La mulâtresse solitude de andré schwarz bart

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Elle n’est ni noire ni blanche. Solitude, la fille mulâtresse d’une Africaine arrachée à son village par des trafiquants d’esclaves, est condamnée à servir les Blancs. Mais dans ses veines brûle le feu de la révolte. Aux côtés de Maïmouni et des troupes noires cachées dans les forêts de la Soufrière, elle lutte pour la liberté.

Un vibrant hommage à une femme de légende de l’histoire des Antilles.

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Comme vous le savez, peut-être ou peut-être pas, j’aime beaucoup le thème de l’esclavagisme. C’est pourquoi, je n’ai pas hésité a suivre un cours sur le mythe du marron pour ma première année en fac de lettres (quoi rêver de mieux?). Grâce à ce cours de littérature comparée, qui a confirmé mon goût pour ce thème en particulier, j’ai découvert énormément de choses sur cette période noire et honteuse de notre histoire.

Mon cours portait donc sur le mythe du marron, cet esclave (ici guadeloupéenne) qui se rebelle (ou tente de se rebeller) pour une liberté qui n’aurait jamais du lui être bridée. Il existe donc deux types de marronnages (fait de s’enfuir de la plantation) : le petit et le grand marronnage.

Le marronnage est, selon le Code noir, puni par la mutilation puis par la mort à la troisième récidive (petit marronnage). Dans la pratique, il est toléré lorsqu’il se limite à de très courtes absences. (grand marronnage) En revanche, dès qu’il donne lieu à la création de petites communautés isolées, il est l’objet d’une répression que seul le manque de moyens tempère.

g370En retournant à l’article précédant sur le même thème, je vous ai présenté « le royaume de ce monde » d’alejo Carpentier mettant en avant les figures phares d’esclaves révoltés ayant péri avec honneur et s’étant élevés contre une oppression toujours plus dévastatrice. Grâce à Mackandal, élevé au rang de mythe, notre vision de l’esclave est magnifiée. Alejo et André nous montrent un tout autre point de vue que l’occident tient à nous montrer : l’esclave n’est donc plus animalisé, rabaissé, stéréotypé, par une vision colonialiste toujours très présente dans notre société actuelle dans l’art&la culture.  Et oui, souvent et surtout dans les séries TV américaines, deux versions de l’esclave s’opposent : le soumis qui accepte son destin, le rebelle qui prend les armes et fait carnage autour de lui pour signer un début tant espéré de vendetta. Mais, cette idée ne représente certainement pas la vérité, il est bon d’avoir deux opinions distinctes qui s’assemblent pour fournir un tableau d’ensemble. Car, dans une histoire, il y a toujours des points de vue divergents.

nannyAndré Swcharz Bart, lui à fait une pierre deux coups. Il s’est lui aussi centré sur la construction d’un mythe (celui du marron) mais surtout, il a décidé de raconter l’histoire d’une femme esclave. Les femmes, Quel que soit le siècle auquel nous sommes, quel que soit l’époque,quelque soit les mentalités, ne représentent qu’un minorité parmi la minorité.Souvent laissées pour compte, les femmes esclaves ne sont que peu représentées dans l’hommage littéraire. Et pourtant, il n’en reste pas moins qu’à leur manières elles ont eu tout autant un rôle important à jouer dans la libération d’un peuple à l’agonie.

Une représentation dominante des femmes Marrons qui a injustement marqué leur profil est leur représentation en tant que captives passives prises lors des attaques de plantations que les hommes Marrons conduisaient. Ceci est une interprétation eurocentrique des faits. Le point le plus important qu’il faudrait souligner, cependant, est que le fait de prendre les femmes était l’acte ultime de résistance à l’esclavage. Leur nouvelle vie dans les camps Marrons, même si grandement restreinte par les hommes qui les avaient libérées, était bien meilleure que la vie qu’elles menaient lors de l’esclavage. Les femmes Marrons de la région, même si en petit nombre par rapport aux hommes, méritent leur place dans l’histoire en tant qu’« héroïnes » de la Diaspora africaine pour les multiples façons profondes dont elles ont utilisé le marronnage afin de résister à l’esclavage.

dossier_peda_4_2La mulâtresse solitude,avant d’être un personnage de roman,est un emblème/une icône très important(e) dans l’histoire de la guadeloupe et possède même sa propre statue. Esclave marronne, elle a mené combat auprès de grands personnages historiques (exemple : Louis Delgrès). Enceinte au moment de sa résistance, elle a été capturée, elle a accouchée,puis a été tuée pour motif de rébellion.

Née vers 1780, la Mulâtresse Solitude est l’une des figures historiques des rébellions de 1802 contre le rétablissement de l’autorité de Lacrosse, capitaine-général de la Guadeloupe nommé par Napoléon Bonaparte, qui avait été expulsé en octobre 1801 à la suite d’un putsch des officiers de couleur de l’armée. Le peu que l’on sait d’elle provient de l’ouvrage Histoire de la Guadeloupe d’Auguste Lacour (1805-1869).

Article 

statue20en20piedLe livre d’André Swchartz Bart est finalement assez déçevant et très déroutant dans l’ensemble. Le style d’écriture y fait pour beaucoup et l’envie de mysticisme accru rend l’ouvrage complexe a suivre et à apprécier. Nous n’arrivons pas à nous rapprocher de ce personnage insaisissable, qui avant d’être surnommée « la mulâtresse solitude » était bel et bien une personne de chair et d’os. Rosalie, née d’un père blanc et d’une mère noire, lors des fameuses pariades. Cette femme, dès le jour de sa naissance, à été marquée du sceau de la nécessité de combattre pour sa survie. Ni trop blanche pour se faire accepter parmi les colons, ni trop noire pour se faire accepter parmi les esclaves noirs, Rosalie est une jeune fille de l’entre deux. Surnommée deux âmes du fait de sa particularité (yeux vairons), Rosalie impressionne autant qu’elle désole. C’est d’une étrange façon qu’André à dépeint ce personnage emblématique. Nous avons l’impression tout au long du livre que ses actes ne sont pas délibérés, qu’elle est toujours en proie à la folie, que son seul souhait est de retrouver un jour cette mère qui ne pouvait pas l’aimer. Etrange donc,venant de cet auteur, de déconstruire un personnage pour dénoncer un courant qui lui est cher : celui de la diaspora africaine. Finalement, l’essence même de l’oeuvre ne peut être comprise totalement à l’image même de ce qu’à été ce massacre immoral. Ce qui est certain, c’est que l’ouvrage ne laisse pas indifférent. Il nous laisse nous aussi une certaine forme de marquage au fer ,et nous inculque un certain devoir de mémoire. Figures de l’ombre qui doivent être enfin mises au jour,pour briller de par leur actes et leur courage! C’est une belle initiative de ces auteurs d’enfin leur donner une voix et de restranscrire ce qu’à été leur voie.

La diaspora africaine est une population qui résulte de la déportation d’Africains à l’époque de la traite esclavagiste du XVI e au XIX e siècle et de leurs descendants à travers le monde d’une part, et du phénomène d’émigration d’autre part.

Si le sujet vous intéresse, mais que ce livre ci un peu moins, sachez que l’UNESCO a publié une courte bande dessinée plutôt bien réussie sur l’histoire de la mulâtresse solitude que je vous recommande de feuilleter  en cliquant : ici!

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orange = moyen

Le crépuscule royal de Westley Diguet

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Elle est belle, talentueuse et à l’écoute.
Il est beau, puissant et l’héritier d’un trône maudit.
Ensemble, ils pourraient mener le Royaume à sa perte.

Il y quasiment trois cent soixante-dix ans est survenu ce que nous appelons « le Grand Cataclysme ». Une série de trois plaies qui changèrent la face du monde. Les États-Unis, et plus généralement le continent américain, n’existent plus, l’Afrique a été ensevelie sous les eaux et la Russie et l’Asie forment un immense brasier qui ne s’éteindra jamais. Du monde, il ne reste que l’ancienne Europe, des pays de cette alliance politique, il ne reste rien.
Henri Grace s’apprête à succéder à son père sur le trône d’Europa, la nouvelle Europe. Il est jeune, beau, mais cache un terrible secret. Lisbeth est sur le point d’entrer au service de Sa Majesté en qualité de costumière et elle n’imagine pas un seul instant dans quel enfer elle se jette. Tandis que les Anarchistes continuent de combattre la Monarchie des Grace, des sentiments puissants vont naître et déclencher ce que le jeune roi redoute. Que  faire,  abdiquer  et laisser les derniers survivants mourir ou accepter cette effroyable mission ? Comment sauver Europa sans y perdre son âme ? Henri trouvera-t-il le soutien aux côtés de Lisbeth et de son oreille attentive ? Une chose est sûre cependant, Europa ne survivra pas sans que ne coule le sang…

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spN’hésitez surtout pas à cliquer ici, pour découvrir le chapitre un du livre (le design de la mise en page  est superbe, foncez!)

Je remercie les éditions Gloriana pour ce premier service presse qui me faisait de l’oeil, qui débute aussi à merveille une bien belle aventure!

8ec11d1698149b1d0ea2f1b53c7108f4Westley Diguet est un auteur au nombre incalculable de publications que je voulais au moins une fois dans ma courte vie pouvoir lire.Son univers un peu fantastique/fantasy me correspond parfaitement… Et forcément, quand on entend que du bien sur un auteur, on se laisse prendre au jeu du bouche à oreille!

Le crépuscule royal nous embarque de multiples années après notre ère dans un monde ayant été décimé par une forme d’apocalypse. Le reste du monde a été rasé, seul le royaume d’Europa, pour une raison mystérieuse,  a été sauvé. La monarchie est restaurée tout comme ses usages et coutumes (voir costumes!). Nous sommes donc plongés au coeur d’un récit futuriste/utopique, ayant pour bases et valeurs des éléments historiques. C’est un mixte tout à fait alléchant et pour le moins innovant. Nous suivons donc, d’un côté, les aventures de la famille royale Grace, avec à sa tête le jeune Henri, qui lutte contre un groupuscule d’anarchistes menaçant la couronne ainsi que  contre une tragique malédiction. De l’autre côté, nous rencontrons une jeune costumière  travaillant pour la couronne répondant sous le doux surnom de Lisbeth.

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Avant toute chose, même si je n’ai en ma possession que la version Ebook, je tiens à souligner le formidable travail éditorial effectué autour du livre. C’est un livre objet sublime, une couverture attrayante qui représente à la perfection l’histoire en elle même ainsi que les personnages comme l’on pourrait se les imaginer lors de notre lecture, un lexique nécessaire nous présentant les différents personnages ainsi que leur fonctions, une carte de l’univers… Bref, le livre est un véritable outil commercial qui fait effet. (Bravo à l’illustrateur : Nicolas Jamonneau pour ce travail réussi!). Je retiens tout particulièrement les belles citations en début de chaque chapitres des personnages importants qui ont contribué à notre société français (Louis XV et compagnie)

9e5de2327f81fabe7c91e5247c8ce4feMon avis sur cet ouvrage est assez mitigé. Si j’ai trouvé le concept de ce futur ancré dans un retour aux sources/à l’ancien très innovant, plusieurs choses m’ont finalement dérangé. J’aime beaucoup l’aspect historique, les costumes, les descriptions, les lieux ainsi que la façon de parler des personnages de l’époque, ce qui  me procure une certaine nostalgie. C’est beau, c’est noble, et cela finalement en « jette un max ». C’est tellement dommage d’avoir perdu autant de prestance, d’avoir abîmé notre si belle langue et nos si jolies coutumes. Le milieu aristocratique, monarchique, me plaît beaucoup et j’adore le rencontrer dans les livres. Cela me fait immédiatement voyager et rêver. Oui, revenons au temps où les princes et princesses existaient ! Le décor du crépuscule royal ne pouvait donc que me plaire, moi qui étais dans une ancienne vie une duchesse !

Cependant, j’en arrive assez rapidement au premier point qui m’a un peu chiffonnée. Retrouver un thème que j’affectionne tant (historique) dans un futur hypothétique était une très belle idée. Mais, finalement ce thème a donné un aspect quasiment invraisemblable au texte. Est-ce possible de retourner à la monarchie en ayant goûté à la modernité? Alors certes, le monde a été décimé ce qui a permis une certaine forme de renouveau par la fondation d’une nouvelle ville/d’une nouvelle ère. Mais, que faisons nous des innovations et des nouvelles technologies, du savoir faire, du savoir vivre acquis au 20 ième siècle ? Est ce probable qu’à l’heure d’aujourd’hui, Quel que soit le contexte, nous accepterions de régresser et de retrouver un monde si réglementé  par un système de castes ? Est ce possible que les femmes, ayant un jour goûté à cette liberté d’être et d’exister, puissent quel que soit le contexte accepter de redevenir soumises aux hommes ? Est ce pensable que notre langage écrit comme oral moderne puisse redevenir celui de l’époque ?

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Ce sont ces questions,certes personnelles, qui finalement ont terni ma lecture. J’attends donc avec impatience pouvoir en discuter plus en détails avec l’auteur! C’est une chronique assez spéciale et difficile à écrire, puisque, j’ai du mal à rassembler clairement mes idées. C’est un livre, finalement qui a fait son effet : puisqu’il m’a fait tergiverser. Dans le bon,comme dans le mauvais sens. La trame de l’histoire est  bonne : les personnages principaux sont attachants, les décors attrayants, l’action révélatrice d’un quelque chose en devenir.  Cependant, la trame n’a pas été assez étoffée ce qui a fondu l’ouvrage quelque peu dans l’ombre.  L’ouvrage est beaucoup trop court pour l’abondance des informations qu’il recèle et surtout au regard de son potentiel.  J’aurai apprécié avoir d’autant plus de détails sur l’avant apocalypse, des éléments sur la conquête de cette nouvelle ville Europa ainsi que sa construction, des informations sur la consolidation de la monarchie et sur la mise en place de celle ci au sein du royaume… Finalement, j’ai eu l’impression d’avoir toujours été en retrait dans ma lecture, que rien n’allait en profondeur des choses. catalogue-victorienneTout est centré sur une romance, qui tout comme la narration, va beaucoup trop vitre à mon goût. Le reste, qui était fort attrayant, est complètement fondu et inexploité. Par exemples, la présence des anarchistes qui aurait pu mettre du baume à l’action, mettre à mal cette monarchie, n’est elle non plus pas assez exploitée alors qu’elle aurait pu avoir un réel impact sur la tournure des événements. La romance entre les personnages est peut-être un peu trop simpliste et facile d’accès, les personnages se retrouvent trop vite, ils n’ont pas connu assez d’obstacles pour réellement faire rêver le lecteur. Les personnages sont peut-être un peu trop « typés », c’est à dire qu’ils n’ont pas de trait important (attachant ou non) qui survient et qui « tape à l’oeil ».Finalement, j’en reviens à un point qui m’est essentiel dans un livre,et je sais que beaucoup ne partagent pas cet avis : pour que j’apprécie un livre il me faut de la substance. Des tonnes et des tonnes de pages à engloutir, diverses descriptions (quitte à en faire trop) pour pouvoir m’immerger. Je pense souffrir d’un terrible manque d’imagination, ou alors de flemme évidente, il faut que l’auteur me mâche le travail pour que je réussisse réellement à vivre son histoire et en faire mon histoire.

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Et en même temps, chose étonnante et qui contredit en tout point le début de ma chronique. J’ai quand même lu avec avidité et enthousiasme cette aventure. Alors certes, je suis en retard sur mon deadline imposé (en retard simplement pour rendre ma chronique, ma lecture a été plus ou moins rapide…) mais j’ai apprécié cette simplicité, cette presque candeur dans le récit. Le personnage féminin est un petit bonbon, c’est une pincée de vie, et malgré tout elle nous donne le sourire. L’amour partagé entre les deux protagonistes est tellement sincère, qu’il en devient vraiment touchant. Le texte finalement prend vite des allures de conte de fée. Et c’est vrai, que vu sous cet angle là, l’ensemble des points négatifs relevés plus haut sonnent faux. Car, un conte de fée amène forcément diverses interprétations possibles et imaginables, met en son coeur le récit d’un amour soumis à une malédiction, attribut aux personnages des vertus honorifiques et ne recèle en rien de purement horrible/négatif… C’est un ouvrage bouffée d’oxygène, ni plus ni moins, il redonne foi en l’amour et parvient à nous faire croire aux princes et aux princesses.

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orange = moyen

Les amants de troie – Natacha J.Collins

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Troie, Asie Mineure
Dans une cité en crise, assiégée depuis neuf ans par les Grecs, Aleiria, fille de l’orfèvre royal, n’a pas le choix : elle doit accepter la présence d’un garde du corps à ses côtés. Mais Dareios ne ressemble à personne qu’elle a connu. Cette troublante franchise, ce regard qui semble lire en elle… Avec lui, elle se sent protégée, et plus encore : comprise, estimée… désirée. Hélas, son père a de plus hautes ambitions pour elle. Il préférerait la voir mariée à l’un des fils du roi Priam, qui lui garantirait richesse et sécurité. Mais dans le chaos qui règne aujourd’hui la sécurité n’existe plus, et le monde dans lequel elle a grandi non plus. A l’heure où l’attaque légendaire du cheval de Troie se prépare, Aleiria sait qu’il espst urgent de vivre pleinement.

Sur fond d’épopée troyenne, l’histoire tout en sensibilité de deux êtres pris dans les tourments d’une guerre mythique.

 

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Je remercie chaleureusement Nathacha.J.Collins (ainsi que Gilles) de m’avoir fait ainsi confiance!

1417017383-helene-1Natacha J.Collins m’a contacté il y a un bon bout de temps maintenant pour me proposer son roman publié aux éditions Harlequin. Roman dont le thème principal est la romance : je me suis tout de même laissée tenter par l’aventure même si de prime abord ce n’est pas mon genre favori (comme dit l’adage, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis).

Il est parfois des livres, comme les amants de Troie, qui arrivent à un moment adéquat de nos vies. Parfois, le livre en question nous ouvre les yeux sur une question existentielle (de couple, de lendemains incertains…), d’autres nous redonnent le sourire et la joie de vivre, ou au contraire nous mènent vers des envies d’ailleurs et d’inconnus… Ce sont pour moi des livres qui tombent sous le sens. Les amants de troie est « un livre destinée ». Il fallait que je le lise, il fallait que je le découvre.

J’ai accepté de recevoir les amants de Troie car j’étais justement en train d’étudier la fameuse histoire de l’iliade et de l’odyssée, plus notamment de la  ville (prise) de Troie. N’étant pas une fine connaisseuse de  ces deux grandes œuvres (je n’en connaissais que les grandes lignes) et n’ayant pas encore lu l’odyssée (ni même l’iliade), j’ai trouvé que Natacha tombait à point nommé.

troieL’auteure nous transporte dans une Iliade romanisée, concurrence presque Homère, et popularise une histoire connue de tous pour nous servir un met délicieux : fait de romantisme, de tendresse et de délicatesse au milieu d’un chaos pré-guerre/guerre. Nous sommes plongés  au coeur d’une sublime histoire d’amour mais interdite entre deux personnages touchants : Aleiria, fille d’un grand de la haute société, et Dareios qui deviendra très vite garde du corps de la jeune demoiselle. Aux côtés de nos jeunes héros totalement inventés par Natacha, nous approchons d’ Achille, de la sublime Hélène, du courageux Hector… Mais aussi des dieux vénérés!  De tous ces héros grecs qui ont inspirés beaucoup de nos personnages fétiches actuels, nous n’arrivons presque pas à entrevoir les ajouts/inventions de Collins. Nous vivons dans la « belle Ilion », avant sa destruction par le biais de l’ultime ruse d’Ulysse : le cheval de Troie. Et assistons au dépérissement d’une ville assiégée : la tension dans la vile augmente au fur et à mesure que l’on tourne les pages et nous gagne,nous,lecteurs.

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Avant tout, il faut certainement saluer les connaissances que l’auteur a sur son sujet. Je n’imagine pas le nombre d’heures de recherches, de lectures et relectures,pour parvenir à écrire sur un thème si difficile à reprendre en gardant l’essence même de l’oeuvre d’Homère et en s’alignant à notre société actuelle. J’ai beaucoup aimé voyager de cette manière ci, plus ludique, dans cette/ces épopée(s). Si l’historiographie n’est pas développée, nous comprenons les éléments essentiels qui fabriquent et fortifient l’histoire que l’on connais. Les chapitres sont courts, se lisent extrêmement vite, mais ne manquent pas de clarté : tout est clair,concis, propret. Nous comprenons immédiatement où nous sommes, dans quelle époque, aux côtés de qui et surtout dans « quel clan » nous nous situons.

troy2Cependant, si j’ai beaucoup apprécié les débuts de ma lecture, mon enthousiasme s’est peu à peu estompé (sans toutefois faire de cette lecture une déception). Le côté romanesque que je trouvais au départ très intéressant s’est avéré étouffant pour moi. Alors,oui, il fallait coller aux convenances et aux moeurs de l’époque : nous proposer un personnage féminin ayant des valeurs de bonne fille/de bonne famille, un personnage masculin symbole de courtoisie, un couple respectant ainsi une certaine grâce/tenue. Finalement, j’aurai aimer que l’auteur bouscule un tantinet plus les codes et nous desserve peut-être  une histoire d’amour plus trash et moins « adolescente ». Ce qui m’a le plus dérangé, ce sont ces « nunucheries » et le manque de développement des sentiments amoureux (ou même amicaux). Les descriptions étaient trop « catégoriques », me faisant penser aux fameuses épithètes homériques : formules que l’on reprend sans cesse pour faire avancer le récit. Alors ce n’est pas exactement ça, forcément, mais il y avait une invraisemblance au niveau des sentiments, une sensation que les pensées des personnages ne reflétaient en rien leur âge réel, qui me troublait et qui m’a empêchée finalement de mieux m’attacher aux personnages. A partir de ce moment, je n’ai pas su me départir de cette romance (coeur même du récit) pour me concentrer sur l’alentour : les péripéties, les retournements de situations, les descriptions des lieux…  Pourtant, la trame de l’histoire était vraiment plaisante, le concept dans son ensemble innovateur (c’est la première fois que je croise une telle réadaptation), l’écriture de l’auteure très à propos, agréable à lire, les personnages étaient attachants… 3062913517_1_7_rpFewaAgMais, ce « mais » est bien trop présent : je n’ai pas su me projeter plus loin, je n’ai pas réussi à croire que l’histoire pouvait être réelle. L’amour, trop enfantin, à fait perdre du charme à des personnages de grande envergure, dont la psychologie aurait pu être d’autant plus mise en avant et plus poussée. C’est dommage, il manquait pour ma part ce petit grain de sel pour que la sauce prenne. Un petit détail, d’ailleurs, qui peut ne pas déranger certains. C’est finalement une histoire, qui se laisse facilement lire et découvrir, que l’on ne regrette pas d’avoir découverte après fermeture, mais qui (pour ma part) ne restera pas gravée dans mon coeur ni dans ma mémoire.

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La guerre de Louise 1914-1921 de Sylvie Arnoux

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L’histoire de villageois lorrains déportés civils en Allemagne en 1914 Leur parcours jusqu’en 1921 – otages dans leurs propres villages – déportés dans les camps en Allemagne – rapatriés par la Croix-Rouge via la Suisse – réfugiés dans le Sud de la France: Drôme etc Puis, pour certains, le difficile retour dans leurs villages détruits LE POINT DE DÉPART : LOUISE COLLIGNON En découvrant les « carnets de guerre » de Louise, déportée à 17 ans, l’auteur a plongé brutalement dans le drame vécu par des milliers de civils lorrains en 1914. Louise témoigne avec les armes de son âge : l’ironie et l’humour qu’elle distille dans des poèmes et des chansons ! Louise ne passe que 3 mois au camp d’Amberg, mais cette déportation est le point central de son parcours dans la guerre, qui ne s’achèvera qu’à son retour à Herbeuville, son village lorrain. L’HISTOIRE DE MILLIERS DE FAMILLES Pour comprendre cet épisode méconnu de la Grande Guerre, Sylvie ARNOUX a refait le parcours de ces familles, de la Lorraine au sud de la France, en passant par l’Allemagne et la Suisse. Croisant une multitude de témoignages retrouvés dans les archives, tant en France qu’en Allemagne, elle reconstitue cet incroyable parcours qu’elle nous livre illustré de nombreux récits et images inédites. Après neuf années dans les pas de Louise, sa grand-mère, elle invite les lecteurs à la suivre dans « la guerre de Louise »

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Je remercie de nouveau Babelio et les éditions entre temps pour cet envoi!

Lors de la dernière masse critique organisée par Babelio, j’avais opté pour cet ouvrage qui m’appelait de par sa couverture : un dessin d’antan représentant pour la plupart les plus faibles (femmes et enfants) devant une petite cabane. Leur mines sombres et leur regards tristes nous en disent long sur la « vie » qu’ils mènent à ce moment précis. En premier plan, une bonne femme aux traits secs et au regard vague, qui me semble-t-il n’est autre que Louise,la protagoniste de cet ouvrage.Le  titre aussi m’intriguait : j’ai beau chercher dans ma mémoire, la 1ère guerre mondiale de 14-18 nous l’avons survolée au collège puis mise de côté pendant16933479_1640333179594774_312436741_n l’intégralité du lycée! Lorsque j’ai reçu le livre quelques jours après avoir été sélectionnée par Babelio, j’ai vraiment été positivement étonnée par le livre-objet (que j’ai d’ailleurs montré à toute la famille!) : de forme rectangulaire, près de 191 pages, des centaines de documents sources… C’est une véritable petite pépite qui vaut  ses 23€.

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Louise et sa mère

Sylvie Arnoux nous y livre certainement l’une des plus belles façons de rendre hommage d’une part à sa grand-mère, d’autre part aux autres victimes des massives déportations de prisonniers civils en Allemagne. Nous suivons donc à travers le carnet « de voyages » de Louise Collignon les parcours de ces déportés civils contraints au travail forcé pour/par les allemands. Nous voyageons alors depuis Herbeuville, en passant par de multiples camps de concentration comme celui d’Amberg, pour finir à Saint Vallier. Un petit récapitulatif historique aurait peut-être été apprécié avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est le seul regret que j’émets envers cet ouvrage.

Une contextualisation est donc de mise pour que vous comprendre l’étendue de ce livre ainsi que ses enjeux.

C’est un véritable travail du diable qui a été mené par l’auteur pour rassembler et faire vivre une histoire déjà vécue, rassembler les éléments pour les mettre en récit sans dénaturer si porter préjudice aux vraies personnes qui inspirent l’oeuvre. C’est un ouvrage qui a été élaboré avec le coeur, c’est ce qui en ressort de notre lecture, la passion et l’engouement nous contaminent.16833370_1640333046261454_435078518_oL’écriture de l’auteur n’est pas fameuse,elle est plutôt scolaire, elle tatillonne encore et pourtant, je n’ai pas eu de mal à suivre le fil conducteur et à m’immerger totalement dans le monde qu’elle voulait nous faire entrevoir : j’ai vu et ressenti la famine,la peur, la colère, l’indignation… Mais j’ai aussi perçut ce sentiment qui fait vivre:l’espoir d’un jour meilleur. C’est une très belle initiative que de mettre en lumière non plus nos soldats,mais les soldats de l’ombre : les civils. 16880604_1640332889594803_1323889268_oEt un très bel héritage familial qui nous a été dignement et généreusement donné. C’est comme une mise à nue de Sylvie Arnoux et une mise en lumière de Louise : femmes courages. Les documents,les photos,les chants… donnent une impression de valeur inestimable, rendant le livre plus précieux qu’il ne l’était avant : c’est un pan de notre histoire méconnu que nous nous devons de connaitre et reconnaitre. C’est un livre qui pourrait très bien faire l’objet d’études en classe, ludique, très informatif (quoique un peu vaste sur certains sujets) et surtout terriblement bien documenté. Témoignage fait en 2 temps par le biais de 2 voix : l’une avangardiste,l’autre révolutionnaire. C’est finalement Louise qui a permis la reconstitution de ces faits/éléments grâce à son précieux journal intime, elle a su susurrer ses mots au creux de l’oreille de sa petite fille!

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Sincèrement et objectivement, j’ai découvert une nouvelle maison d’édition (entre-temps) que je ne connaissais absolument mais qui semble signer toujours des ouvrages dans la même veine que celui-ci! Une ME donc qui pourrait fortement me plaire…

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vert = très bon

L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón

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Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés.

L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers.

Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets enterrés dans l’âme de la ville : L’Ombre du Vent.

Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie

mon avis

9782221915820L’ombre du vent est le premier tome d’une trilogie nommée « La trilogie du cimetière des livres oubliés » publiée aux éditions Robert Laffont. J’ai déjà lu et beaucoup apprécié Marina du même auteur, ce qui m’a convaincue de me plonger dans celui-ci. Carlos Ruiz Zafon à une plume des plus jolies et des plus poétiques, il a cette capacité à  nous transporter vraiment loin dans un univers toujours plus fantastique/fantasmagorique à chaque fois. Surfant sur le thriller, le polar, le sentimental, le fantastique, le dramatique… Carlos R.Z est sur tous les fronts!

Dans l’ombre du vent, nous faisons la connaissance d’un jeune garçon s’appelant Daniel Sempere. Un soir, son père décide de l’emmener dans une « boutique » de livres anciens qui n’ont malheureusement plus/pas de propriétaires.Ce lieu est nommé « Le cimetière des livres oubliés ». Respectant une tradition familiale, Daniel doit être choisi par un des livres (et non pas choisir un livre). Son regard se porte immédiatement sur un ouvrage qui qui n’est plus édité, très rare « l’ombre du vent ». Se lançant dans la lecture de sa trouvaille, il s’avère que c’est pour Daniel un énorme coup de coeur littéraire.

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Obnubilé par l’auteur inconnu du livre, il se lance dans un quête historique pour retracer le parcours de l’écrivain et pouvoir ainsi découvrir l’un de ses autres ouvrages. Cependant, « l’ombre du vent », semble être très recherché et prisé par de nombreux collectionneurs. Traqué par un homme mystérieux et étrange, Daniel se retrouve obligé de trouver le fin mot de toute cette histoire : qu’est-il arrivé à l’auteur de l’ouvrage ? Qui est l’homme qui le poursuit sans cesse ?

barcelona-city-3Tout au long de l’ouvrage nous assistons, d’un regard aimant, à l’évolution de Daniel, rencontrant ses premiers amours, connaissant ses premiers émois. Du petit garçon, la fin du livre ne nous en laisse pas une miette. C’est une véritable aventure, narrée à la perfection, fait de rebondissements et d’énorme suspens.Il y a le bon dosage d’ingrédients : de l’amour, du suspens, du meurtre, une enquête, du drame…. Bref, ce livre est une véritable pépite ! Bien que je n’ai absolument aucune idée de ce que pourrait nous donner la suite des aventures de notre héros, j’ai hâte de me replonger dans l’histoire du cimetière des livres oubliés.

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vert = très bon

Chaque livre a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui.Carlos Ruiz Zafon – L’ombre du vent

Un parfum d’encre et de liberté de Sarah McCoy

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1859. La jeune et impétueuse Sarah apprend qu’elle ne pourra jamais avoir d’enfant. Mais comment trouver un sens à sa vie dans ce monde régi par les hommes ? Comment trouver sa place quand on est la fille de John Brown, célèbre abolitionniste qui aide des esclaves à fuir ?

2014. Eden et son mari emménagent dans la banlieue de Washington dans l’espoir de sauver leur mariage et fonder enfin une famille. En explorant sa nouvelle demeure, la jeune femme découvre une tête de poupée ancienne. Que signifient les mystérieuses lignes qui la recouvrent ?

Plus de cent cinquante ans séparent Eden de Sarah, mais sur la grande carte du monde et de l’Histoire, les destins de ces deux femmes se rejoignent en plus d’un point.

Un voyage exaltant, à la redécouverte du courage, de la famille, de l’amour et de l’héritage.

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Un portrait de la véritable artiste et abolitionniste : Sarah Brown

J’ai acheté ce roman pour plusieurs raisons; d’une part j’avais entendu beaucoup de louanges concernant cet ouvrage, d’autre part je suis fan de cette horrible période de notre histoire (qu’est la ségrégation raciale) et enfin je suis tombée sous le charme de ce titre énigmatique mais à la fois promesse d’une belle histoire, douce mais terriblement triste. J’ai été happée dès les premières lignes dans l’univers de Sarah Mccoy, me délectant avec empressement des prémices de ce que je pensais être un livre haut en couleurs, poignant et terriblement émouvant. Je pensais vraiment tomber en plein coeur d’une rébellion, passer les pages en compagnie de ces esclaves à la vie ô combien misérable, rencontrer des personnages courageux et humbles. Malheureusement, je n’ai pas retrouvé dans ce roman ce à quoi je m’attendais… Légère déception donc de ce côté là. 

Le récit est scindé en deux dimensions et nous partageons les vies de deux personnages féminins aux caractères affirmés : Sarah Brown et Eden. L’une vit en 1859, en pleine « guerre du racisme » et l’autre en 2014.  Les deux jeunes femmes partagent en commun une blessure qui ne peut être refermée mais aussi un certain sens de la combativité. Eden et Sarah ne peuvent malheureusement pas avoir d’enfant. Eden connaît une mauvaise passe avec son mari, l’attente d’un heureux évènement qui n’arrive pas met les nerfs en pelote de la jeune femme qui se retranche dans une agressivité et un rejet de son mari. 13754306_1565206787107414_4009550431542551961_nAu bord du divorce, le couple décide de se donner une dernière chance en déménageant dans une petite ville près de Washington. Si de premier abord Eden ne voit pas d’un bon oeil ce déménagement, elle prend assez vite goût à cette petite vie rythmée par des rencontres toutes plus sympathiques les unes que les autres. Dans ce petit patelin, tout le monde se connaît. C’est en rencontrant la jeune et jolie Cléo, jeune enfant adorable d’environ douze ans, qu’Eden se rouvre au monde extérieur et parvient à faire le deuil de son infertilité.  La petite devient vite sa fille par procuration et une adorable relation s’installe entre ces deux personnages si attachants. Un jour Eden découvre une tête de poupée (immonde) assez ancienne qui semble être le témoin d’un fait historique. Avec l’aide de ses nouveaux amis, Eden part à la recherche de vérité concernant cette étrange poupée. Elle parvient vite sur les traces de la famille Brown dont le père de famille est connu comme étant un célèbre abolitionniste. Sur les traces de son père, Sarah Brown à la mort de celui-ci, continue la lutte qu’il avait engagée contre l’esclavage.

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1853 : Annie, Mary Anne et Sarah Brown

J’ai été déçue par la tournure des évènements et j’admets avoir eu un soupçon de désintérêt arrivée à la moitié du livre. L’action n’est que peu présente durant le récit, les situations sont parfois redondantes ce qui prête à l’histoire un côté parfois ennuyeux et terriblement lent. Cependant, je ne regrette en rien d’être arrivée au bout de cet ouvrage qui finalement, met du baume au coeur et à l’âme. C’est un véritable hymne à l’amour qui donne parfois la larme à l’oeil. C’est l’histoire d’un combat d’une vie, où l’amour  des autres,lui, reste toujours debout. Un parfum d’encre et de papier n’est certainement pas un livre qui tient en haleine, mais il vaut certainement d’être connu pour sa sincérité ainsi que sa légèreté.

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orange = moyen

Outlander tome 1 : Le chardon et le tartan de Diana Galbadon

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1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s’efforce d’oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d’une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d’en découvrir la raison : en s’approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d’un champ de bataille.

Le menhir l’a menée tout droit en l’an de grâce 1743, au coeur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois ?

Le début d’une série incontournable !

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51kbmyan9clNous connaissons tous (plus ou moins)  cette série à succès sous le nom presque féerique « d’outlander ». Propulsée sur les devants de la scène grâce à sa série télévisée éponyme, outlander est un véritable remède à l’ennui ! Cependant, il est bon de savoir qu’avant d’être plus couramment appelé « Outlander » , le Chardon et le Tartan a connu une longue et vaste période d’ignorance peuplée de quelques chanceux ayant découverts la saga « à temps ». « A temps », oui car la saga a, à plusieurs reprises, cessée d’être publiée!  Ma mère a découvert cette fabuleuse saga dans les années 2000 grâce à la collection j’ai lu, format de poche assez classique avec une couverture véritablement vilaine.

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Puis, malheureusement, ne trouvant plus nulle part la suite tant attendue des aventures de Claire Beauchamp-Randall dans la même collection qu’entamée, elle s’est rabattue sur le grand format publié aux éditions presses de la cité. Une fois encore, arrivée à la lecture de son  troisième tome elle a vite constaté que l’édition de cette saga avait  été stoppée pour une raison X ou Y. (Elle n’avait pas qu’à lire comme une tortue!)

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2014 est marqué de joie pour ma mère, qui  enfin va  pouvoir découvrir la suite des épopées de ses highlanders préférés. Avant qu’outlander ne connaisse le succès, ma mère me parlait beaucoup de ce bouquin, m’encourageant fortement à le lire et à le découvrir. Mais, étant donné qu’à l’époque ma mère n’avait pas la suite de la saga, je ne voulais pas me lancer dans sa lecture  en sachant pertinemment que je n’aurai pas le fin mot de l’histoire. C’est en voyant la nouvelle édition  signée de nouveau par « j’ai lu » que je me suis lancée dans l’aventure après avoir dévorée la première saison de la série télévisée avec délectation.

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Bref… Outlander est une véritable pépite qui ne peut laisser personne indifférent et qui a su conquérir plusieurs générations. Si ma lecture du tome 1 n’est finalement plus qu’un résumé de la saison 1 (série télévisée qui est fortement fidèle au roman!), j’ai tout de même grandement apprécié lire les pensées de Claire et redécouvrir de nouveau ce fabuleux Jamie. L’histoire est innovante, moderne et surtout unique! Diana Gabaldon a « enfanté » des personnages  aux caractères bien définis, pour lesquels nous nous attachons sans mal. Au fil des pages les liens se tissent entre les personnages et prennent de plus en plus d’ampleur. Les personnages et nous ne faisons vite plus qu’une seule personne. 884px-clan_member_crest_badge_-_clan_fraser_of_lovat-svgNous sommes totalement immergés et imprégnés dans cette fabuleuse histoire. Nous sommes Claire Beauchamp Randall et Jamie Fraser.  Il n’y a pas véritablement d’action, le tome 1 d’outlander pose et tisse les bases d’une histoire qu’il me semble être révolutionnaire et totalement addictive pour tous.

 

A travers le chardon et le tartan nous faisons la rencontre d’une jeune trentenaire Claire Beauchamp – Randall qui voyage en Écosse accompagnée de son mari Frank. Après plusieurs années passées loin l’un de l’autre à cause de la guerre, les deux amants se retrouvent à Inverness pour une seconde lune de miel. En visitant la ville écossaise, Claire décide de se rendre à la colline de Craigh Na Dun pour y admirer les fabuleux menhirs. Attirée indéniablement par une sorte de bourdonnement s’échappant de l’une des pierres, elle parvient sans le savoir à voyager à travers le temps et l’espace. Projetée 200 ans en arrière, elle atterrit dans une Ecosse prête à entrer en guerre. Claire Beauchamp Randall devient alors Claire Beauchamp, jeune veuve anglaise. Sous la tutelle d’un certain Jamie Fraser et son clan, elle va assister à la célèbre bataille de Culloden… Et vivre certainement sa plus belle histoire d’amour.

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Cette plongée dans l’écosse telle que je ne la connaissais pas m’a fait indéniablement voyager vers des contrées lointaines qu’il me hâte de découvrir pour de vrai. Pour ma part, j’attends d’acquérir l’ensemble de la saga avant de me lancer dans la lecture du tome 2.

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vert = très bon