Mindjack, tome 1 : Esprits libres de Susan Kaye Quinn

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Quand tout un chacun peut lire dans l’esprit des autres, il devient dangereux de garder un secret.

A seize ans, Kira Moore n’est qu’une Zéro, quelqu’un qui ne peut lire dans les pensées des autres, et dont les autres ne peuvent pas lire les pensées non plus. Les gens comme elle sont des parias à qui on ne peut faire confiance, ce qui ne lui laisse aucune chance d’avenir avec Raf, le meilleur ami télépathe dont elle est amoureuse en secret.

Mais lorsqu’elle prend le contrôle de l’esprit de Raf par accident et manque de le tuer, Kira tente de cacher ce nouveau pouvoir qui l’effraie à sa famille, ainsi qu’à Raf lui-même, dont la méfiance grandit chaque jour un peu plus.

Mais les mensonges ne font que se resserrer autour d’elle, l’entraînant au plus profond du monde caché des mindjackers, où prendre le contrôle des gens qu’elle aime n’est que le début de la longue liste des choix mortels qui l’attendent.

mon avis

Avant de me lancer dans cette chronique à cœur perdu, je tiens à remercier chaleureusement les éditions MxM Bookmark pour cet envoi qui me correspond à merveille.

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En laissant de côté le résumé (que je ne souhaite pratiquement jamais lire avant de me lancer dans la lecture d’un ouvrage), le livre objet est tout simplement magnifique. Je n’ai pas eu la chance de le tenir en version papier entre mes mains, cependant, rien qu’en version ebook il en jette. Très beau travail éditorial : les couleurs vives attirent l’oeil et l’attention du lecteur. Même s’il ne faut pas juger un roman de par sa couverture : je savais qu’il risquait de me plaire bien avant que je ne l’entame.

Par envie de découvrir d’autres choses, d’autres univers, je me suis un peu éloignée du monde fantastique que j’ai beaucoup apprécié étant jeune. En mêlant mes lectures personnelles à celles de cours, le constat à été le même : je ne souhaitais plus ni lire ni découvrir de romans fantastiques. Pour une raison simple : à trop en voir, nous finissons par en être lassés. C’est ce qu’il m’est arrivé, à bout de souffle de ce genre en particulier, j’avais l’impression de découvrir encore et toujours la même trame, sans jamais vraiment parvenir à être étonnée…

img-21204795d8Avec ce premier tome de Mindjack, ça a été différent. Certainement que cette coupure a été bénéfique pour me permettre de mieux savourer cet  ouvrage dans toute sa somptuosité. Vraiment, et sincèrement, c’est grâce à Susan Kaye Quinn que mon intérêt pour ce genre de roman s’est réellement avéré. Oui, je n’ai pas honte de le dire : le fantastique me transcende. C’est une sorte de retour aux sources très nourrissant cette lecture.

J’ai pris un malin plaisir à retrouver ce goût de la lecture, cette attraction irrésistible d’engloutir le roman en un rien de temps, d’être complètement happée par les mots, totalement perdue dans l’histoire à tel point que l’on se couche très tard alors que l’on à partiel le lendemain, que l’on se met à rêver du livre en question, et de lire en classe car nous voulons le fin mot de l’histoire. Je n’ai pas vu passer le temps en la compagnie de Kira, Simon, Raf et les autres. J’ai réellement passé un moment féerique, la plume de l’auteure me projetant très loin dans ce monde fictif et imaginaire.

Dans Mindjack, nous sommes dans un univers assez futuriste où, à cause d’une bactérie contenue dans l’eau, l’être humain s’est vu doté de pouvoirs surnaturels : lire dans les pensées. Nous suivons alors une jeune fille (Kira) qui est rejetée par les élèves de son lycée à cause de son statut de zéro : elle ne possède pas encore le don. De fil en aiguille, nous apprenons que Kira n’est pas si nulle que cela…

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Alors, j’admets qu’il y a quelques « bancalités » qui auraient pu nuire au récit : le personnage de Kira apparaît de prime abord comme enfantin, les premiers chapitres ne contiennent pas énormément d’action, les évènements s’enchaînent assez vite d’où un manque évident de descriptions. Cependant, malgré tout, l’auteure a su me surprendre et attirer mon attention par cette trame originale que je n’avais jusqu’alors jamais rencontré au sein d’un fantastique : le contrôle de l’esprit. C’est un thème finalement qui s’avère assez difficile à mettre en place au sein d’une narration puisqu’il n’implique pas directement des échanges banales entre les personnages. Les pensées des personnages doivent être brutes,pures, sans filtre… Nous sommes directement happés dans le fil conducteur de leur pensées, il ne doit pas y avoir de portes closes entre le lecteur et le personnage, ni même entre la narration et le personnage. L’auteur a su manier cet exercice à la perfection : en parvenant du point de vue de la réception du lecteur à distinguer la narration et les réelles pensées du personnage (du point de vue de la perception du personnage) sans perdre en cours de route le lecteur… L’auteur à évité l’écueil de la facilité etelepathie-vie-socialen transposant les pensées intimes des personnages ainsi « Simon pensa « mon dieu qu’elle était belle »,
j’en étais ravie et lui répondit à voix haute : merci », non la narration est extrêmement bien ficelée et les rouages d’une bonne écriture ce sont mis en place d’une manière à tisser une toile autour du lecteur pour le happer toujours plus loin dans l’antre du de la muse de la littérature. Alors certes, il n’y a pas énormément de descriptions, alors que vous le savez : j’adore les tonnes de descriptions. Mais finalement, quand un récit est bon, qu’il se suffit à lui même, que la base/la trame de l’histoire est très bien ficelée, que les caractères des personnages sont bien affirmés, il n’y a pas besoin de noyer le poisson dans un démêlé de descriptions inutiles qui auraient alourdi le récit. C’est justement cette absence de description qui donne foi au récit, qui met en branle la machine du suspens et de l’action.

Autre point qui aurait pu être très vite rédhibitoire à mon sens : l’histoire d’amour. Je suis parvenue à faire de nombreux efforts concernant le romantisme en littérature, cependant, je garde toujours mes distances avec la romance adolescente: toujours ennuyeuse et nunuche à souhait « oh je l’aime, il est tellement beau ». Voilà, pour moi, une histoire d’amour dans un livre doit faire vivre des passions. Et chez les ados, bah, ce sont les premières fois,les premières découvertes et généralement, ce n’est pas bien folichon. J’ai eu beaucoup peur en voyant donc arriver avec de gros sabots la possibilité d’un triangle amoureux… Avec présence d’un meilleur ami protecteur, d’un petit ami mystérieux jaloux… bref, le trio d’enfer quoi.Mais, une fois encore, l’auteure m’a bien étonnée.Positivement d’ailleurs,puisque, l’histoire a pris un tout autre tournant auquel je ne m’y attendais absolument pas…

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D’ailleurs, c’est cet ingrédient qui m’a le plus marqué : la surprise. D’ordre général, arrivé à un moment donné, j’arrive à voir les grandes lignes que risque de prendre une histoire : toi tu vas mourir, lui il va déclarer sa flamme, elle c’est une traître… Bref, généralement, le suspens n’est jamais manié du début jusqu’à la fin d’une belle main de maître. Ici, c’est une nouvelle fois différent. J’ai réalisé une lecture totalement crédule et innocente, sans chercher à comprendre le comment du pourquoi, je me suis laissée entraîner dans les péripéties de l’héroïne,j’étais d’ailleurs totalement dans sa peau, et j’ai été étonnée par les rebondissements du début à la fin.Pas une seule fois, je n’ai connu durant ma lecture de creux ou de temps mort quelconque.

Pour finir cette chronique, je vais survoler la question des personnages. Aimer ou non un personnage c’est propre à chacun même si l’auteur distille des éléments de caractères pour nous dresser un portrait flatteur ou non d’un héros (présence de la peste, présente de l’héroïne badass…). J’avais l’impression au début de ma lecture que Kira,le personnage principal, allait me taper sur les nerfs. Cependant, nous constatons au fil des pages sa prise de maturité. De l’enfant des premières pages, elle est déjà devenue une jeune femme aux dernières. Les caractères des personnages ne sont pas trop caricaturés. Certes, nous retrouvons des points de caractères essentiels comme celui de la petite fille frêle qui se hisse au rang de dangereuse héroïne, du faux gentil qui devient méchant puis finalement s’avère être un vrai gentil… Mais, les caractères sont nuancés. l’héroïne n’est pas téméraire, elle n’est pas badass, elle lutte simplement pour sa survie du mieux qu’elle le peux en essayant de conserver ses valeurs…

Je pense que je vais m’arrêter là, inutile de plus pour vous convaincre de vous lancer dans cette lecture qui a été un vrai coup de coeur. Chose qui ne m’arrive pas souvent d’ailleurs!

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vert = très bon

Sans titre

Harry Potter et l’enfant maudit de J.K. Rowling,John Tiffany et Jack Thorne

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La huitième histoire. Dix-neuf ans plus tard.

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

D’après une nouvelle histoire originale de J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, la nouvelle pièce de théâtre de Jack Thorne, Harry Potter et l’Enfant Maudit est la huitième histoire de la saga Harry Potter et la première histoire de Harry Potter officiellement destinée à la scène.
La première mondiale de la pièce aura lieu à Londres dans un théâtre du West End le 30 juillet 2016.

mon avis

harry-potter-et-l-enfant-mauditJ’ai longtemps hésité avant d’acquérir et lire ce nouveau dérivé d’Harry Potter. Les raisons en étaient multiples : beaucoup d’avis négatifs circulaient sur la toile, je n’apprécie en général pas « dépendre » d’un effet de mode, le prix était (est) assez onéreux, la forme de l’ouvrage (je n’apprécie pas forcément le théâtre) ne me plaisait pas des masses… Plusieurs petits détails me turlupinaient donc, mais, je ne souhaitais pas refaire la même erreur que quelques années auparavant : attendre, attendre encore et toujours pour que finalement le livre dans cette édition là ne soit plus disponible nulle part. (cf : les harry potter GF de chez Gallimard).

4904061lpw-4904687-article-jpg_3689753  Il est bon de savoir que l’enfant maudit est le « script » d’une pièce de théâtre actuellement jouée aux USA (et non prévue pour le moment en France). Elle a connu un très fort succès, ce qui prouve que le phénomène Harry Potter après autant d’années ne risque pas de s’éteindre.

J’ai été faible et j’ai succombé aux plaisirs que m’offre la lecture : je l’ai acheté même pas 5 jours après la sortie en VF du livre, qui pour une fois à la même couverture qu’en VO.

5013432_6_98d4_2016-10-13-57639e9-6449-u8zkxw-os92mon7b9_644720062f56c0048ad2120a43f5bbf4Malgré un début de lecture assez chaotique pour ma part – car il me faut toujours un petit temps d’adaptation à la forme du théâtre (didascalies, très peu de descriptions…)-. J’ai pourtant de nouveau été totalement embarquée dans l’univers crée par la fabuleuse et talentueuse J.K Rowling.  J’ai été vraiment heureuse de pouvoir rencontrer nos héros préférés, bien plus âgés, et parents d’une jolie petite tribu chacun. Ron, Hermione, Harry et Ginny sont toujours les meilleurs amis du monde et aimeraient qu’il en soit de même pour leurs petits garnements. Alors que les enfants Potter/Weasley commencent leur première année à Poudlard et appréhendent la fameuse épreuve du Choixpeaux, la pièce de théâtre se penche d’autant plus sur le fils aîné d’Harry Potter : Albus Severus Potter. image

Albus Severus Potter accumule trois grands noms très connus dans le monde des sorciers, il a sur les épaules le poids d’un héritage familial assez lourd à porter. Il souhaiterait exister pour lui même et non pas à travers l’image du grand Harry Potter. Il est difficile pour lui de se faire des amis à l’école, d’autant plus dure d’être à la hauteur de son père et ne parvient pas à battre les exploits de celui-ci quand il avait le même âge. Il se noue d’amitié avec le fils d’un personnage phare de la saga, grand adversaire de Potter dont je ne dévoilerai pas le nom. Cette amitié improbable et très controversée amènera les deux petits dans un bourbier sans nom. Albus, ayant l’âme aussi chevaleresque que son papa, se lancera dans une aventure très complexe et dangereuse.

palace_ext-8-300x169Nous faisons face à un Harry Potter très empêtré dans son rôle de père et nous le voyons souffrir de cette expérience qui le surpasse. Harry, très occupé par son travail délaisse quelque peu le petit Albus qui ne demande que son attention et multiplie les bravades pour avoir de l’attention.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture qui se termine assez vite, j’ai adoré apprendre à connaître ces nouveaux personnages : nous les avions connus enfants puis, nous les connaissons adultes/parents. Pour les fans inconditionnels d’Harry Potter, l’enfant maudit est certainement fait pour vous : vous aurez la petite larmichette à l’oeil d’enfin avoir l’occasion de relire du JK.R !

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Sachez également qu’il est susceptible qu’une Web Série sous le point de vue d’Hermione Granger sorte d’ici le 16 janvier prochain aux USA!

 

Les +

 Les –

Pouvoir retrouver l’univers de Hp

– Encore une belle petite histoire

Intrigue prenante         

– Très court, très facile à lire                      

– La forme du livre (pièce de théâtre)

– Manque de sentiment

– Peu de profondeur

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vert = très bon

Après Les Animaux fantastiques, un nouveau spin-off deHarry Potter s’apprête à voir le jour. En effet, une web-série intitulée Hermione Granger and the Quarter Life Crisis mettra en scène l’héroïne incarnée au cinéma par Emma Watson puis par Noma Dumezweni dans la pièce Harry Potter et l’enfant maudit.

Dans cette adaptation non-officielle de l’univers Harry Potter (J.K. Rowling n’est pas impliquée), Hermione Granger and the Quarter Life Crisis verra la sorcière faire face à une crise existentielle : à 25 ans, la jeune femme met fin à son mariage avec Ron Wesley et quitte son poste au Ministère de la magie pour refaire sa vie à Los Angeles. L’occasion de retrouver sa sœur LaQuita, son amie Parvati Patil ainsi qu’un certain… Drago Malefoy !

Hermione Granger and the Quarter Life Crisis sera diffusée dès le 16 janvier prochain.

Source : Allocine.fr

Le règne de l’empereur T1 – Le skyraff de Florence et Thomas Gindre

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Un elfe meurt en confiant un œuf mystérieux au jeune Espa : celui d’un Skyraff, un loup ailé. Entraîné malgré lui dans un tourbillon d’aventures, poursuivi par les sbires de l’Empereur, l’adolescent bravera les plus grands dangers, se confrontera à la magie pour survivre et luttera pour le continent.

mon avis

Je remercie chaleureusement les éditions de la reine pour ce service presse. 

tumblr_odb6g0j2s61themldo1_500La lecture de ce premier tome d’une série nommée « le règne de l’empereur » m’a finalement prit pas mal de temps. Non pas que je n’ai pas apprécié cette lecture, mais pour la simple et bonne raison que ma liseuse à fait des siennes! Je tiens donc à présenter mes plus plates excuses à la chargée de communication de la ME ainsi qu’aux auteurs d’avoir mis autant de temps à sortir une chronique. Vraiment, j’en ai honte!

Le Skyraff à la particularité d’avoir été écrit à quatre mains. Bien plus qu’un simple ouvrage jeunesse, c’est une véritable histoire sentimentale et familiale qui est née de l’amour peut-être héréditaire et commune de la littérature. Une mère et son fils, liés par le fabuleux pouvoir des mots. Né de l’imagination d’un petit homme au grand talent et prenant vie dans le phrasé de sa maman, le skyraff a connu avant de voir le jour un fabuleux destin. Je trouve la naissance de ce livre très touchante et émouvante. On retrouve au sein du récit ce plaisir d’écrire et d’imaginer que partagent cette mère et son enfant. J’admire Florence Gindre d’avoir permis de donner parole à son fils, de lui avoir donné confiance en lui ainsi qu’en son idée, lui permettant d’être édité, lu et apprécié par plusieurs lecteurs. Thomas Gindre, qui a été fortement touché par Eragon, dévoile dans le skyraff toute l’étendue de sa vaste imagination et son jeune talent.

saphira_and_eragon_by_the_reluctant_dragon-d24by6aAu début du récit, la ressemblance avec Eragon de Christopher Paolini (qui lui aussi a commencé a écrire vraiment très jeune!) me déroutait un peu. J’ai lu par curiosité le tome  1 de cette série sans n’avoir jamais accroché au récit.J’avais donc peur, en lisant le Skyraff, de tomber en plein coeur d’une parodie de cette série culte dont le thème ne m’inspirait pas.

eggaw01-pnetMal m’en a pris, le Skyraff possède sa propre âme et ne ressemble en rien à Eragon! Nous faisons la connaissance d’Espa, un jeune garçon de quinze ans, qui vit chez sa famille adoptive à Lara. Un jour, il tombe sur un bel oeuf qu’il décide pour une raison inconnue de ramener chez lui. Quelque temps plus tard, cet oeuf éclos. Une bête mystique, pourvue de petites ailes ayant la faculté de parler en est sortie : Espa décide de l’appeler Xénos. A la destruction de leur ville, Espa, Xénos et la conteuse de la ville Nymphia se trouvent obligés de fuir ensemble pour éviter de se faire tuer.  S’en suit alors un périple haletant, mêlant quêtes et magie à gogo.

Si le récit parle de prime abord à un public assez jeune, il peut toutefois tout à fait convenir à un plus large public en quête d’un roman candide et porteur de joie. Le skyraff se lit en un rien de temps et à le pouvoir de faire rajeunir son lecteur et de l’emmener dans un monde imaginaire et fantastique.

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Carte du monde du « Skyraff » Source :

Malgré le manque évident de descriptions, je n’ai cependant pas été gênée dans ma lecture pour m’imaginer avec précision les scènes qui se jouaient devant mes yeux. Le récit est court, parfois les réflexions/dialogues/tergiversations des héros quelque peu enfantin(e)s, les évènements prévisibles, et les quêtes trop vite réussies par les héros mais ces petits points négatifs n’éclipsent en rien le plaisir de la lecture et le plaisir de découvrir toujours plus les aventures d’Espa, Xénos et Nymphia.  Les idées sont là, le bestiaire ainsi que la carte du monde du Skyraff sont détaillés, pour la plupart complètement inventés. Alors je me dis, que peut-être Thomas, plus tard, reprendra les grandes lignes de cette fabuleuse histoire. Etoffera d’autant plus le récit pour qu’il atteigne d’une part les quelques 900 pages d’Eragon et d’autre par la renomée qu’il mériterait.

Le skyraff est une belle et bonne découverte, j’ai pris plaisir à lire les aventures de nos héros. J’ai hâte d’attaquer le tome 2 pour enfin avoir le fin mot de toute cette rocambolesque histoire!

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vert = très bon

 

Les revenants T1 de seth Patrick

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Dans une petite ville française de montagne dominée par un immense barrage, les habitants abasourdis voient des membres disparus de leur famille revenir à la vie : le même jour, des personnes de tous âges, parfois décédées depuis des années, reprennent le cours de leur existence sans aucun souvenir de leur mort. Camille, 13 ans, tuée dans un accident de bus scolaire, Simon, qui s’était suicidé avant son mariage, Victor, un petit garçon mystérieux que personne ne semble reconnaître… Alors que chacun tente d’accepter l’impossible, des phénomènes étranges se produisent dans la ville et des meurtres sanglants, semblables à une série d’assassinats perpétrés dans la région sept ans plus tôt, terrifient la population.

Comment les habitants vont-ils faire face à cet incroyable phénomène qui suscite à la fois la joie, l’effroi et la jalousie ? Pourquoi ces revenants apparaissent-ils du jour au lendemain sans raison ? Et pourquoi eux en particulier ?

mon avis

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Le livre « les revenants » a été adapté en série télévisée sous le même nom

Très bonne surprise et découverte à la fermeture de ce premier tome qui marque le début d’une série qui je pense risque d’être épique. J’ai été totalement transportée dans l’histoire inventée et racontée avec brio par Seth Patrick. Et pourtant, au départ, ce n’était pas gagné. J’ai la plupart du temps tendance à confondre les personnages des romans entre eux, surtout quand ils ont dans leurs prénoms des consonances assez proches. Ce n’est donc pas entièrement la faute de l’auteur si j’ai été au début perdue entre les divers et multiples personnages que nous rencontrons dans cette histoire. Je confondais mère et fille, amants et amis…les-revenants-saison-2-canal-canal-plus Bref, j’avais beaucoup de mal à m’orienter dans ce dédale de ces nombreux personnages. (Voilà pourquoi d’ailleurs je lis la plupart du temps des livres dont la narration est à la première personne du singulier). Une fois bien acclimatée aux personnages et à l’ambiance, le reste coule pratiquement de source. Les débuts du livre, qui posent et consolident les bases d’une bonne histoire, sont véritablement lents. Les premiers chapitres ne recèlent absolument pas d’action… Je n’ai donc pas été plus que cela emballée de premier abord. Mais, il y avait quelque chose dans la trame de l’histoire et dans la façon d’écrire de l’auteur qui me faisait continuer ma lecture coûte que coûte. Les revenants m’a fait penser à la série télévisée les 4400 (série que je recommande fortement) et clairement, les deux trames se ressemblent vraiment énormément.

les_revenants_chapitre_2_ba_episodes_7_et_8__final__151014_ugc_34588_image_hDans les revenants, nous faisons la connaissance de plusieurs personnages qui vivent dans une petite ville. Chacun des habitants se connaissent et se côtoient, c’est un petit « village » typique français. Il y a quelques années de cela, la tranquillité de cette ville a été mise à rude épreuve puisque lors d’une sortie scolaire, la moitié des enfants de la ville ont péri dans un accident d’autocar. Après cette tragédie, la plupart des familles victimes ont préférées quitter la ville et laisser derrière eux le fantôme de leur enfants. Tandis que l’autre moitié, restante, se bat pour survivre à la perte d’un être cher. Les morts de l’autocar s’ajoutent à celles que connais chaque année la ville, les suicides, les accidents, les meurtres… Un jour, la petite Camille se réveille dans les hauteurs de la ville sans plus aucun souvenir de ce qu’il lui ait arrivé. Elle décide tant bien que mal de rentrer chez elle. Avec étonnement, lorsqu’elle franchie le pas de la porte de sa maison, sa mère la regarde  les larmes aux yeux. Comme si elle venait de voir un fantôme. En réalité, cette petite ville connaît alors un phénomène hors du commun : les morts reprennent vie. Leur résurrections s’acompagnent de secrets, tourments, drames. Ils déterrent avec eux les secrets bien enfouis des habitants de la ville. Et révèlent par la même occasion le « fond » et « l’âme » de chacun. Cependant, leur venue provoque des effets indésirables et surnaturels : panne d’électricité, meurtres, maladies… Et si les revenants étaient foncièrement mauvais ?

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Comme je l’ai stipulé plus haut, les premiers chapitres n’ont rien de bien intéressants. C’est  pratiquement à la moitié du livre que l’histoire prend de l’ampleur et est parvenue à me convaincre. Les revenants est un livre addictif : mais quand est-ce que sort la suite !?

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vert = très bon

Dentelle et Ruban d’argent t1 – Jeux du sort d’America Grace

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À vous, voyageurs pleins de rêves et au cœur empli d’espoir,
puissent les portes de For Willbrook, la ville prisonnière d’un hiver éternel, rendre votre destin meilleur.
Par un matin de tempête, William emprunte le chemin qui le guide vers la belle Wendy,
toujours vêtue de dentelle, mais dont le corps souffre d’un terrible mal.
Alors qu’il initie l’âme de sa belle à une magie enchanteresse,
voilà que s’enclenche le jeu du funeste Destin…

Qui de la dentelle ou du ruban d’argent survivra à cette saison glacée ?
Est-il possible d’empêcher quelqu’un de mourir quand son cœur ne fait plus qu’un avec le nôtre ?

mon avis

Perdre un être cher signifie la fin. L’instant ultime où les étoiles se retirent. Le soleil s’éteint, la lune s’éclipse. Les océans se vident, les couleurs disparaissent. Tout ce qui adviendra désormais n’aura plus la même saveur… (p.37)

Je tiens tout d’abord à remercier les  éditions Plume Blanche (dont la chargée de communication) ainsi que l’auteur America Grace de m’avoir permis de découvrir ce fabuleux ouvrage.

13876284_1568147866813306_1525722014876939460_nMention toute spéciale pour cette petite maison d’édition que je viens à peine de découvrir, mais qui par les quelques ouvrages qu’elle propose m’a déjà conquise. J’avais ouvert ce blog pour découvrir de nouveaux horizons et je constate qu’avec lui j’emporte des bagages avec moi à chaque nouvelle lecture. L’équipe est tout simplement géniale, disponible pour ses clients ainsi que « ses blogueurs », présente sur les réseaux sociaux, réactive avec (on le sent) une réelle envie de faire plaisir à ses lecteurs, une forte implication  personnelle véhiculée par une passion commune : la lecture. America Grace ne fait donc pas « tâche » dans cet univers qui lui sied bien. Il me semble ne jamais (encore) avoir rencontré d’auteur autant proche de ses lecteurs. Je pense que son livre Dentelle&Ruban d’argent (D&RD) est à son image : touchant et profondément « humain ».

Inutile donc de tourner autour du pot, D&RD a été un véritable petit coup de coeur pour moi.Mieux, ça a été pratiquement une révélation. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié une lecture et visiblement, ce mois de juillet 2016 a été idéal pour les découvertes livresques !

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La couverture de cet ouvrage enchanteresse signée par la talentueuse Tiphs (une fabuleuse artiste et écrivaine de talent), m’a tout de suite tapée dans l’oeil. Elle m’appelait, me séduisait. Ses couleurs harmonieuses, relaxantes et douces, le ruban délicatement posé dans la chevelure étoilée de cette femme, la dentelle qui épouse ses formes… Tout, absolument tout, amène le lecteur à se pencher sur cet ouvrage. Et comme dans l’intégralité de ce court roman, c’est la délicatesse et la bienveillance qui nous assaille lorsqu’on admire cette couverture.

Dentelle et Ruban d’argent ce n’est pas un ouvrage banal, non puisqu’avant tout c’est un conte. Un récit court donc, qui ne souffre ni de trop grandes « envolées littéraires »*ni d’une fin précipitée. Un conte à l’allure des « grands » que nous connaissons tous manié d’une main de maître par une auteure ingénieuse et incroyablement talentueuse. talentueuse, oui, elle l’est. Le récit ne comporte pratiquement pas de dialogues, la narration/description composent les 3/4 de ce bref récit et pourtant jamais durant ma lecture je ne me suis ennuyée. J’ai bu les mots en même temps que je savourais les pages, il est rare et beau d’être ainsi transportée dans une autre dimension, dans un autre univers grâce au simple pouvoir des mots. Et il est très rare que j’écrive une chronique avec autant d’enthousiasme et d’hystérie (oui, car quand j’aime : il faut que je le partage!)

toits-enneigesA travers la plume d’America Grace j’étais à For Willbrook (For = Forks, Will = Williams, Brook = Holbrook). Dans cette ville entourée de mystères, figée continuellement dans le froid et la glace. For Willbrook est certainement l’endroit rêvé de tous, surtout en ces temps difficiles où l’insécurité règne. Seules les personnes dépouillées de toutes mal intention, méchanceté, mauvaise foi peuvent vivre dans cette ville utopique. Les habitants de For Willbrook sont humbles, attentionnés, tournés vers l’autre … ils sont tout simplement humains. (ou en tout cas ce que devrait être un être humain) . Cette petite ville est entourée de magie et protège ses habitants des naufrages de la civilisation. Nous rencontrons ainsi, un dénommé William, magicien de renom, qui par un formidable hasard fait la rencontre de la belle et fragile Wendy (toujours vêtue de dentelle). William accepte d’accompagner Wendy, gravement malade, dans les derniers moments de sa vie. Il y a aussi, d’un autre côté, la fabuleuse Hannah (celle au ruban d’argent). Soeur de William, elle lui est tout aussi chère à son coeur. Cependant, tout comme Wendy, Hannah est de faible constitution…

L’amour a ceci de cruel, qu’il finit toujours par unir deux âmes innocentes dans la tentation des plaisirs charnels, peu importe leur volonté de ne point y succomber (p.133)

Et ce récit nous transporte alors dans une sorte de questionnement de soi. Les thèmes abordés sont nombreux, mais la morale est présente. Nous faisons face au deuil, à la perte d’un être cher, à trouver les solutions pour continuer de se battre toujours plus, atelier-magiede se relever malgré les obstacles que la vie nous offre. Et en même temps, il y l’arrivée de l’espoir, l’espoir qui fait vivre et décuple les forces de l’Homme. Il y a l’amour, fraternel, véritable, inconditionnel, qui perdure et dure, l’amour interdit. La mort est beaucoup présente, l’acceptation d’une maladie. La joie, la délivrance, la beauté de grandes choses qui fait l’immensité des petites, les tabous …

Ce conte c’est un véritable hymne pratiquement,oui, à la paix. A la paix de soi, à la paix des autres. Il nous fait voir la vie d’un autre oeil, peut-être un peu moins fataliste et égocentrique. L’homme a tendance à ne voir que le bout de son nez, c’est tellement triste…

Je n’ai pas honte d’affirmer que j’avais la larme à l’oeil car ce roman est percutant, poétique et il nous touche en plein coeur. Hâte de décourir la suite de cette fabuleuse aventure.

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vert = très bon

coup de coeur

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Outlander tome 1 : Le chardon et le tartan de Diana Galbadon

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1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s’efforce d’oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d’une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d’en découvrir la raison : en s’approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d’un champ de bataille.

Le menhir l’a menée tout droit en l’an de grâce 1743, au coeur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois ?

Le début d’une série incontournable !

mon avis

51kbmyan9clNous connaissons tous (plus ou moins)  cette série à succès sous le nom presque féerique « d’outlander ». Propulsée sur les devants de la scène grâce à sa série télévisée éponyme, outlander est un véritable remède à l’ennui ! Cependant, il est bon de savoir qu’avant d’être plus couramment appelé « Outlander » , le Chardon et le Tartan a connu une longue et vaste période d’ignorance peuplée de quelques chanceux ayant découverts la saga « à temps ». « A temps », oui car la saga a, à plusieurs reprises, cessée d’être publiée!  Ma mère a découvert cette fabuleuse saga dans les années 2000 grâce à la collection j’ai lu, format de poche assez classique avec une couverture véritablement vilaine.

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Puis, malheureusement, ne trouvant plus nulle part la suite tant attendue des aventures de Claire Beauchamp-Randall dans la même collection qu’entamée, elle s’est rabattue sur le grand format publié aux éditions presses de la cité. Une fois encore, arrivée à la lecture de son  troisième tome elle a vite constaté que l’édition de cette saga avait  été stoppée pour une raison X ou Y. (Elle n’avait pas qu’à lire comme une tortue!)

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2014 est marqué de joie pour ma mère, qui  enfin va  pouvoir découvrir la suite des épopées de ses highlanders préférés. Avant qu’outlander ne connaisse le succès, ma mère me parlait beaucoup de ce bouquin, m’encourageant fortement à le lire et à le découvrir. Mais, étant donné qu’à l’époque ma mère n’avait pas la suite de la saga, je ne voulais pas me lancer dans sa lecture  en sachant pertinemment que je n’aurai pas le fin mot de l’histoire. C’est en voyant la nouvelle édition  signée de nouveau par « j’ai lu » que je me suis lancée dans l’aventure après avoir dévorée la première saison de la série télévisée avec délectation.

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Bref… Outlander est une véritable pépite qui ne peut laisser personne indifférent et qui a su conquérir plusieurs générations. Si ma lecture du tome 1 n’est finalement plus qu’un résumé de la saison 1 (série télévisée qui est fortement fidèle au roman!), j’ai tout de même grandement apprécié lire les pensées de Claire et redécouvrir de nouveau ce fabuleux Jamie. L’histoire est innovante, moderne et surtout unique! Diana Gabaldon a « enfanté » des personnages  aux caractères bien définis, pour lesquels nous nous attachons sans mal. Au fil des pages les liens se tissent entre les personnages et prennent de plus en plus d’ampleur. Les personnages et nous ne faisons vite plus qu’une seule personne. 884px-clan_member_crest_badge_-_clan_fraser_of_lovat-svgNous sommes totalement immergés et imprégnés dans cette fabuleuse histoire. Nous sommes Claire Beauchamp Randall et Jamie Fraser.  Il n’y a pas véritablement d’action, le tome 1 d’outlander pose et tisse les bases d’une histoire qu’il me semble être révolutionnaire et totalement addictive pour tous.

 

A travers le chardon et le tartan nous faisons la rencontre d’une jeune trentenaire Claire Beauchamp – Randall qui voyage en Écosse accompagnée de son mari Frank. Après plusieurs années passées loin l’un de l’autre à cause de la guerre, les deux amants se retrouvent à Inverness pour une seconde lune de miel. En visitant la ville écossaise, Claire décide de se rendre à la colline de Craigh Na Dun pour y admirer les fabuleux menhirs. Attirée indéniablement par une sorte de bourdonnement s’échappant de l’une des pierres, elle parvient sans le savoir à voyager à travers le temps et l’espace. Projetée 200 ans en arrière, elle atterrit dans une Ecosse prête à entrer en guerre. Claire Beauchamp Randall devient alors Claire Beauchamp, jeune veuve anglaise. Sous la tutelle d’un certain Jamie Fraser et son clan, elle va assister à la célèbre bataille de Culloden… Et vivre certainement sa plus belle histoire d’amour.

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Cette plongée dans l’écosse telle que je ne la connaissais pas m’a fait indéniablement voyager vers des contrées lointaines qu’il me hâte de découvrir pour de vrai. Pour ma part, j’attends d’acquérir l’ensemble de la saga avant de me lancer dans la lecture du tome 2.

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vert = très bon

Miss peregrine et les enfants particuliers T1 – Ransom Riggs

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Une histoire merveilleusement étrange, émouvante et palpitante. Un roman fantastique qui fait réfléchir sur le nazisme, la persécution des juifs, l’enfermement et l’immortalité.

mon avis

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Petite série littéraire qui fait beaucoup parler d’elle en ce moment. Le monde imaginé par Ransom Riggs me faisait de l’oeil depuis longtemps déjà!  Très attirée par la bande d’annonce de son adaptation cinématographique, signée Tim Burton, je me devais de dévorer les livres avant d’aller découvrir l’histoire sur grand écran. Cependant, je dois avouer que d’ordre général je me tiens tout à fait à l’écart des romans phares, qui rencontrent un franc succès. Toujours réceptive à l’idée d’être déçue, d’ordre général je ne me jette pas sur LE livre dont tout le monde parle. Mais, je suis une fille très faible. C’est en me baladant dans les rayons (peu fournis d’ailleurs!) de la fnac du centre bourse de Marseille que j’ai été attirée par un livre objet hors du commun. J’ai vu le titre, admiré la couverture, feuilleté les pages et « sniffé » le livre, puis je l’ai acheté sans même regarder le prix. Arrivée à la maison…Je me suis tout bonnement rendu compte que j’avais acheté le tome 3 et non le 1 comme je le pensais. Hip,Hop, quelques petits clics sur amazon et la fnac : j’ai commandé les deux premiers tomes !  Dès que les livres sont arrivés je me suis jetée sur le premier tome que j’ai littéralement dévoré.

Ces livres sont tout bonnement des œuvres d’art, livre/objet hors du commun à un prix raisonnable (15euros90) comme je n’en avais encore jamais vu. De nature conservatrice, j’étais tétanisée à l’idée d’abîmer ce bel objet. C’est un véritable travail d’orfèvre réalisé là par l’auteur, puis la maison d’édition et enfin par les détenteurs de telles photos. L’ouvrage est agrémenté de jolis symboles, les pages noircies d’une très belle écriture (presque féerique et enchanteresse), l’histoire prend forme et réalité grâce aux multiples photos qui parsèment le récit (parfois vraies, parfois montages). Ce décor donne au récit d’autant plus de charme et nous fait littéralement voyager à travers les mots et l’espace. Nous sommes projetés aux côtés de Jacob.

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Jacob Portman est un jeune adolescent fortement attaché à son grand père qui est légèrement tourmenté par un passé tragique et marqué par une guerre sanglante. Le grand père de Jacob vit dans un autre monde et aime raconter des histoires imaginaires à son petit fils, qui enfant, se faisait un plaisir de les découvrir sans cesse. Selon les histoires farfelues de son grand père, il existerait quelque part en ce monde, un orphelinat peuplé d’enfants particuliers : ils auraient des pouvoirs hors du commun (Invisibilité, force surnaturelle, capacité de voler…). 13615372_1564129117215181_8673175965898656811_n.jpgComme pour étayer ses dires, le grand père possède une multitude de portraits donnant vie et forme aux personnages qu’il narre avec enthousiasme à son petit fils. Tout au long des descriptions que le grand père donne à Jacob, nous pouvons nous aussi par la suite contempler ces étranges photos. Tout comme Jacob plus jeune, nous voulons au départ croire à ces fabuleuses histoires qui nous font voyager. Cependant, en grandissant aux côtés de Jacob, nous émettons avec lui quelques réserves sur la santé mentale de ce grand-père dont la vieillesse le nargue. Ces photos ne sont-elles finalement pas truquées ? A la mort ignoble de son grand père, Jacob entre peu à peu dans une sorte de torpeur, le coupant du monde et de la vie, le rendant associable et parfois totalement dépressif. Pour se sortir de cette mauvaise passe,  Jacob entreprend un pèlerinage qui pourrait le sortir peu à peu de son mal être : il décide de marcher sur les traces de son grand père et se rendre sur la petite île où se situe cet étrange orphelinat.

En quête de vérité, Jacob va découvrir une fabuleuse histoire dont il n’est pas prêt d’oublier.

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Nous lecteurs, sommes immédiatement projetés dans cet étrange univers grâce à l’écriture fluide et enchanteresse de son auteur, qui à l’aide de ces beaux clichés, sait presque rendre vie au récit. J’avais envie de croire à l’histoire que me racontait Jacob Portman, j’ai envie de croire que dans notre monde il existe cet orphelinat pour enfants particuliers!

cine-geek-2016-993f-diaporamaJ’ai totalement été transportée dans ce monde, faisant quelques nuits des cauchemars mettant en scène les monstres auxquels Jacob et ses amis sont parfois confrontés. J’ai pleinement vécue ma lecture, et malgré quelques petites choses qui m’ont chiffonnées, je n’ai pas lâché mon livre une seule fois.

Vraiment, ça faisait longtemps que je n’avais pas autant été submergée par une lecture ! Le mois de juillet 2016 marque pour moi une promesse de très belles découvertes livresques !

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vert = très bon