Panic – Le jeu de la peur de Lauren Oliver

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Les règles de Panic sont simples. Tout le monde peut participer. Mais il n’y aura qu’un seul vainqueur. » Carp, une petite ville minable de l’État de New York. Chaque été, tous ceux qui viennent de terminer le lycée peuvent participer à « Panic », une succession d’épreuves plus dangereuses les unes que les autres. L’enjeu est de taille : une cagnotte de plus de cinquante mille dollars. Personne ne sait qui a inventé ce jeu, ni qui en fixe les règles. Cet été, Heather entre dans la compétition par dépit amoureux, Elle pourrait, si elle gagne, quitter le mobile-home sordide où elle vit avec une mère paumée et droguée, et emmener avec elle sa sœur, Lily. Dodge, lui, a une autre raison de participer au Jeu de la Peur : venger sa sœur, qui a fini dans un fauteuil roulant, après une épreuve d’une précédente session de Panic. Manipulations, trahisons, révélations : cet été sera celui de tous les dangers.

mon avis

Lauren Oliver est l’auteur du fameux diptyque « délirium » un monde futuriste dans lequel l’amour y est  interdit -que je recommande fortement-. C’est une auteure qui m’avait beaucoup marquée par son talent inné de narratrice et à l’époque délirium avait été un véritable coup de coeur. J’avais donc hâte d’entamer un nouvel univers de cette même auteure. Cependant, si Panic ne m’avait pas été offert,je ne vous cache pas qu’il ne m’aurait pas plus que ça attirée. Je trouve la couverture assez simpliste et les variances de couleurs ne sont f7wikbbbk7y_x_5imw3uxe7celipas à mon goût. D’ailleurs, à bien y réfléchir cette couverture française ne reflète en rien le contenu et le propos même du livre. Je me suis aussi fortement éloignée des romans que propose Hachette dans sa collection Black moon pour la simple et bonne raison que la plupart sont destinés à un public âgé aux environs de 16 ans. J’ai eu quelques difficultés depuis quelques temps à lire ce genre car j’avais une envie irrépressible d’ailleurs, une soif de savoirs, que ce genre de livres ne me procurait plus.Cela ne veut absolument pas dire que les livres de la collection Black Moon sont nuls, qu’ils sont expressément tournés vers un jeune public, ou qu’ils sont gnian-gnian, ce n’est absolument pas ce que je sous entend. La preuve,sinon, je n’aurai pas entamé ce livre en question. Lecture qui s’est révélée à moi : après des semaines intensives de partiels et une année de lectures tout de même difficiles par leur thème, j’avais besoin d’un livre sans prise de tête, avec un peu d’action, qui se lise en une journée.

cvt_addict_8148Panic surfe sur la vague qui faisait fureur il y a un moment des suites d’Hunger games. Il m’a beaucoup fait penser à « Addict » qui avait été adapté sous le nom de « nerve » au cinéma. Panic est un jeu d’été qui fait frissonner des jeunes d’une petite bourgade. Personne ne sait qui a inventé ce jeu, ni même qui le surveille/le contrôle.Les jeunes qui y participent doivent relever les défis les plus fous et les plus dangereux. A la clé, un seul gagnant, et une belle somme. Malgré les vestiges dramatiques des saisons précédentes (un grave accident de la route ayant rendu une concurrente paraplégique),le jeu fait sensation auprès des jeunes en quête d’action. Heather, qui pourtant est d’un naturel craintif (et un peu plus intelligente), se décide à participer pour la première fois au jeu en compagnie de sa meilleure amie Nat. Nous suivons donc ses péripéties en parallèle de celle d’un personnage masculin : Dodge, qui garde rancune contre ce jeu.

Le livre est plaisant à lire sans toutefois être transcendent. Les évènements sont certainement un peu lents à se mettre en place, l’action parfois plate. Il n’y a pas un bon équilibre entre les chapitres :plusieurs chapitres seront extrêmement longs et lents quand d’autres se dérouleront vraiment vite voire trop vite.Le changement narratif,des points de vue, n’a aucun impact sur notre lecture. La troisième personne est toujours constante Quel que soit le PDV auquel nous nous trouvons, du fait le découpage en chapitre (qui nous indique toujours sous quel PDV nous sommes) ne sert strictement à rien. Les personnages ne sont ni attachants ni « attachiants », je n’ai pas réussi à me projeter complètement à leurs côtés. Le personnage d’Heather est un personnage type : la gentille fille modèle devenant une femme rebelle. Nous retrouvons donc un schéma essentiel : celui du vieillissement/changement psychologique du personnage principal. Si ce changement n’a pas été perspectible concernant Dodge, il l’a clairement été pour Heather ce que j’ai beaucoup apprécié. Heather au début du livre était une gosse perdue, qui se cherchait, puis à la fin elle s’est enfin trouvée. 16b790b8Si comme peut l’indiquer le titre « Panic » l’on pourrait penser tomber dans une véritable tourmente, à la limite du livre d’épouvante, les défis relevés par les adolescents sont à la hauteur de mes attentes  : ni trop hard,  faisables, et non tirés par les cheveux. Certains lecteurs ont déploré le manque d’épreuves terribles, accusant qu’il n’y ait pas assez d’hémoglobine ni quoi que ce sois. Personnellement, je pense que les défis étaient bien dosés et bien imaginés, qu’ils auraient pu faire réellement peur au lecteur. Le principal bémol, c’est certainement la narration : qui ne fait pas assez passer de sentiments à son lecteur. La peur, l’étonnement, la colère, les difficultés que les personnages vivent ne sont pas assez enveloppés par la narration, ni même portés pour nous faire sentir ce que l’on devrait sentir au moment des fameux défis.

Autre manquement, qui a certainement fait plonger le récit dans une forme d’invraisemblance, c’est l’absence des adultes/des parents des personnages. Certes, les personnages principaux vivent dans un milieu difficile (alcoolisme, absentéisme…). Le problème des parents a été éludé en nous imposant une structure familiale en perdition. Nous pouvons donc comprendre l’absence des parents des deux personnages principaux.Mais où sont ceux des personnages secondaires ? Ceux de Nat, ceux du meilleur ami ? test-need-for-speedLes gosses sont jeunes, mais livrés à eux même. Et cela donnait l’impression que les personnages étaient tout simplement plus vieux qu’ils ne l’étaient. Point d’interrogation concernant la présence (ou non d’ailleurs) de la police, très présente dès le début du roman lors de rapts en pleins jeux qui bouleversent les joueurs, mais brillante par son absence à la fin du récit…

C’est une lecture qui n’est pas la meilleure du monde, elle révèle beaucoup de petites imperfections. Cependant, la trame de l’histoire (bien que beaucoup exploitée du fait de la mode) embarque le lecteur d’une manière ou d’une autre. Nous tournons les pages pour connaître le fin mot de toute cette histoire, même si nous anticipons chacun des évènements, lire nous procure une sérénité non estimable. C’est un livre plaisant, que l’on ne retient pas en mémoire, qui finalement nous laisse assez dubitatif. C’est un roman égal : ni bon, ni mauvais.

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orange = moyen

Le crépuscule royal de Westley Diguet

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Elle est belle, talentueuse et à l’écoute.
Il est beau, puissant et l’héritier d’un trône maudit.
Ensemble, ils pourraient mener le Royaume à sa perte.

Il y quasiment trois cent soixante-dix ans est survenu ce que nous appelons « le Grand Cataclysme ». Une série de trois plaies qui changèrent la face du monde. Les États-Unis, et plus généralement le continent américain, n’existent plus, l’Afrique a été ensevelie sous les eaux et la Russie et l’Asie forment un immense brasier qui ne s’éteindra jamais. Du monde, il ne reste que l’ancienne Europe, des pays de cette alliance politique, il ne reste rien.
Henri Grace s’apprête à succéder à son père sur le trône d’Europa, la nouvelle Europe. Il est jeune, beau, mais cache un terrible secret. Lisbeth est sur le point d’entrer au service de Sa Majesté en qualité de costumière et elle n’imagine pas un seul instant dans quel enfer elle se jette. Tandis que les Anarchistes continuent de combattre la Monarchie des Grace, des sentiments puissants vont naître et déclencher ce que le jeune roi redoute. Que  faire,  abdiquer  et laisser les derniers survivants mourir ou accepter cette effroyable mission ? Comment sauver Europa sans y perdre son âme ? Henri trouvera-t-il le soutien aux côtés de Lisbeth et de son oreille attentive ? Une chose est sûre cependant, Europa ne survivra pas sans que ne coule le sang…

mon avis

spN’hésitez surtout pas à cliquer ici, pour découvrir le chapitre un du livre (le design de la mise en page  est superbe, foncez!)

Je remercie les éditions Gloriana pour ce premier service presse qui me faisait de l’oeil, qui débute aussi à merveille une bien belle aventure!

8ec11d1698149b1d0ea2f1b53c7108f4Westley Diguet est un auteur au nombre incalculable de publications que je voulais au moins une fois dans ma courte vie pouvoir lire.Son univers un peu fantastique/fantasy me correspond parfaitement… Et forcément, quand on entend que du bien sur un auteur, on se laisse prendre au jeu du bouche à oreille!

Le crépuscule royal nous embarque de multiples années après notre ère dans un monde ayant été décimé par une forme d’apocalypse. Le reste du monde a été rasé, seul le royaume d’Europa, pour une raison mystérieuse,  a été sauvé. La monarchie est restaurée tout comme ses usages et coutumes (voir costumes!). Nous sommes donc plongés au coeur d’un récit futuriste/utopique, ayant pour bases et valeurs des éléments historiques. C’est un mixte tout à fait alléchant et pour le moins innovant. Nous suivons donc, d’un côté, les aventures de la famille royale Grace, avec à sa tête le jeune Henri, qui lutte contre un groupuscule d’anarchistes menaçant la couronne ainsi que  contre une tragique malédiction. De l’autre côté, nous rencontrons une jeune costumière  travaillant pour la couronne répondant sous le doux surnom de Lisbeth.

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Avant toute chose, même si je n’ai en ma possession que la version Ebook, je tiens à souligner le formidable travail éditorial effectué autour du livre. C’est un livre objet sublime, une couverture attrayante qui représente à la perfection l’histoire en elle même ainsi que les personnages comme l’on pourrait se les imaginer lors de notre lecture, un lexique nécessaire nous présentant les différents personnages ainsi que leur fonctions, une carte de l’univers… Bref, le livre est un véritable outil commercial qui fait effet. (Bravo à l’illustrateur : Nicolas Jamonneau pour ce travail réussi!). Je retiens tout particulièrement les belles citations en début de chaque chapitres des personnages importants qui ont contribué à notre société français (Louis XV et compagnie)

9e5de2327f81fabe7c91e5247c8ce4feMon avis sur cet ouvrage est assez mitigé. Si j’ai trouvé le concept de ce futur ancré dans un retour aux sources/à l’ancien très innovant, plusieurs choses m’ont finalement dérangé. J’aime beaucoup l’aspect historique, les costumes, les descriptions, les lieux ainsi que la façon de parler des personnages de l’époque, ce qui  me procure une certaine nostalgie. C’est beau, c’est noble, et cela finalement en « jette un max ». C’est tellement dommage d’avoir perdu autant de prestance, d’avoir abîmé notre si belle langue et nos si jolies coutumes. Le milieu aristocratique, monarchique, me plaît beaucoup et j’adore le rencontrer dans les livres. Cela me fait immédiatement voyager et rêver. Oui, revenons au temps où les princes et princesses existaient ! Le décor du crépuscule royal ne pouvait donc que me plaire, moi qui étais dans une ancienne vie une duchesse !

Cependant, j’en arrive assez rapidement au premier point qui m’a un peu chiffonnée. Retrouver un thème que j’affectionne tant (historique) dans un futur hypothétique était une très belle idée. Mais, finalement ce thème a donné un aspect quasiment invraisemblable au texte. Est-ce possible de retourner à la monarchie en ayant goûté à la modernité? Alors certes, le monde a été décimé ce qui a permis une certaine forme de renouveau par la fondation d’une nouvelle ville/d’une nouvelle ère. Mais, que faisons nous des innovations et des nouvelles technologies, du savoir faire, du savoir vivre acquis au 20 ième siècle ? Est ce probable qu’à l’heure d’aujourd’hui, Quel que soit le contexte, nous accepterions de régresser et de retrouver un monde si réglementé  par un système de castes ? Est ce possible que les femmes, ayant un jour goûté à cette liberté d’être et d’exister, puissent quel que soit le contexte accepter de redevenir soumises aux hommes ? Est ce pensable que notre langage écrit comme oral moderne puisse redevenir celui de l’époque ?

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Ce sont ces questions,certes personnelles, qui finalement ont terni ma lecture. J’attends donc avec impatience pouvoir en discuter plus en détails avec l’auteur! C’est une chronique assez spéciale et difficile à écrire, puisque, j’ai du mal à rassembler clairement mes idées. C’est un livre, finalement qui a fait son effet : puisqu’il m’a fait tergiverser. Dans le bon,comme dans le mauvais sens. La trame de l’histoire est  bonne : les personnages principaux sont attachants, les décors attrayants, l’action révélatrice d’un quelque chose en devenir.  Cependant, la trame n’a pas été assez étoffée ce qui a fondu l’ouvrage quelque peu dans l’ombre.  L’ouvrage est beaucoup trop court pour l’abondance des informations qu’il recèle et surtout au regard de son potentiel.  J’aurai apprécié avoir d’autant plus de détails sur l’avant apocalypse, des éléments sur la conquête de cette nouvelle ville Europa ainsi que sa construction, des informations sur la consolidation de la monarchie et sur la mise en place de celle ci au sein du royaume… Finalement, j’ai eu l’impression d’avoir toujours été en retrait dans ma lecture, que rien n’allait en profondeur des choses. catalogue-victorienneTout est centré sur une romance, qui tout comme la narration, va beaucoup trop vitre à mon goût. Le reste, qui était fort attrayant, est complètement fondu et inexploité. Par exemples, la présence des anarchistes qui aurait pu mettre du baume à l’action, mettre à mal cette monarchie, n’est elle non plus pas assez exploitée alors qu’elle aurait pu avoir un réel impact sur la tournure des événements. La romance entre les personnages est peut-être un peu trop simpliste et facile d’accès, les personnages se retrouvent trop vite, ils n’ont pas connu assez d’obstacles pour réellement faire rêver le lecteur. Les personnages sont peut-être un peu trop « typés », c’est à dire qu’ils n’ont pas de trait important (attachant ou non) qui survient et qui « tape à l’oeil ».Finalement, j’en reviens à un point qui m’est essentiel dans un livre,et je sais que beaucoup ne partagent pas cet avis : pour que j’apprécie un livre il me faut de la substance. Des tonnes et des tonnes de pages à engloutir, diverses descriptions (quitte à en faire trop) pour pouvoir m’immerger. Je pense souffrir d’un terrible manque d’imagination, ou alors de flemme évidente, il faut que l’auteur me mâche le travail pour que je réussisse réellement à vivre son histoire et en faire mon histoire.

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Et en même temps, chose étonnante et qui contredit en tout point le début de ma chronique. J’ai quand même lu avec avidité et enthousiasme cette aventure. Alors certes, je suis en retard sur mon deadline imposé (en retard simplement pour rendre ma chronique, ma lecture a été plus ou moins rapide…) mais j’ai apprécié cette simplicité, cette presque candeur dans le récit. Le personnage féminin est un petit bonbon, c’est une pincée de vie, et malgré tout elle nous donne le sourire. L’amour partagé entre les deux protagonistes est tellement sincère, qu’il en devient vraiment touchant. Le texte finalement prend vite des allures de conte de fée. Et c’est vrai, que vu sous cet angle là, l’ensemble des points négatifs relevés plus haut sonnent faux. Car, un conte de fée amène forcément diverses interprétations possibles et imaginables, met en son coeur le récit d’un amour soumis à une malédiction, attribut aux personnages des vertus honorifiques et ne recèle en rien de purement horrible/négatif… C’est un ouvrage bouffée d’oxygène, ni plus ni moins, il redonne foi en l’amour et parvient à nous faire croire aux princes et aux princesses.

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orange = moyen

Créer mon livre (.com), le site où je suis le héros de ma propre histoire !

C’est une nouvelle tendance qui attire de plus en plus de monde, lecteurs addicts ou pas, creermonlivre.com est l’un des multiples sites qui propose de créer pour vous VOTRE livre personnalisé dans lequel Vous êtes le héros. Livres de cuisines avec vos propres recettes de famille, carnets de voyages,livres de naissance,romans personnalisés…Tout est possible avec créermonlivre.com. Si ce n’est pas donné à tous (il faut compter environ entre 30 – 40 euros l’ouvrage) la qualité des services et de l’ouvrage est tout de même à noter. Et c’est un bon moment assuré, un joli cadeau qui ravira forcément celui/celle qui le recevra.

Pour ma part j’ai reçu à  Noël mon roman personnalisé « à fleur de peau ». Il va m’être ultra difficile de faire une chronique convenable et concise sur ce petit ouvrage mais je vais tout de même me lancer (même pô peur !)

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Qu’elle n’a pas été ma surprise en voyant dans le bordereau rouge apparaître la photo de mes parents et de ma soeur, puis une spéciale dédicace de leur part à mon intention. En retournant le livre, j’ai tout autant été touchée et émue de voir mon prénom écrit en quatrième de couverture. C’est un effet indescriptible d’être le héros d’un livre, de voir apparaître son prénom entre les lignes, de côtoyer au sein du livre nos proches et d’évoluer dans nos quêtes à leur côté. Ma lecture a été un moment de joie et d’intense bonheur, ponctuée de grands  fous rires incontrôlables et partagés. L’histoire, bien que très petite et condensée, est étonnement rudement bien menée. J’avais envie de savoir le fin mot de cette rocambolesque histoire. A savoir que certains passages sont spécialement adaptés en fonction de  votre caractère, ce qui accentue ce drôle d’effet de lire vraiment sa propre biographie. Tout est réellement proche de la réalité, ce qui rend le livre à la fois si touchant et si troublant. Parfois j’avais presque envie de m’arracher les cheveux et de crier « Mais purée Chrissy qu’est ce que tu fou! », parler à mon double dans un livre c’est vraiment fort ! Et ne rien pouvoir contrôler est vraiment ultra frustrant.

Concernant la trame de l’histoire, vous vous retrouvez en plein coeur du  XXIIe siècle, où la vie et les technologies ont fortement évoluées en comparaison à nos jours. Accompagnée  de 2 de vos proches, vous travaillez pour une grande entreprise. Vous effectuez des tâches répétitives, qui vous semblent automatiques et dont vous ne comprenez pas la réelle signification. Dans la ville, plusieurs problèmes d’électricité surviennent, accompagnés généralement de coupures de courant. Cette instabilité électrique ajoute à une atmosphère pesante : quelque chose d’inhabituel se propage dans la ville.Plusieurs personnes disparaissent sans prévenir, réapparaissent quelques jours plus tard totalement transformés, comme lobotomisés. Avec l’aide de l’un de vos proches, vous vous lancez alors dans une aventure héroïque pour découvrir ce que le gouvernement vous cache et vous découvrirez quelque chose exceptionnellement ahurissant.

Malgré une écriture forcément dénuée de sentiments, elle aussi robotisée, c’est une aventure palpitante que vous ne lâcherez certainement pas. J’ai simplement été déçue par la chute, très précipitée, qui clos l’histoire sur un aspect d’inachevé/bâclé.

Vous aussi vous souhaitez offrir ou vous offrir un roman personnalisé ? Alors n’hésitez pas à vous rendre sur le site dont le lien est noté plus haut, vous n’aurez plus qu’à suivre les recommandations  et vous laisser tenter!

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Les +

Les –

– Un très beau cadeau à offrir

– Un bon moment de rigolade

– Un livre sur mesure, fait à votre image, vous correspondant à merveille

– Un livre original

– Le prix (environ 30 euros)

– La finition de la couverture

– Une histoire simpliste (bien que prenante)

Les revenants T1 de seth Patrick

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Dans une petite ville française de montagne dominée par un immense barrage, les habitants abasourdis voient des membres disparus de leur famille revenir à la vie : le même jour, des personnes de tous âges, parfois décédées depuis des années, reprennent le cours de leur existence sans aucun souvenir de leur mort. Camille, 13 ans, tuée dans un accident de bus scolaire, Simon, qui s’était suicidé avant son mariage, Victor, un petit garçon mystérieux que personne ne semble reconnaître… Alors que chacun tente d’accepter l’impossible, des phénomènes étranges se produisent dans la ville et des meurtres sanglants, semblables à une série d’assassinats perpétrés dans la région sept ans plus tôt, terrifient la population.

Comment les habitants vont-ils faire face à cet incroyable phénomène qui suscite à la fois la joie, l’effroi et la jalousie ? Pourquoi ces revenants apparaissent-ils du jour au lendemain sans raison ? Et pourquoi eux en particulier ?

mon avis

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Le livre « les revenants » a été adapté en série télévisée sous le même nom

Très bonne surprise et découverte à la fermeture de ce premier tome qui marque le début d’une série qui je pense risque d’être épique. J’ai été totalement transportée dans l’histoire inventée et racontée avec brio par Seth Patrick. Et pourtant, au départ, ce n’était pas gagné. J’ai la plupart du temps tendance à confondre les personnages des romans entre eux, surtout quand ils ont dans leurs prénoms des consonances assez proches. Ce n’est donc pas entièrement la faute de l’auteur si j’ai été au début perdue entre les divers et multiples personnages que nous rencontrons dans cette histoire. Je confondais mère et fille, amants et amis…les-revenants-saison-2-canal-canal-plus Bref, j’avais beaucoup de mal à m’orienter dans ce dédale de ces nombreux personnages. (Voilà pourquoi d’ailleurs je lis la plupart du temps des livres dont la narration est à la première personne du singulier). Une fois bien acclimatée aux personnages et à l’ambiance, le reste coule pratiquement de source. Les débuts du livre, qui posent et consolident les bases d’une bonne histoire, sont véritablement lents. Les premiers chapitres ne recèlent absolument pas d’action… Je n’ai donc pas été plus que cela emballée de premier abord. Mais, il y avait quelque chose dans la trame de l’histoire et dans la façon d’écrire de l’auteur qui me faisait continuer ma lecture coûte que coûte. Les revenants m’a fait penser à la série télévisée les 4400 (série que je recommande fortement) et clairement, les deux trames se ressemblent vraiment énormément.

les_revenants_chapitre_2_ba_episodes_7_et_8__final__151014_ugc_34588_image_hDans les revenants, nous faisons la connaissance de plusieurs personnages qui vivent dans une petite ville. Chacun des habitants se connaissent et se côtoient, c’est un petit « village » typique français. Il y a quelques années de cela, la tranquillité de cette ville a été mise à rude épreuve puisque lors d’une sortie scolaire, la moitié des enfants de la ville ont péri dans un accident d’autocar. Après cette tragédie, la plupart des familles victimes ont préférées quitter la ville et laisser derrière eux le fantôme de leur enfants. Tandis que l’autre moitié, restante, se bat pour survivre à la perte d’un être cher. Les morts de l’autocar s’ajoutent à celles que connais chaque année la ville, les suicides, les accidents, les meurtres… Un jour, la petite Camille se réveille dans les hauteurs de la ville sans plus aucun souvenir de ce qu’il lui ait arrivé. Elle décide tant bien que mal de rentrer chez elle. Avec étonnement, lorsqu’elle franchie le pas de la porte de sa maison, sa mère la regarde  les larmes aux yeux. Comme si elle venait de voir un fantôme. En réalité, cette petite ville connaît alors un phénomène hors du commun : les morts reprennent vie. Leur résurrections s’acompagnent de secrets, tourments, drames. Ils déterrent avec eux les secrets bien enfouis des habitants de la ville. Et révèlent par la même occasion le « fond » et « l’âme » de chacun. Cependant, leur venue provoque des effets indésirables et surnaturels : panne d’électricité, meurtres, maladies… Et si les revenants étaient foncièrement mauvais ?

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Comme je l’ai stipulé plus haut, les premiers chapitres n’ont rien de bien intéressants. C’est  pratiquement à la moitié du livre que l’histoire prend de l’ampleur et est parvenue à me convaincre. Les revenants est un livre addictif : mais quand est-ce que sort la suite !?

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vert = très bon

Zodiaque tome 1 de Romina Russel

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Sur la planète du Cancer, comme dans le reste de la constellation du Zodiaque, l’astrologie régit la vie quotidienne. Pas de place pour l’imprévu, et encore moins pour une catastrophe. Pourtant, Rhoma, jeune étudiante Zodaï, est hantée par de terribles visions. Personne ne la croit mais l’impensable se produit brutalement : une des lunes du Cancer explose. Raz-de-marée, pluies de météorites, tout l’univers de la jeune fille est plongé dans le chaos.
Aidée de son mentor, le flegmatique Mathias, et d’Hysan, l’excentrique émissaire du signe de la Balance, Rhoma se lance alors dans une course contre la montre au travers de la galaxie pour prévenir les autres civilisations de la menace ancestrale qui plane sur elles. Car les douze signes du zodiaque étaient à l’origine treize… et, dans l’ombre, le dernier attend son heure. Celle de la destruction.

SEULES LES ÉTOILES DÉTIENNENT LA VÉRITÉ

mon avis

decouvrez-le-classement-des-12-signes-astrologiques-classes_1845168_667x333J’ai succombée à la popularité de ce livre en laissant (pour une fois) de côté mon instinct premier qui me hurlait de ne pas le prendre. Plusieurs fois il m’a été possible d’acheter ce roman mais quelque chose d’inexplicable m’en empêchait. Je ne nie pas que sa couverture aux couleurs presque ensorcelantes me plaisait énormément, cependant, rien de particulier ne m’attirait dans cet ouvrage là. Son résumé, à mon sens, en dévoile beaucoup trop de son histoire ainsi que de  son intrigue. Et puis… De vous à moi : Je le trouve  assez barbant.

astronaute_espace_universC’est en proie à une violente crise dépensière que j’ai dévalisé un jour « ma » librairie. Zodiaque faisait partie de mon butin du jour, en compagnie de trois autres énormes pavés.

Plus qu’intriguée par cette histoire de signes astrologiques, je me suis finalement vite plongée dans l’univers inventé par Romina Russel.

J’ai mis quelques instants à m’accoutumer à la façon d’écrire de l’auteur, aux faits présentés ainsi qu’au monde dans lequel nous sommes transportés. Je ne cache pas avoir eu du mal, au départ, à comprendre en totalité ce monde complexe et si réfléchi à la fois.

J’ai trouvé l’histoire vraiment très originale et peu commune, surfant sur la vague littéraire à la mode : les voyages dans l’espace. Nous entrons dans un monde très imaginatif : ce sont les signes astrologiques qui régissent l’ensemble du monde dans lequel évolue notre héroïne Rhoma (tient, l’auteure se nomme « Romina »!) astrologie-2016et ses amis. Les différentes planètes portent ainsi les noms de l’ensemble des signes astrologiques que nous connaissons : le cancer, les gémeaux, la balance […] et forment une constellation appelée : Zodiaque. Chacun des habitants d’une de ces planètes  ont des caractères spécifiques  : Par exemple, les balances sont des justiciers dans l’âme. Vu d’ici, c’est assez complexe à comprendre. Cependant, nous nous y retrouvons assez facilement grâce aux descriptions de l’auteur (oui, j’ai grandement de mal à vous fournir un résumé potable !).

Nous suivons donc la petite Rhoma,16 ans, à travers moult épopées. Cette jeune fille d’apparence très banale, est en réalité vouée à un avenir hors du commun. Investit d’une énorme mission (Sauver le Zodiaque d’un grand péril), elle va rencontrer au cours de son chemin nombre d’embûches et de péripéties. En compagnie de ses deux comparses : Mathias et Hysan, ils voyagent à travers le Zodiaque pour préserver la vie de ses habitants.

4da59f773200d491_600_9999Si l’histoire promettait une belle aventure et une formidable lecture, il n’en a pas été ainsi pour moi. Je me suis fortement ennuyée du début à la fin de ce roman. Malgré quelques sursauts d’intérêt, je n’ai malheureusement pas plus que ça accroché à cette histoire pourtant très prometteuse. Cette déception incombe  au fait que le personnage principal (Rhoma) sois vraiment irritante et désagréable à la longue. Engoncée dans son jeune âge (16 ans) ses réflexions sont puériles et se cantonnent à « il est trop beau ». Ses agissements ainsi que ses réparties confèrent au récit un certain manque de réalisme et un trop grand sentiment de ridicule.

L’histoire reste finalement redondante,sans réelle action ni attache. Les éléments s’enchaînent lentement, les événements sont plus que prévisibles. Nous assistons constamment aux même scènes continuellement… Ce qui est navrant. La formation d’un triangle amoureux en perspective m’a laissée pantoise et loin d’être envieuse.

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C’est dommage. Le potentiel de cette histoire a été gâché par de petits éléments qui n’auraient pas du s’y trouver. L’auteure n’a pas su exploiter cette trame pourtant si innovatrice. Je n’ai pas été transportée dans le monde du zodiaque….

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Rouge = déception

U4 : Stéphane de Vincent Villeminot

 

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16,90 € – 300 Pages –  Parution : août 2015
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« Je m’appelle Stéphane. Ce rendez-vous, j’y vais pour retrouver mon père. »
Stéphane vit à Lyon avec son père, un éminent épidémiologiste. Si des adultes ont survécu, son père en fait partie, elle en est convaincue. Alors elle refuse de rejoindre le R-Point, ce lieu où des ados commencent à s’organiser pour survivre. Elle préfère attendre seule, chez elle, que son père vienne la chercher. Et s’il ne le fait pas ? Et si les pillards qui contrôlent déjà le quartier débarquent avant lui ? Tout espoir s’écroulera, à l’exception d’un seul : un rendez-vous fixé à Paris…
mon avis

Le projet U4 est un concept très innovateur : En effet, il rassemble 4 plumes, 4 personnages différents, 4 livres, 2 maisons d’édition pour 1 seule et même histoire.

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Si la trame de l’histoire reste identique sous chaque point de vue, les auteurs ont ici brillé par leurs talents : aucun des quatre romans ne se ressemble. Si nous découvrons inlassablement les mêmes faits en début de chaque ouvrage (un virus a décimé la moitié de la planète, seuls les adolescents ont survécu […]), les auteurs n’ont pas fait preuve de redondance dans la manière de nous les expliquer : Certains personnages, dont Stéphane, sont d’autant plus renseigné sur l’étendue de l’épidémie, quand d’autres (par exemple Yannis), eux, sont dans le flou total. Ainsi, nous apprenons des différents personnages que nous rencontrons et accédons aux informations en même temps qu’eux.

L’histoire en elle-même prend des tournures différentes selon le point de vue de chaque individu : leurs aspirations, sentiments ainsi que leurs caractères prennent l’ascendant sur les événements à suivre. Si chacun évolue dans une même sphère temporelle et spatiale, tous n’empruntent par les mêmes chemins. Nous assistons à un véritable chassé-croisé entre nos héros, qui s’unissent et se désunissent, s’aiment et se déchirent tout en tentant de survive ensemble puis séparément. Ici, c’est la loi du plus fort : De celui qui survivra le plus longtemps, qui prime.

2048x1536-fit_quatre-auteurs-u4J’admire ici le travail considérable de ces quatre auteurs qui sont parvenus à créer une réelle connexion entre ces personnages pourtant si dissemblables de premier abord. C’est un véritable travail d’équipe, à quatre mains, qui me fait penser à une araignée tissant sa toile : Nous sommes facilement prit dans ses filets !

J’ai beaucoup apprécié découvrir le point de vue de Koridwenn, qui reste d’ailleurs mon préféré des trois (Je n’ai pas encore lu Jules). Yannis était un peu trop dans la retenue pour moi. D’autant plus effacé, moins téméraire, d’autant plus dans le mélodrame et l’apitoiement. Tandis que Kori,elle, incarnait la force et le courage tout en faisant preuve d’une tendresse exemplaire. En rencontrant Stéphane sous le point de vue de ces deux acolytes, j’ai pensé que c’était un personnage antipathique et véritablement méchant. Voilà pourquoi, j’appréhendais ma lecture sous son point de vue.

Je ne me suis malheureusement pas trompée sur son compte…

Ici, il ne s’agit pas de comprendre si j’ai aimé ou non le livre en question, puisque la trame de l’histoire m’a vraiment transportée. Il s’agit là plus particulièrement de savoir si j’ai apprécié ou non ces 4 personnages. Autant j’ai eu un véritable coup de cœur pour la petite koridwenn, autant j’ai détesté le caractère trop imprévisible de cette Stéphane. Je ne me suis tout simplement pas identifiée à elle. Stéphane est un personnage froid, solitaire, toujours sur ses gardes, constamment sur la défensive. Ce n’est pas un personnage courageux, c’est un personnage lâche qui se cache sous des faux airs d’enfant brave.

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Son fort caractère a hissé une barrière entre elle et moi, si bien que je n’ai pas réussi à m’attacher à elle.  De ce fait, ma lecture a été ternie par ce personnage aux répliques et agissements que je ne comprenais parfois pas. Stéphane est seulement motivée par le fait de retrouver son père et protéger son ami Yannis. Plus rien autour n’a d’importance.

 Ce focus-là, beaucoup trop axé sur sa propre personne, m’a beaucoup embêtée moi qui aime et apprécie cette notion de solidarité : Les  jeunes ici doivent s’unir pour survivre et non pas se déchirer pour régner…

Cette lecture est donc en demi teinte pour moi  mais elle n’est finalement pas une déception : Je savais pertinemment qu’U4 : Stéphane n’était pas un livre fait pour moi!

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orange = moyen

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La série événement U4 (Chronique U4 : Yannis – Florence Hinckel)

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Je remercie vivement Babelio et les éditions Nathan pour cette opération spéciale !

 

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Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts. Maintenant, il voit leurs fantômes un peu partout– peut-être qu’il devient fou ? Quand il sort de chez lui, terrifié, son chien Happy à ses côtés, il découvre une ville prise d’assaut par les rats et les goélands, et par des jeunes prêts à tuer tous ceux qui ne font pas partie de leur bande. Yannis se cache, réussit à échapper aux patrouilles, à manger… Mais à peine a-t-il retrouvé son meilleur ami que ce dernier se fait tuer sous ses yeux. Il décide alors de fuir Marseille et de s’accrocher à son dernier espoir : un rendez-vous fixé à Paris…

mon avis

Difficile de passer à côté de la série littéraire du moment, qui fait le buzz depuis plus d’un mois sur la blogosphère. Un travail fou a été mené pour rendre ces quatre livres attrayants aux yeux des lecteurs potentiels. C’est un véritable coup marketing qui a été brillamment accomplit. En effet, tous les éléments étaient rassemblés pour égayer la curiosité du bouquineur : Un titre qui ne parle franchement à personne, des couvertures simples mais frappantes (les regards des personnages sont vraiment vivifiants), un résumé plutôt sommaire qui ne nous en apprend fichtrement rien de bien concret, un concept très innovateur. D’ailleurs, c’est certainement ce concept inédit qui a titillé mon intérêt. U4 c’est une même histoire, un même univers, un même espace-temps, des mêmes personnages, un même but. Mais surtout, c’est quatre auteurs différents, deux maisons d’édition partenaires (Nathan et Syros), quatre points de vue différents, quatre styles d’écriture différents et quatre personnages différents. Vu d’ici c’est assez difficile à comprendre et pourtant tout est simple. Chacun des livres : Yannis, Koridwenn, Stéphane et Jules racontent tous la même histoire sous un point de vue différent et prennent vie grâce à la plume de plusieurs auteurs : Vincent Villeminot , Carole Trébor , Yves Grevet et Florence Hinckel.

Aujourd’hui encore, même après avoir terminé ma lecture je me demande comment ce projet est parvenu à se concrétiser et à fonctionner ! Des tas de questions me taraudent : Comment se déroule l’entente entre les auteurs, combien de temps cela prend de se mettre en raccord avec chacun d’eux pour ne pas retrouver des incohérences néfastes au récit, comment est venue l’idée de ce projet … Autant de questions qui resteront certainement sans réponse.
En attendant, il faudrait peut-être que je vous fasse l’éloge d’un des deux livres que j’ai reçu grâce à Babelio. J’ai choisi de découvrir en premier U4 : Yannis de Florence Hinckel et je recevrais prochainement U4 : Koridwenn d’Yves Grevet. Mon choix s’est très vite porté sur Yannis pour la simple et bonne raison que l’histoire (au début) se déroule dans ma ville fétiche : Marseille. Quel n’a pas été mon plaisir de découvrir des endroits que je connais bien aussi bien décrits dans un livre. Ça m’a d’ailleurs fait sourire à plusieurs reprises.

Si au départ j’ai été déboussolée par le style d’écriture de l’auteur, un peu hachurée, décousue, pratiquement incompréhensible je l’avoue, je me suis vite adaptée à cette façon de présenter les choses. En réalité, l’auteure à très bien réussie à nous immerger immédiatement dans la tête et l’esprit de notre personnage principal. En effet, Yannis, est un personnage à fleur de peau, complètement perdu et très éprouvé par la perte de sa famille. Eprouvant des difficultés à faire son deuil, Yannis baigne dans une sorte de brouillard mêlant folie et déni total. Notre personnage principal est écorché vif par la vie, s’il s’en est sorti indemne physiquement de cette épidémie, son état psychologique lui est alarmant. Il flirte ainsi avec la paranoïa : Il voit les fantômes de sa famille décédée, mais aussi avec la schizophrénie : Il a deux personnalités. L’une s’appelle Yannis, elle est faible, démoralisée, abattue et ne tient pas à la vie. L’autre s’appelle Adrial, c’est la représentation d’un avatar sur un jeu vidéo, elle est vaillante, forte et croit en un futur possible. Tout au long du récit ces deux personnalités s’affrontent et une seule s’en remet.

L’écriture donc m’a un peu alarmée au début, mais pas seulement. Il y avait aussi les explications sur le contexte et les évènements qui me manquaient. J’avais tout bonnement l’impression d’arriver en plein milieu d’un film. Les choses nous sont alors présentées trop succinctement. Nous comprenons facilement que nous arrivons dans un monde post apocalyptique – oui mais quand exactement ? – et qu’un virus a décimé la moitié de la population – Oui mais quel virus exactement ? – . Pour une raison que nous ignorons ce sont les jeunes âgés entre 14 ans et 18 ans qui ont survécus. Les jeunes ados sont donc livrés à eux même dans un monde saccagé par la maladie, la mort et l’horreur. Nous comprenons bien vite que l’anarchie va se déclarer.

Yannis, qui était avant un grand geek, a reçu un message étrange sur son jeu vidéo préféré (WOT) juste avant la coupure d’électricité : Il faut que tous les gamers se rendent le 24 décembre à Paris. Il semblerait que Kronos, le leader du groupe, ait un moyen de remonter le temps. Drainé par cette nouvelle, Yannis et son ami à quatre pattes Happy se lancent à l’aventure et rejoignent Paris à pied. Là-bas, ils vont faire la rencontre des autres protagonistes (Kori, Stéphane et Jules)
Le récit ne connait pratiquement pas de temps mort, l’action est toujours à son comble. Je me suis surprise aussi à avoir plus d’une fois la larme à l’œil (surtout en appréhendant ce qui pourrait arriver à mon petit Happy !). Je me suis attachée aux personnages que j’ai rencontré, j’ai été émue d’apprendre l’origine de leur blessures (physiques ou mentales) et leur passé. J’ai aussi apprécié grandir et évoluer à leur côté. Yannis n’est plus le même homme au début du récit et à la fin. C’est rare dans un livre de pouvoir cerner cette transformation.

Si l’ensemble des personnages se rencontrent à un moment donné lors du récit, ils se quittent aussi. Nous nous focalisons entièrement sur Yannis et ne pouvons donc que nous imaginer ce qui peut bien arriver aux autres pendant ce temps. Voilà pourquoi, j’ai très envie de lire chacun des livres pour connaître encore plus en profondeur ces personnages énigmatiques.

Malgré ces beaux éloges, certaines petites choses me chagrinent un peu. A commencer par mon choix du « deuxième tome » de U4. On nous a bien stipulé qu’il n’y avait pas d’ordre à la lecture, hors, force est de constater qu’ici dans Yannis nous sommes d’autant plus collés à Stéphane. De ce fait, pour savoir ce qu’il advient de nos 2 protagonistes, ou tout simplement pour découvrir le fond de ses pensées, il me semble logique de continuer ma lecture en entament U4 : Stéphane. Je pense donc que Koridwenn et Jules forment un groupe, tout comme Stéphane et Yannis.

C’est la fin qui m’a certainement le plus déçue. Je suis restée sur ma faim et me suis demandé « A quoi bon » continuer ma lecture s’il n’y a pas de fin à proprement parlé. J’ai donc vraiment beaucoup d’inquiétudes quant à découvrir U4 sous le point de vue de Kori pour la simple et bonne raison que j’ai la conviction que je vais en être déçue… Vais-je revivre les mêmes scènes ? Les mêmes dialogues partagés avec Yannis ? Vais-je avoir le fin mot de toute cette histoire au final ?

vert = très bon
vert = très bon

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