancs. Mais dans ses veines brûle le feu de la révolte. Aux côtés de Maïmouni et des troupes noires cachées dans les forêts de la Soufrière, elle lutte pour la liberté.

Un vibrant hommage à une femme de légende de l’histoire des Antilles.

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Comme vous le savez, peut-être ou peut-être pas, j’aime beaucoup le thème de l’esclavagisme. C’est pourquoi, je n’ai pas hésité a suivre un cours sur le mythe du marron pour ma première année en fac de lettres (quoi rêver de mieux?). Grâce à ce cours de littérature comparée, qui a confirmé mon goût pour ce thème en particulier, j’ai découvert énormément de choses sur cette période noire et honteuse de notre histoire.

Mon cours portait donc sur le mythe du marron, cet esclave (ici guadeloupéenne) qui se rebelle (ou tente de se rebeller) pour une liberté qui n’aurait jamais du lui être bridée. Il existe donc deux types de marronnages (fait de s’enfuir de la plantation) : le petit et le grand marronnage.

Le marronnage est, selon le Code noir, puni par la mutilation puis par la mort à la troisième récidive (petit marronnage). Dans la pratique, il est toléré lorsqu’il se limite à de très courtes absences. (grand marronnage) En revanche, dès qu’il donne lieu à la création de petites communautés isolées, il est l’objet d’une répression que seul le manque de moyens tempère.

g370En retournant à l’article précédant sur le même thème, je vous ai présenté « le royaume de ce monde » d’alejo Carpentier mettant en avant les figures phares d’esclaves révoltés ayant péri avec honneur et s’étant élevés contre une oppression toujours plus dévastatrice. Grâce à Mackandal, élevé au rang de mythe, notre vision de l’esclave est magnifiée. Alejo et André nous montrent un tout autre point de vue que l’occident tient à nous montrer : l’esclave n’est donc plus animalisé, rabaissé, stéréotypé, par une vision colonialiste toujours très présente dans notre société actuelle dans l’art&la culture.  Et oui, souvent et surtout dans les séries TV américaines, deux versions de l’esclave s’opposent : le soumis qui accepte son destin, le rebelle qui prend les armes et fait carnage autour de lui pour signer un début tant espéré de vendetta. Mais, cette idée ne représente certainement pas la vérité, il est bon d’avoir deux opinions distinctes qui s’assemblent pour fournir un tableau d’ensemble. Car, dans une histoire, il y a toujours des points de vue divergents.

nannyAndré Swcharz Bart, lui à fait une pierre deux coups. Il s’est lui aussi centré sur la construction d’un mythe (celui du marron) mais surtout, il a décidé de raconter l’histoire d’une femme esclave. Les femmes, Quel que soit le siècle auquel nous sommes, quel que soit l’époque,quelque soit les mentalités, ne représentent qu’un minorité parmi la minorité.Souvent laissées pour compte, les femmes esclaves ne sont que peu représentées dans l’hommage littéraire. Et pourtant, il n’en reste pas moins qu’à leur manières elles ont eu tout autant un rôle important à jouer dans la libération d’un peuple à l’agonie.

Une représentation dominante des femmes Marrons qui a injustement marqué leur profil est leur représentation en tant que captives passives prises lors des attaques de plantations que les hommes Marrons conduisaient. Ceci est une interprétation eurocentrique des faits. Le point le plus important qu’il faudrait souligner, cependant, est que le fait de prendre les femmes était l’acte ultime de résistance à l’esclavage. Leur nouvelle vie dans les camps Marrons, même si grandement restreinte par les hommes qui les avaient libérées, était bien meilleure que la vie qu’elles menaient lors de l’esclavage. Les femmes Marrons de la région, même si en petit nombre par rapport aux hommes, méritent leur place dans l’histoire en tant qu’« héroïnes » de la Diaspora africaine pour les multiples façons profondes dont elles ont utilisé le marronnage afin de résister à l’esclavage.

dossier_peda_4_2La mulâtresse solitude,avant d’être un personnage de roman,est un emblème/une icône très important(e) dans l’histoire de la guadeloupe et possède même sa propre statue. Esclave marronne, elle a mené combat auprès de grands personnages historiques (exemple : Louis Delgrès). Enceinte au moment de sa résistance, elle a été capturée, elle a accouchée,puis a été tuée pour motif de rébellion.

Née vers 1780, la Mulâtresse Solitude est l’une des figures historiques des rébellions de 1802 contre le rétablissement de l’autorité de Lacrosse, capitaine-général de la Guadeloupe nommé par Napoléon Bonaparte, qui avait été expulsé en octobre 1801 à la suite d’un putsch des officiers de couleur de l’armée. Le peu que l’on sait d’elle provient de l’ouvrage Histoire de la Guadeloupe d’Auguste Lacour (1805-1869).

Article 

statue20en20piedLe livre d’André Swchartz Bart est finalement assez déçevant et très déroutant dans l’ensemble. Le style d’écriture y fait pour beaucoup et l’envie de mysticisme accru rend l’ouvrage complexe a suivre et à apprécier. Nous n’arrivons pas à nous rapprocher de ce personnage insaisissable, qui avant d’être surnommée « la mulâtresse solitude » était bel et bien une personne de chair et d’os. Rosalie, née d’un père blanc et d’une mère noire, lors des fameuses pariades. Cette femme, dès le jour de sa naissance, à été marquée du sceau de la nécessité de combattre pour sa survie. Ni trop blanche pour se faire accepter parmi les colons, ni trop noire pour se faire accepter parmi les esclaves noirs, Rosalie est une jeune fille de l’entre deux. Surnommée deux âmes du fait de sa particularité (yeux vairons), Rosalie impressionne autant qu’elle désole. C’est d’une étrange façon qu’André à dépeint ce personnage emblématique. Nous avons l’impression tout au long du livre que ses actes ne sont pas délibérés, qu’elle est toujours en proie à la folie, que son seul souhait est de retrouver un jour cette mère qui ne pouvait pas l’aimer. Etrange donc,venant de cet auteur, de déconstruire un personnage pour dénoncer un courant qui lui est cher : celui de la diaspora africaine. Finalement, l’essence même de l’oeuvre ne peut être comprise totalement à l’image même de ce qu’à été ce massacre immoral. Ce qui est certain, c’est que l’ouvrage ne laisse pas indifférent. Il nous laisse nous aussi une certaine forme de marquage au fer ,et nous inculque un certain devoir de mémoire. Figures de l’ombre qui doivent être enfin mises au jour,pour briller de par leur actes et leur courage! C’est une belle initiative de ces auteurs d’enfin leur donner une voix et de restranscrire ce qu’à été leur voie.

La diaspora africaine est une population qui résulte de la déportation d’Africains à l’époque de la traite esclavagiste du XVI e au XIX e siècle et de leurs descendants à travers le monde d’une part, et du phénomène d’émigration d’autre part.

Si le sujet vous intéresse, mais que ce livre ci un peu moins, sachez que l’UNESCO a publié une courte bande dessinée plutôt bien réussie sur l’histoire de la mulâtresse solitude que je vous recommande de feuilleter  en cliquant : ici!

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orange = moyen

La douleur du silence – Marie-Béatrice Ledent

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A 13 ans, Martine Croin n’est qu’une jeune fille comme les autres. Contrainte de quitter sa ville et son passé pour le bien de la famille, elle s’apprête à découvrir sa nouvelle école. Devant le changement, elle se sent désarmée et s’enferme dans le silence. Mais ses nouveaux camarades de classe la considèrent comme une proie facile. Pour exorciser sa souffrance, Martine va se trouver un dangereux échappatoire…

mon avis

Je remercie énormément l’auteure pour cet envoi. Je tiens aussi à lui présenter de nouveau mes excuses pour la publication de cette chronique en retard.

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silence_anabagayan-480x673La douleur du silence est un livre en auto édition (peut-être plus pour longtemps qui sait?) qui me tentait énormément de par son thème : le harcèlement scolaire. Particulièrement touchée par ce thème, je sais par le biais de personnes qui me sont proches à quel point le harcèlement scolaire peut être dévastateur chez l’adolescent et compromettre l’évolution future de l’adulte. C’est un thème à double tranchant : sois on l’aime, sois on le déteste. Cependant, on ne nie pas un fait : ce genre ne laisse pas indifférent. J’ai pu parler un peu avec l’auteure, ce n’est pas une démarche autobiographique comme l’on pourrait croire à l’ouverture du livre, mais un réel dessein de faire prendre conscience à ses lecteurs la portée d’une parole moqueuse sur quelqu’un. Avant tout un ouvrage coup de gueule/coup de poing, electrochoc pour parvenir à faire évoluer (peut-être) les mentalités. C’est un thème qui finalement n’a jamais réellement été boosté en littérature, certainement car il  à le pouvoir de déranger autant qu’il déboussole : parfois certaines situations nous renvoient en pleine poire nos  côtés les plus vils. Penser qu’un petit gamin, encore au collège,puisse – en étant galvanisé par l’effet de groupe – faire preuve d’autant de haine envers un autre gosse du même âge : c’est pratiquement inconcevable, incroyable. La douleur du silence comporte cette part de non crédibilité, puisque les scènes subies par la protagoniste (Martine)/victime à cause de ses camarades de classe semblent parfois tirées par les cheveux : bousculades, moqueries, être rabaissé… originalpuisque ce côté sombre est toujours nuancé par la nature optimiste presque candide de la petite qui malgré son visible mal être continu de vivre comme si. Aux côtés de Martine, nous nous enfonçons nous aussi dans sa détresse, dans sa solitude qui la pèse et la ronge. L’on pourrait croire qu’elle se complaît dans le silence,hors, parler de ses problèmes à l’école ne lui est pas permis. Par peur d’alourdir les problèmes existants de ses parents, par peur de représailles, par honte.. Jusqu’à ce que finalement cette douleur apparaisse comme nécessaire, méritée. Martine ne subie plus, elle accepte son état de victime, ne peut que s’enfermer dans cet éternel et inlassable cycle de brimades. Pour alléger ses souffrances, Martine trouve une échappatoire : la scarification. Encore un thème peu répandu en littérature, qui pourtant prend énormément d’ampleur dans notre société actuelle. Les problèmes d’ordre moral, entraînent aussi des problèmes physiques de type anorexie voire boulimie. Finalement, le harcèlement bouffe,ronge, au point parfois de pousser les jeunes à commettre l’irréparable. Ainsi, résonne dans nos mémoires l’histoire de Marion Fraisse porte parole de ceux qui resteront des victimes de l’ombre.

Marie Béatrice Ledent mêle le destin de son personnage (Martine) à celui de milliers d’autres, n’ayant que le silence comme ami, que la souffrance comme ennemie. C’est certainement ce genre d’ouvrages que l’on doit, désormais, faire lire aux enfants au collège/lycée, pour favoriser une sensibilisation qui tarde à arriver dans le corps enseignant. Beaucoup trop d’adultes ferment les yeux sur les agissements des élèves entre eux, prétextant « nous avons près de 300 élèves à surveiller ». En ayant une classe X fois dans la journée,à X heures, ce n’est pas possible (selon moi) de ne pas voir les agissements des uns envers les autres. Maintenant, le harcèlement s’est comme institutionnalisé, c’est presque devenue une règle régit par la loi du silence : ne pas révéler sous peine de représailles plus lourdes, ne pas réagir car on ne sait pas quoi faire : de toute manière, on le sait,les enfants entre eux sont méchants.  Je pense qu’il est bon qu’il y ait des voix comme Marie Béatrice qui s’élève parmi les autruches qui s’enterrent dans le sable,pour montrer que non, les élèves français ne sont pas heureux dans un cursus scolaire lambda, qu’ils sont parfois délaissés.

680167e8ec3e3e377af4adeb3daaba54Si j’ai beaucoup apprécié ma découverte,, la douleur du silence n’a  pas été un coup de coeur pour moi pour de multiples raisons. J’ai trouvé le texte un tantinet fade, il m’a manqué du relief, un lien plus fort entre le personnage principal et moi même. C’est un sujet très difficile à manier du fait qu’il n’y a pas d’action à proprement parler, le fil conducteur tient essentiellement sur notre empathie . Alors certes, l’auteure a relevé le défi de ne pas tomber dans le larmoyant, d’émouvoir le lecteur sans tomber toujours plus dans le pathos. Cependant, j’avais l’impression parfois que les choses étaient survolées et qu’elles tournaient assez vite en rond. Les pensées du personnage n’étaient peut être pas assez frappantes, porteuses d’une bonne leçon morale comme je m’y attendais. Finalement, aucune citation n’a retenue mon attention.  Ces quelques éléments là on fait que ma lecture s’est un peu allongée, par moment ont provoqué mon ennui. Ce qui est extrêmement dommage puisque le fond était là!

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orange = moyen

La classe de neige d’Emmanuel Carrère

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Dès le début de cette histoire, une menace plane sur Nicolas. Nous le sentons, nous le savons, tout comme il le sait, au fond de lui-même l’a toujours su. Pendant la classe de neige, ses peurs d’enfant vont tourner au cauchemar. Et si nous ignorons d’où va surgir le danger, quelle forme il va prendre, qui va en être l’instrument, nous savons que quelque chose est en marche. Quelque chose de terrible, qui ne s’arrêtera pas.

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La plume d’Emmanuel Carrère est souvent classée comme étant dérangeante et terriblement fascinante. Carrère est un auteur très connu ayant raflé de nombreux prix littéraires, qui a été mis en lumière grâce à son livre « L’adversaire » retraçant un réel fait divers (affaire Jean Claude Romand = JCR). La classe de neige relate l’histoire d’un petit garçon, Nicolas, à la fois étrange et attachant (tout comme son auteur). C’est un petit môme que l’on a envie de prendre illico sous son aile. Vivant dans une atmosphère pesante et étouffante à la maison, il lui est interdit d’amener les copains chez lui, il ne mange pas à la cantine entre midi et deux (ce qui ne favorise pas la consolidation de liens avec les autres), il déménage souvent et son père est assez… Spécial. Alors que la maîtresse de sa classe organise un petit séjour à la neige, son père accepte que Nicolas y aille à une seule condition : qu’il emmène lui même son fils au chalet. Peu importe les kilomètres, le trajet en car est selon lui beaucoup trop dangereux. Alors qu’il est enfin arrivé au chalet, bien après ses camarades, et que son père est reparti ; les animateurs et la maîtresse se rendent vite compte qu’il manque le sac de Nicolas.

Vu sous cet angle, j’admets que le livre ne semble pas plus que ça alléchant. Cependant, l’atmosphère créée par l’auteur fait que nous ne décrochons pas un seul instant du livre : jusqu’au dénouement.

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Les débuts du livre sont plats mais laissent planer quelque chose de mystérieux, d’angoissant. Une sensation malsaine, presque malfaisante, parsèment les pages. Nicolas est un petit garçon très imaginatif qui s’invente souvent des histoires pour s’échapper de « sa condition ». Très calme, beaucoup solitaire c’est un enfant, nous le sentons qui n’est pas « normal ». On ne sait pas s’il souffre d’une quelconque pathologie (il a une propension à mentir, à jouer la comédie) ou si simplement, il est victime de parents trop sévères. Alors victime ou bourreau ? Sachant que la classe de neige a été écrit à un moment où Carrère ne parvenait pas à écrire sur le fait divers de l’affaire JCR, j’avais l’étrange impression que ce petit Nicolas n’était autre que le double fictif du tueur Jean Claude Romand lorsqu’il était plus jeune. Tout comme Jean Claude Romand, Nicolas à une facilité épatante à mentir, à vouloir être au centre de l’attention (quitte à se faire passer pour malade alors qu’il ne souffre que mentalement), parfois dérangé par de sombres pensées qui finalement flirtent même avec un souhait (ex : apprendre le décès de son père) le petit Nicolas est à la fois attachant et effrayant.  La fin s’accélère sur une drôle d’affaire : la disparition d’un petit garçon vivant dans les environs du chalet. Les dernières pages clos le livre sur une non fin, une fin ouverte, qui laisse planer autant de soupçons et de questionnements que nous avions eut en entamant le récit. Si vous me connaissez maintenant, vous savez peut-être que j’ai en horreur les fins ouvertes : ça me frustre trop. Je suis restée sur faim, beaucoup mitigée finalement, ce n’est pas un livre comme les autres mais ce n’est certainement pas LE livre du siècle.

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orange = moyen

Imaginant cela, Nicolas sentait des larmes prêtes à jaillir de ses yeux, et il en éprouvait une grande douceur. Il ne voulait pas que ce soit vrai, bien sûr, mais en même temps aurait aimé tenir vis-à-vis des autres ce rôle d’orphelin, héros d’une tragédie.

Les +

Les –

–          Une petite histoire courte et haletante

–          Un personnage principal attachant

–          Une attente, un suspens, insoutenable

 

–          Certaines longueurs (livre pas vraiment d’action)

–          Fin ouverte

L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón

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Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés.

L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers.

Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets enterrés dans l’âme de la ville : L’Ombre du Vent.

Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie

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9782221915820L’ombre du vent est le premier tome d’une trilogie nommée « La trilogie du cimetière des livres oubliés » publiée aux éditions Robert Laffont. J’ai déjà lu et beaucoup apprécié Marina du même auteur, ce qui m’a convaincue de me plonger dans celui-ci. Carlos Ruiz Zafon à une plume des plus jolies et des plus poétiques, il a cette capacité à  nous transporter vraiment loin dans un univers toujours plus fantastique/fantasmagorique à chaque fois. Surfant sur le thriller, le polar, le sentimental, le fantastique, le dramatique… Carlos R.Z est sur tous les fronts!

Dans l’ombre du vent, nous faisons la connaissance d’un jeune garçon s’appelant Daniel Sempere. Un soir, son père décide de l’emmener dans une « boutique » de livres anciens qui n’ont malheureusement plus/pas de propriétaires.Ce lieu est nommé « Le cimetière des livres oubliés ». Respectant une tradition familiale, Daniel doit être choisi par un des livres (et non pas choisir un livre). Son regard se porte immédiatement sur un ouvrage qui qui n’est plus édité, très rare « l’ombre du vent ». Se lançant dans la lecture de sa trouvaille, il s’avère que c’est pour Daniel un énorme coup de coeur littéraire.

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Obnubilé par l’auteur inconnu du livre, il se lance dans un quête historique pour retracer le parcours de l’écrivain et pouvoir ainsi découvrir l’un de ses autres ouvrages. Cependant, « l’ombre du vent », semble être très recherché et prisé par de nombreux collectionneurs. Traqué par un homme mystérieux et étrange, Daniel se retrouve obligé de trouver le fin mot de toute cette histoire : qu’est-il arrivé à l’auteur de l’ouvrage ? Qui est l’homme qui le poursuit sans cesse ?

barcelona-city-3Tout au long de l’ouvrage nous assistons, d’un regard aimant, à l’évolution de Daniel, rencontrant ses premiers amours, connaissant ses premiers émois. Du petit garçon, la fin du livre ne nous en laisse pas une miette. C’est une véritable aventure, narrée à la perfection, fait de rebondissements et d’énorme suspens.Il y a le bon dosage d’ingrédients : de l’amour, du suspens, du meurtre, une enquête, du drame…. Bref, ce livre est une véritable pépite ! Bien que je n’ai absolument aucune idée de ce que pourrait nous donner la suite des aventures de notre héros, j’ai hâte de me replonger dans l’histoire du cimetière des livres oubliés.

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vert = très bon

Chaque livre a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui.Carlos Ruiz Zafon – L’ombre du vent

L’Affaire Aurore S de Gilles Milo-Vacéri

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Qui est le tueur en série qui se cache dans la forêt de Rambouillet ?

L’amour, que l’on dit plus fort que tout, peut-il survivre ou vaincre la mort ?

Au commencement, une belle histoire d’amour. Grégoire, écrivain modeste, abandonne tout et quitte sa Provence pour les Yvelines, afin de rejoindre Aurore, auteur de romances, dont il est tombé fou amoureux. Elle va quitter son compagnon pour construire leur couple et vivre leur amour librement. Mais contre toute attente, Aurore disparaît brutalement après un simple et banal e-mail de rupture.

Désespéré et au bord du suicide, Grégoire relève la tête quand il réalise que son dernier message est certainement un faux. Pire, il apprend qu’un tueur en série sévit en forêt de Rambouillet. Fou de colère, il est certain que la femme de sa vie a été assassinée par ce psychopathe. Et il sait qui se cache derrière le monstre… Alors la traque commence.

Miné par le chagrin, Greg ira au bout de l’enfer s’il le faut. Quelqu’un va devoir payer pour lui avoir volé le seul grand bonheur qu’il ait jamais connu.

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Je tiens à remercier l’auteur pour sa gentillesse ainsi que son éditrice pour cette fabuleuse et merveilleuse lecture.

Gilles Milo Vacéri s’est chargé lui même de la communication/promotion de son ouvrage, cela représente une charge de travail assez conséquente  pour lui (donc chapeau!) mais aussi cela démontre  un réel engagement de la part de cet auteur ayant la main sur le coeur. A travers l’affaire Aurore S, il nous dévoile certainement une facette de sa propre personnalité, un pan entier de son vécu. Gilles, bien plus qu’un auteur lambda, s’est complètement et totalement mis à nu dans ce récit à la fois intense et démesurément bon.

tumblr_ocqr2rjuhs1ul3mfno1_1280J’ai embarqué dans les mots dès les premières lignes. Gilles à cette facilité déconcertante d’écrire comme s’il nous parlait directement, en face à face. Il prend totalement place dans la narration et derrière chaque parole nous entendons son vécu y faire échos.

Nous faisons la rencontre d’un écrivain Greg éperdument amoureux d’une jeune et jolie jeune femme. Ils filent le parfait amour, rêvent d’enfin pouvoir emménager ensemble et divulguer à la planète entière leur liaison. Cependant, une ombre vient s’ajouter à ce beau tableau : la femme de sa vie disparaît aussi soudainement que brusquement en ne laissant derrière elle qu’un simple mail de séparation.

De l’autre côté, nous faisons la connaissance de deux agents qui sont sur une enquête de meurtres en séries plutôt barbares : un meurtrier sévit aux alentours de la forêt de Rambouillet et s’en prend aux jeunes et jolies jeunes femmes.

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Il y a un formidable jeu du « je » dans cette histoire, puisqu’on le comprend très bien : Gilles et Grégoire ne forment plus qu’un. Lors de sa rupture avec sa dulcinée, Grégoire tombe dans un abîme qu’il lui est difficile à surmonter. Gilles nous décrit les différentes phases qui nous submergent lorsque nous sommes quittés par l’être aimé : déni, colère, chagrin, désespoir… Je pense qu’il faut l’avoir vécu pour aussi bien le décrire et en parler. Il y a ce quelque chose de troublant chez Greg que l’on retrouve chez Gilles : on comprend qu’il est un coeur brisé.

enqueteLe plus grand défi pour l’auteur a été finalement de me faire croire en l’amour possible et véritable.Celui qui défi toutes les lois, qui nous élève autant qu’il nous détruit. Je suis (ou du moins je l’étais) une  septique dans l’âme quant aux effets indésirables de l’amour sur les amants. Pour moi, la dépendance affective n’était qu’un dérèglement de la personne, une altération de quelque chose.Je ne croyais pas qu’une personne par amour pouvait tomber si bas, ou s’envoler si haut. Je trouvais ridicule le fait de se supprimer au dépit de l’autre, de s’effacer pour l’autre et de vivre en l’autre.

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Et bien Gilles m’a permis d’ouvrir les yeux sur les sentiments amoureux. Quelque part dans le monde, l’autre moitié de nous, nous attend. Lorsqu’on ne croit pas en l’amour, c’est tout simplement car on ne l’a pas encore trouvé.

Outre ces vagues de sentiments que nous prenons en pleine tête, qui nous donnent aussi souvent les larmes aux yeux face à la justesse des mots employés, il y a aussi un côté sombre et mystérieux à l’histoire. Nous sommes sur les traces d’un psychopathe, qui terrorise notre capitale chérie. Les détails sont assez gores, déstabilisants, dignes des grands thrillers à la Chattam.

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Au même titre que les agents qui travaillent sur l’enquête, l’auteur nous torture les méninges pour essayer de mettre le point final à toute cette horrible histoire. Il joue tout aussi bien de nous qu’avec ses personnages, il parvient à nous troubler. On m’a souvent dit « un bon livre, c’est un livre qui nous fait réfléchir. Un bon livre, nous maintient éveillé ». L’affaire Aurore S ne m’a ni quittée durant mon sommeil, ni à sa fermeture.

Mission accomplie pour Gilles Milo Vacéri, l’affaire Aurore S à été un coup de coeur autant qu’un coup de poing pour moi!

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vert = très bon

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Dentelle et Ruban d’argent t1 – Jeux du sort d’America Grace

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À vous, voyageurs pleins de rêves et au cœur empli d’espoir,
puissent les portes de For Willbrook, la ville prisonnière d’un hiver éternel, rendre votre destin meilleur.
Par un matin de tempête, William emprunte le chemin qui le guide vers la belle Wendy,
toujours vêtue de dentelle, mais dont le corps souffre d’un terrible mal.
Alors qu’il initie l’âme de sa belle à une magie enchanteresse,
voilà que s’enclenche le jeu du funeste Destin…

Qui de la dentelle ou du ruban d’argent survivra à cette saison glacée ?
Est-il possible d’empêcher quelqu’un de mourir quand son cœur ne fait plus qu’un avec le nôtre ?

mon avis

Perdre un être cher signifie la fin. L’instant ultime où les étoiles se retirent. Le soleil s’éteint, la lune s’éclipse. Les océans se vident, les couleurs disparaissent. Tout ce qui adviendra désormais n’aura plus la même saveur… (p.37)

Je tiens tout d’abord à remercier les  éditions Plume Blanche (dont la chargée de communication) ainsi que l’auteur America Grace de m’avoir permis de découvrir ce fabuleux ouvrage.

13876284_1568147866813306_1525722014876939460_nMention toute spéciale pour cette petite maison d’édition que je viens à peine de découvrir, mais qui par les quelques ouvrages qu’elle propose m’a déjà conquise. J’avais ouvert ce blog pour découvrir de nouveaux horizons et je constate qu’avec lui j’emporte des bagages avec moi à chaque nouvelle lecture. L’équipe est tout simplement géniale, disponible pour ses clients ainsi que « ses blogueurs », présente sur les réseaux sociaux, réactive avec (on le sent) une réelle envie de faire plaisir à ses lecteurs, une forte implication  personnelle véhiculée par une passion commune : la lecture. America Grace ne fait donc pas « tâche » dans cet univers qui lui sied bien. Il me semble ne jamais (encore) avoir rencontré d’auteur autant proche de ses lecteurs. Je pense que son livre Dentelle&Ruban d’argent (D&RD) est à son image : touchant et profondément « humain ».

Inutile donc de tourner autour du pot, D&RD a été un véritable petit coup de coeur pour moi.Mieux, ça a été pratiquement une révélation. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié une lecture et visiblement, ce mois de juillet 2016 a été idéal pour les découvertes livresques !

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La couverture de cet ouvrage enchanteresse signée par la talentueuse Tiphs (une fabuleuse artiste et écrivaine de talent), m’a tout de suite tapée dans l’oeil. Elle m’appelait, me séduisait. Ses couleurs harmonieuses, relaxantes et douces, le ruban délicatement posé dans la chevelure étoilée de cette femme, la dentelle qui épouse ses formes… Tout, absolument tout, amène le lecteur à se pencher sur cet ouvrage. Et comme dans l’intégralité de ce court roman, c’est la délicatesse et la bienveillance qui nous assaille lorsqu’on admire cette couverture.

Dentelle et Ruban d’argent ce n’est pas un ouvrage banal, non puisqu’avant tout c’est un conte. Un récit court donc, qui ne souffre ni de trop grandes « envolées littéraires »*ni d’une fin précipitée. Un conte à l’allure des « grands » que nous connaissons tous manié d’une main de maître par une auteure ingénieuse et incroyablement talentueuse. talentueuse, oui, elle l’est. Le récit ne comporte pratiquement pas de dialogues, la narration/description composent les 3/4 de ce bref récit et pourtant jamais durant ma lecture je ne me suis ennuyée. J’ai bu les mots en même temps que je savourais les pages, il est rare et beau d’être ainsi transportée dans une autre dimension, dans un autre univers grâce au simple pouvoir des mots. Et il est très rare que j’écrive une chronique avec autant d’enthousiasme et d’hystérie (oui, car quand j’aime : il faut que je le partage!)

toits-enneigesA travers la plume d’America Grace j’étais à For Willbrook (For = Forks, Will = Williams, Brook = Holbrook). Dans cette ville entourée de mystères, figée continuellement dans le froid et la glace. For Willbrook est certainement l’endroit rêvé de tous, surtout en ces temps difficiles où l’insécurité règne. Seules les personnes dépouillées de toutes mal intention, méchanceté, mauvaise foi peuvent vivre dans cette ville utopique. Les habitants de For Willbrook sont humbles, attentionnés, tournés vers l’autre … ils sont tout simplement humains. (ou en tout cas ce que devrait être un être humain) . Cette petite ville est entourée de magie et protège ses habitants des naufrages de la civilisation. Nous rencontrons ainsi, un dénommé William, magicien de renom, qui par un formidable hasard fait la rencontre de la belle et fragile Wendy (toujours vêtue de dentelle). William accepte d’accompagner Wendy, gravement malade, dans les derniers moments de sa vie. Il y a aussi, d’un autre côté, la fabuleuse Hannah (celle au ruban d’argent). Soeur de William, elle lui est tout aussi chère à son coeur. Cependant, tout comme Wendy, Hannah est de faible constitution…

L’amour a ceci de cruel, qu’il finit toujours par unir deux âmes innocentes dans la tentation des plaisirs charnels, peu importe leur volonté de ne point y succomber (p.133)

Et ce récit nous transporte alors dans une sorte de questionnement de soi. Les thèmes abordés sont nombreux, mais la morale est présente. Nous faisons face au deuil, à la perte d’un être cher, à trouver les solutions pour continuer de se battre toujours plus, atelier-magiede se relever malgré les obstacles que la vie nous offre. Et en même temps, il y l’arrivée de l’espoir, l’espoir qui fait vivre et décuple les forces de l’Homme. Il y a l’amour, fraternel, véritable, inconditionnel, qui perdure et dure, l’amour interdit. La mort est beaucoup présente, l’acceptation d’une maladie. La joie, la délivrance, la beauté de grandes choses qui fait l’immensité des petites, les tabous …

Ce conte c’est un véritable hymne pratiquement,oui, à la paix. A la paix de soi, à la paix des autres. Il nous fait voir la vie d’un autre oeil, peut-être un peu moins fataliste et égocentrique. L’homme a tendance à ne voir que le bout de son nez, c’est tellement triste…

Je n’ai pas honte d’affirmer que j’avais la larme à l’oeil car ce roman est percutant, poétique et il nous touche en plein coeur. Hâte de décourir la suite de cette fabuleuse aventure.

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vert = très bon

coup de coeur

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L’art d’écouter les battements de coeur de Jan – Philipp Sendker

 

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Un matin, le lendemain du jour où Julia obtient son diplôme de droit, Tin Win, son père, un brillant avocat de Wall Street, quitte son domicile et disparaît mystérieusement. Quelques semaines plus tard, son passeport est retrouvé dans les environs de l’aéroport de Bangkok. Quatre ans ont passé. Julia est devenue avocate. En rangeant le grenier de leur maison, Judith, sa mère, découvre des lettres d’amour que Tin a écrites – mais jamais envoyées – à Mi Mi, une jeune Birmane de Kalaw, son village natal. Julia, qui ne s’est jamais résignée à l’absence de son père, décide alors de se rendre sur place pour percer le mystère qui entoure son passé. Elle pénètre dans un univers dont elle ne soupçonnait pas la richesse. Grâce à U Ba, un vieux Birman, elle apprendra que Tin possédait un don, celui de déchiffrer l’âme des gens en écoutant les battements de leur cœur.

mon avis

J’ai découvert « L’art d’écouter les battements de coeur » grâce à Myriam du blog « Un jour,un livre » (blog que je recommande d’ailleurs fortement), qui le présentait dans l’une de ses vidéos. C’est celui-ci en particulier qui a retenu mon attention.Sa couverture qui nous promet un voyage exceptionnel, son titre accrocheur et mystérieux ainsi que son résumé m’ont tout de suite mis l’eau à la bouche.

Kalaw – Birmanie

Sans grand étonnement, les premières pages ont inscrit le récit dans la catégorie « Risque immédiat de coup de foudre littéraire ». Ce risque, j’y ai succombé avec douceur et délectation.  Voilà bien longtemps que je n’avais pas ressenti dans les moindres parcelles de mon corps tout les sentiments initiés par l’auteur, que je n’ai pas vécue pleinement ma lecture, que je n’ai pas voyagé, que je n’ai pas été émue jusqu’aux larmes et que je n’ai pas aimé des personnages aussi intensément que lors de ma lecture.

J’ai été grandement impressionnée par le don de l’auteur, qui sait manier à la perfection les mots. Sa plume est légère, délicate,mais à un impact foudroyant sur le lecteur : Elle nous transporte ailleurs, nous fait parfois frissonner de bonheur, de peine, de peur. Je ne compte même plus le nombre de citations que j’ai relevées, le nombre de mots justes et de leçons qui m’ont été donnés.  Je n’étais plus chez moi,sur mon transat à Marseille, j’étais tout simplement en Birmanie  (à Kalaw plus précisément) aux côtés de Tin Win, de Julia, de Mimi et des autres. Je n’étais plus moi, Chrissy, les personnages me donnaient vie.

« L’art d’écouter les battements de coeur » ce n’est pas un livre comme les autres, un livre plein d’action et de suspens. Ce n’est pas un récit à 100 à l’heure, où il est primordial pour le lecteur de connaître des rebondissements exceptionnel pour ne pas s’endormir. Non, ce livre là est fait pour être apprécié de manière quasiment modérée. Il se savoure, se dévore, plus qu’il ne passe le temps. Non l’histoire n’est pas rocambolesque, non il n’y a ni meurtre, ni êtres fantastiques qui se côtoient. Cette histoire parle tout simplement de l’amour avec un grand A : Le véritable amour, celui fraternel, amical, amoureux et j’en passe. L’amour qui nous fait dépasser nos limites et affranchir nos rêves. Il parle aussi de l’Humanité, ou de l’humanisme, chez l’être humain : Ce dont les Hommes sont capables d’accomplir loin des péchés et de l’avarice qui nous rongent et nous transforment en êtres cupides.

 Mais de quoi parle exactement ce livre ?

Birman habillé de la tenue traditionnelle – Le longyi

 Un jour, le père de Julia, jeune avocate New Yorkaise, disparaît. Ni lettre. Ni mot. Ni indice de destination si ce n’est son passeport laissé dans un aéroport. Julia a dû faire le deuil d’un père absent, ne sachant s’il est toujours en vie ou non. Un beau jour, elle tombe sur une lettre écrite de la main de son  père. Une jolie lettre d’amour, débordant de sentiments à l’intention d’une inconnue vivant en Birmanie. Perplexe, Julia se questionne quant à cette inconnue du nom de Mimi. En voyant qu’elle ne savait absolument pas répondre à ses questionnements quant au passé de son père, elle constate avec effroi qu’en réalité elle ne connaissait rien de son propre père. Où est – il né ? Qui sont ses parents ? Comment était-il lorsqu’il était plus jeune ? Perturbée à l’idée d’avoir manqué une part de la vie de son père, lui tenant à cœur de percer à jour les raisons de son départ précipité, Julia décide de s’envoler pour la Birmanie. En route vers les traces de son père, déterminée à rencontrer cette fameuse Mimi….

N’hésitez pas vous non plus à prendre votre billet en direction de la Birmanie, vous serez en sécurité en compagnie de votre pilote de ligne : Jan-Philipp Sendker!