Panic – Le jeu de la peur de Lauren Oliver

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Les règles de Panic sont simples. Tout le monde peut participer. Mais il n’y aura qu’un seul vainqueur. » Carp, une petite ville minable de l’État de New York. Chaque été, tous ceux qui viennent de terminer le lycée peuvent participer à « Panic », une succession d’épreuves plus dangereuses les unes que les autres. L’enjeu est de taille : une cagnotte de plus de cinquante mille dollars. Personne ne sait qui a inventé ce jeu, ni qui en fixe les règles. Cet été, Heather entre dans la compétition par dépit amoureux, Elle pourrait, si elle gagne, quitter le mobile-home sordide où elle vit avec une mère paumée et droguée, et emmener avec elle sa sœur, Lily. Dodge, lui, a une autre raison de participer au Jeu de la Peur : venger sa sœur, qui a fini dans un fauteuil roulant, après une épreuve d’une précédente session de Panic. Manipulations, trahisons, révélations : cet été sera celui de tous les dangers.

mon avis

Lauren Oliver est l’auteur du fameux diptyque « délirium » un monde futuriste dans lequel l’amour y est  interdit -que je recommande fortement-. C’est une auteure qui m’avait beaucoup marquée par son talent inné de narratrice et à l’époque délirium avait été un véritable coup de coeur. J’avais donc hâte d’entamer un nouvel univers de cette même auteure. Cependant, si Panic ne m’avait pas été offert,je ne vous cache pas qu’il ne m’aurait pas plus que ça attirée. Je trouve la couverture assez simpliste et les variances de couleurs ne sont f7wikbbbk7y_x_5imw3uxe7celipas à mon goût. D’ailleurs, à bien y réfléchir cette couverture française ne reflète en rien le contenu et le propos même du livre. Je me suis aussi fortement éloignée des romans que propose Hachette dans sa collection Black moon pour la simple et bonne raison que la plupart sont destinés à un public âgé aux environs de 16 ans. J’ai eu quelques difficultés depuis quelques temps à lire ce genre car j’avais une envie irrépressible d’ailleurs, une soif de savoirs, que ce genre de livres ne me procurait plus.Cela ne veut absolument pas dire que les livres de la collection Black Moon sont nuls, qu’ils sont expressément tournés vers un jeune public, ou qu’ils sont gnian-gnian, ce n’est absolument pas ce que je sous entend. La preuve,sinon, je n’aurai pas entamé ce livre en question. Lecture qui s’est révélée à moi : après des semaines intensives de partiels et une année de lectures tout de même difficiles par leur thème, j’avais besoin d’un livre sans prise de tête, avec un peu d’action, qui se lise en une journée.

cvt_addict_8148Panic surfe sur la vague qui faisait fureur il y a un moment des suites d’Hunger games. Il m’a beaucoup fait penser à « Addict » qui avait été adapté sous le nom de « nerve » au cinéma. Panic est un jeu d’été qui fait frissonner des jeunes d’une petite bourgade. Personne ne sait qui a inventé ce jeu, ni même qui le surveille/le contrôle.Les jeunes qui y participent doivent relever les défis les plus fous et les plus dangereux. A la clé, un seul gagnant, et une belle somme. Malgré les vestiges dramatiques des saisons précédentes (un grave accident de la route ayant rendu une concurrente paraplégique),le jeu fait sensation auprès des jeunes en quête d’action. Heather, qui pourtant est d’un naturel craintif (et un peu plus intelligente), se décide à participer pour la première fois au jeu en compagnie de sa meilleure amie Nat. Nous suivons donc ses péripéties en parallèle de celle d’un personnage masculin : Dodge, qui garde rancune contre ce jeu.

Le livre est plaisant à lire sans toutefois être transcendent. Les évènements sont certainement un peu lents à se mettre en place, l’action parfois plate. Il n’y a pas un bon équilibre entre les chapitres :plusieurs chapitres seront extrêmement longs et lents quand d’autres se dérouleront vraiment vite voire trop vite.Le changement narratif,des points de vue, n’a aucun impact sur notre lecture. La troisième personne est toujours constante Quel que soit le PDV auquel nous nous trouvons, du fait le découpage en chapitre (qui nous indique toujours sous quel PDV nous sommes) ne sert strictement à rien. Les personnages ne sont ni attachants ni « attachiants », je n’ai pas réussi à me projeter complètement à leurs côtés. Le personnage d’Heather est un personnage type : la gentille fille modèle devenant une femme rebelle. Nous retrouvons donc un schéma essentiel : celui du vieillissement/changement psychologique du personnage principal. Si ce changement n’a pas été perspectible concernant Dodge, il l’a clairement été pour Heather ce que j’ai beaucoup apprécié. Heather au début du livre était une gosse perdue, qui se cherchait, puis à la fin elle s’est enfin trouvée. 16b790b8Si comme peut l’indiquer le titre « Panic » l’on pourrait penser tomber dans une véritable tourmente, à la limite du livre d’épouvante, les défis relevés par les adolescents sont à la hauteur de mes attentes  : ni trop hard,  faisables, et non tirés par les cheveux. Certains lecteurs ont déploré le manque d’épreuves terribles, accusant qu’il n’y ait pas assez d’hémoglobine ni quoi que ce sois. Personnellement, je pense que les défis étaient bien dosés et bien imaginés, qu’ils auraient pu faire réellement peur au lecteur. Le principal bémol, c’est certainement la narration : qui ne fait pas assez passer de sentiments à son lecteur. La peur, l’étonnement, la colère, les difficultés que les personnages vivent ne sont pas assez enveloppés par la narration, ni même portés pour nous faire sentir ce que l’on devrait sentir au moment des fameux défis.

Autre manquement, qui a certainement fait plonger le récit dans une forme d’invraisemblance, c’est l’absence des adultes/des parents des personnages. Certes, les personnages principaux vivent dans un milieu difficile (alcoolisme, absentéisme…). Le problème des parents a été éludé en nous imposant une structure familiale en perdition. Nous pouvons donc comprendre l’absence des parents des deux personnages principaux.Mais où sont ceux des personnages secondaires ? Ceux de Nat, ceux du meilleur ami ? test-need-for-speedLes gosses sont jeunes, mais livrés à eux même. Et cela donnait l’impression que les personnages étaient tout simplement plus vieux qu’ils ne l’étaient. Point d’interrogation concernant la présence (ou non d’ailleurs) de la police, très présente dès le début du roman lors de rapts en pleins jeux qui bouleversent les joueurs, mais brillante par son absence à la fin du récit…

C’est une lecture qui n’est pas la meilleure du monde, elle révèle beaucoup de petites imperfections. Cependant, la trame de l’histoire (bien que beaucoup exploitée du fait de la mode) embarque le lecteur d’une manière ou d’une autre. Nous tournons les pages pour connaître le fin mot de toute cette histoire, même si nous anticipons chacun des évènements, lire nous procure une sérénité non estimable. C’est un livre plaisant, que l’on ne retient pas en mémoire, qui finalement nous laisse assez dubitatif. C’est un roman égal : ni bon, ni mauvais.

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orange = moyen

La douleur du silence – Marie-Béatrice Ledent

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A 13 ans, Martine Croin n’est qu’une jeune fille comme les autres. Contrainte de quitter sa ville et son passé pour le bien de la famille, elle s’apprête à découvrir sa nouvelle école. Devant le changement, elle se sent désarmée et s’enferme dans le silence. Mais ses nouveaux camarades de classe la considèrent comme une proie facile. Pour exorciser sa souffrance, Martine va se trouver un dangereux échappatoire…

mon avis

Je remercie énormément l’auteure pour cet envoi. Je tiens aussi à lui présenter de nouveau mes excuses pour la publication de cette chronique en retard.

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silence_anabagayan-480x673La douleur du silence est un livre en auto édition (peut-être plus pour longtemps qui sait?) qui me tentait énormément de par son thème : le harcèlement scolaire. Particulièrement touchée par ce thème, je sais par le biais de personnes qui me sont proches à quel point le harcèlement scolaire peut être dévastateur chez l’adolescent et compromettre l’évolution future de l’adulte. C’est un thème à double tranchant : sois on l’aime, sois on le déteste. Cependant, on ne nie pas un fait : ce genre ne laisse pas indifférent. J’ai pu parler un peu avec l’auteure, ce n’est pas une démarche autobiographique comme l’on pourrait croire à l’ouverture du livre, mais un réel dessein de faire prendre conscience à ses lecteurs la portée d’une parole moqueuse sur quelqu’un. Avant tout un ouvrage coup de gueule/coup de poing, electrochoc pour parvenir à faire évoluer (peut-être) les mentalités. C’est un thème qui finalement n’a jamais réellement été boosté en littérature, certainement car il  à le pouvoir de déranger autant qu’il déboussole : parfois certaines situations nous renvoient en pleine poire nos  côtés les plus vils. Penser qu’un petit gamin, encore au collège,puisse – en étant galvanisé par l’effet de groupe – faire preuve d’autant de haine envers un autre gosse du même âge : c’est pratiquement inconcevable, incroyable. La douleur du silence comporte cette part de non crédibilité, puisque les scènes subies par la protagoniste (Martine)/victime à cause de ses camarades de classe semblent parfois tirées par les cheveux : bousculades, moqueries, être rabaissé… originalpuisque ce côté sombre est toujours nuancé par la nature optimiste presque candide de la petite qui malgré son visible mal être continu de vivre comme si. Aux côtés de Martine, nous nous enfonçons nous aussi dans sa détresse, dans sa solitude qui la pèse et la ronge. L’on pourrait croire qu’elle se complaît dans le silence,hors, parler de ses problèmes à l’école ne lui est pas permis. Par peur d’alourdir les problèmes existants de ses parents, par peur de représailles, par honte.. Jusqu’à ce que finalement cette douleur apparaisse comme nécessaire, méritée. Martine ne subie plus, elle accepte son état de victime, ne peut que s’enfermer dans cet éternel et inlassable cycle de brimades. Pour alléger ses souffrances, Martine trouve une échappatoire : la scarification. Encore un thème peu répandu en littérature, qui pourtant prend énormément d’ampleur dans notre société actuelle. Les problèmes d’ordre moral, entraînent aussi des problèmes physiques de type anorexie voire boulimie. Finalement, le harcèlement bouffe,ronge, au point parfois de pousser les jeunes à commettre l’irréparable. Ainsi, résonne dans nos mémoires l’histoire de Marion Fraisse porte parole de ceux qui resteront des victimes de l’ombre.

Marie Béatrice Ledent mêle le destin de son personnage (Martine) à celui de milliers d’autres, n’ayant que le silence comme ami, que la souffrance comme ennemie. C’est certainement ce genre d’ouvrages que l’on doit, désormais, faire lire aux enfants au collège/lycée, pour favoriser une sensibilisation qui tarde à arriver dans le corps enseignant. Beaucoup trop d’adultes ferment les yeux sur les agissements des élèves entre eux, prétextant « nous avons près de 300 élèves à surveiller ». En ayant une classe X fois dans la journée,à X heures, ce n’est pas possible (selon moi) de ne pas voir les agissements des uns envers les autres. Maintenant, le harcèlement s’est comme institutionnalisé, c’est presque devenue une règle régit par la loi du silence : ne pas révéler sous peine de représailles plus lourdes, ne pas réagir car on ne sait pas quoi faire : de toute manière, on le sait,les enfants entre eux sont méchants.  Je pense qu’il est bon qu’il y ait des voix comme Marie Béatrice qui s’élève parmi les autruches qui s’enterrent dans le sable,pour montrer que non, les élèves français ne sont pas heureux dans un cursus scolaire lambda, qu’ils sont parfois délaissés.

680167e8ec3e3e377af4adeb3daaba54Si j’ai beaucoup apprécié ma découverte,, la douleur du silence n’a  pas été un coup de coeur pour moi pour de multiples raisons. J’ai trouvé le texte un tantinet fade, il m’a manqué du relief, un lien plus fort entre le personnage principal et moi même. C’est un sujet très difficile à manier du fait qu’il n’y a pas d’action à proprement parler, le fil conducteur tient essentiellement sur notre empathie . Alors certes, l’auteure a relevé le défi de ne pas tomber dans le larmoyant, d’émouvoir le lecteur sans tomber toujours plus dans le pathos. Cependant, j’avais l’impression parfois que les choses étaient survolées et qu’elles tournaient assez vite en rond. Les pensées du personnage n’étaient peut être pas assez frappantes, porteuses d’une bonne leçon morale comme je m’y attendais. Finalement, aucune citation n’a retenue mon attention.  Ces quelques éléments là on fait que ma lecture s’est un peu allongée, par moment ont provoqué mon ennui. Ce qui est extrêmement dommage puisque le fond était là!

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orange = moyen

Mindjack, tome 1 : Esprits libres de Susan Kaye Quinn

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Quand tout un chacun peut lire dans l’esprit des autres, il devient dangereux de garder un secret.

A seize ans, Kira Moore n’est qu’une Zéro, quelqu’un qui ne peut lire dans les pensées des autres, et dont les autres ne peuvent pas lire les pensées non plus. Les gens comme elle sont des parias à qui on ne peut faire confiance, ce qui ne lui laisse aucune chance d’avenir avec Raf, le meilleur ami télépathe dont elle est amoureuse en secret.

Mais lorsqu’elle prend le contrôle de l’esprit de Raf par accident et manque de le tuer, Kira tente de cacher ce nouveau pouvoir qui l’effraie à sa famille, ainsi qu’à Raf lui-même, dont la méfiance grandit chaque jour un peu plus.

Mais les mensonges ne font que se resserrer autour d’elle, l’entraînant au plus profond du monde caché des mindjackers, où prendre le contrôle des gens qu’elle aime n’est que le début de la longue liste des choix mortels qui l’attendent.

mon avis

Avant de me lancer dans cette chronique à cœur perdu, je tiens à remercier chaleureusement les éditions MxM Bookmark pour cet envoi qui me correspond à merveille.

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En laissant de côté le résumé (que je ne souhaite pratiquement jamais lire avant de me lancer dans la lecture d’un ouvrage), le livre objet est tout simplement magnifique. Je n’ai pas eu la chance de le tenir en version papier entre mes mains, cependant, rien qu’en version ebook il en jette. Très beau travail éditorial : les couleurs vives attirent l’oeil et l’attention du lecteur. Même s’il ne faut pas juger un roman de par sa couverture : je savais qu’il risquait de me plaire bien avant que je ne l’entame.

Par envie de découvrir d’autres choses, d’autres univers, je me suis un peu éloignée du monde fantastique que j’ai beaucoup apprécié étant jeune. En mêlant mes lectures personnelles à celles de cours, le constat à été le même : je ne souhaitais plus ni lire ni découvrir de romans fantastiques. Pour une raison simple : à trop en voir, nous finissons par en être lassés. C’est ce qu’il m’est arrivé, à bout de souffle de ce genre en particulier, j’avais l’impression de découvrir encore et toujours la même trame, sans jamais vraiment parvenir à être étonnée…

img-21204795d8Avec ce premier tome de Mindjack, ça a été différent. Certainement que cette coupure a été bénéfique pour me permettre de mieux savourer cet  ouvrage dans toute sa somptuosité. Vraiment, et sincèrement, c’est grâce à Susan Kaye Quinn que mon intérêt pour ce genre de roman s’est réellement avéré. Oui, je n’ai pas honte de le dire : le fantastique me transcende. C’est une sorte de retour aux sources très nourrissant cette lecture.

J’ai pris un malin plaisir à retrouver ce goût de la lecture, cette attraction irrésistible d’engloutir le roman en un rien de temps, d’être complètement happée par les mots, totalement perdue dans l’histoire à tel point que l’on se couche très tard alors que l’on à partiel le lendemain, que l’on se met à rêver du livre en question, et de lire en classe car nous voulons le fin mot de l’histoire. Je n’ai pas vu passer le temps en la compagnie de Kira, Simon, Raf et les autres. J’ai réellement passé un moment féerique, la plume de l’auteure me projetant très loin dans ce monde fictif et imaginaire.

Dans Mindjack, nous sommes dans un univers assez futuriste où, à cause d’une bactérie contenue dans l’eau, l’être humain s’est vu doté de pouvoirs surnaturels : lire dans les pensées. Nous suivons alors une jeune fille (Kira) qui est rejetée par les élèves de son lycée à cause de son statut de zéro : elle ne possède pas encore le don. De fil en aiguille, nous apprenons que Kira n’est pas si nulle que cela…

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Alors, j’admets qu’il y a quelques « bancalités » qui auraient pu nuire au récit : le personnage de Kira apparaît de prime abord comme enfantin, les premiers chapitres ne contiennent pas énormément d’action, les évènements s’enchaînent assez vite d’où un manque évident de descriptions. Cependant, malgré tout, l’auteure a su me surprendre et attirer mon attention par cette trame originale que je n’avais jusqu’alors jamais rencontré au sein d’un fantastique : le contrôle de l’esprit. C’est un thème finalement qui s’avère assez difficile à mettre en place au sein d’une narration puisqu’il n’implique pas directement des échanges banales entre les personnages. Les pensées des personnages doivent être brutes,pures, sans filtre… Nous sommes directement happés dans le fil conducteur de leur pensées, il ne doit pas y avoir de portes closes entre le lecteur et le personnage, ni même entre la narration et le personnage. L’auteur a su manier cet exercice à la perfection : en parvenant du point de vue de la réception du lecteur à distinguer la narration et les réelles pensées du personnage (du point de vue de la perception du personnage) sans perdre en cours de route le lecteur… L’auteur à évité l’écueil de la facilité etelepathie-vie-socialen transposant les pensées intimes des personnages ainsi « Simon pensa « mon dieu qu’elle était belle »,
j’en étais ravie et lui répondit à voix haute : merci », non la narration est extrêmement bien ficelée et les rouages d’une bonne écriture ce sont mis en place d’une manière à tisser une toile autour du lecteur pour le happer toujours plus loin dans l’antre du de la muse de la littérature. Alors certes, il n’y a pas énormément de descriptions, alors que vous le savez : j’adore les tonnes de descriptions. Mais finalement, quand un récit est bon, qu’il se suffit à lui même, que la base/la trame de l’histoire est très bien ficelée, que les caractères des personnages sont bien affirmés, il n’y a pas besoin de noyer le poisson dans un démêlé de descriptions inutiles qui auraient alourdi le récit. C’est justement cette absence de description qui donne foi au récit, qui met en branle la machine du suspens et de l’action.

Autre point qui aurait pu être très vite rédhibitoire à mon sens : l’histoire d’amour. Je suis parvenue à faire de nombreux efforts concernant le romantisme en littérature, cependant, je garde toujours mes distances avec la romance adolescente: toujours ennuyeuse et nunuche à souhait « oh je l’aime, il est tellement beau ». Voilà, pour moi, une histoire d’amour dans un livre doit faire vivre des passions. Et chez les ados, bah, ce sont les premières fois,les premières découvertes et généralement, ce n’est pas bien folichon. J’ai eu beaucoup peur en voyant donc arriver avec de gros sabots la possibilité d’un triangle amoureux… Avec présence d’un meilleur ami protecteur, d’un petit ami mystérieux jaloux… bref, le trio d’enfer quoi.Mais, une fois encore, l’auteure m’a bien étonnée.Positivement d’ailleurs,puisque, l’histoire a pris un tout autre tournant auquel je ne m’y attendais absolument pas…

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D’ailleurs, c’est cet ingrédient qui m’a le plus marqué : la surprise. D’ordre général, arrivé à un moment donné, j’arrive à voir les grandes lignes que risque de prendre une histoire : toi tu vas mourir, lui il va déclarer sa flamme, elle c’est une traître… Bref, généralement, le suspens n’est jamais manié du début jusqu’à la fin d’une belle main de maître. Ici, c’est une nouvelle fois différent. J’ai réalisé une lecture totalement crédule et innocente, sans chercher à comprendre le comment du pourquoi, je me suis laissée entraîner dans les péripéties de l’héroïne,j’étais d’ailleurs totalement dans sa peau, et j’ai été étonnée par les rebondissements du début à la fin.Pas une seule fois, je n’ai connu durant ma lecture de creux ou de temps mort quelconque.

Pour finir cette chronique, je vais survoler la question des personnages. Aimer ou non un personnage c’est propre à chacun même si l’auteur distille des éléments de caractères pour nous dresser un portrait flatteur ou non d’un héros (présence de la peste, présente de l’héroïne badass…). J’avais l’impression au début de ma lecture que Kira,le personnage principal, allait me taper sur les nerfs. Cependant, nous constatons au fil des pages sa prise de maturité. De l’enfant des premières pages, elle est déjà devenue une jeune femme aux dernières. Les caractères des personnages ne sont pas trop caricaturés. Certes, nous retrouvons des points de caractères essentiels comme celui de la petite fille frêle qui se hisse au rang de dangereuse héroïne, du faux gentil qui devient méchant puis finalement s’avère être un vrai gentil… Mais, les caractères sont nuancés. l’héroïne n’est pas téméraire, elle n’est pas badass, elle lutte simplement pour sa survie du mieux qu’elle le peux en essayant de conserver ses valeurs…

Je pense que je vais m’arrêter là, inutile de plus pour vous convaincre de vous lancer dans cette lecture qui a été un vrai coup de coeur. Chose qui ne m’arrive pas souvent d’ailleurs!

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vert = très bon

Sans titre

La classe de neige d’Emmanuel Carrère

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Dès le début de cette histoire, une menace plane sur Nicolas. Nous le sentons, nous le savons, tout comme il le sait, au fond de lui-même l’a toujours su. Pendant la classe de neige, ses peurs d’enfant vont tourner au cauchemar. Et si nous ignorons d’où va surgir le danger, quelle forme il va prendre, qui va en être l’instrument, nous savons que quelque chose est en marche. Quelque chose de terrible, qui ne s’arrêtera pas.

mon avis

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La plume d’Emmanuel Carrère est souvent classée comme étant dérangeante et terriblement fascinante. Carrère est un auteur très connu ayant raflé de nombreux prix littéraires, qui a été mis en lumière grâce à son livre « L’adversaire » retraçant un réel fait divers (affaire Jean Claude Romand = JCR). La classe de neige relate l’histoire d’un petit garçon, Nicolas, à la fois étrange et attachant (tout comme son auteur). C’est un petit môme que l’on a envie de prendre illico sous son aile. Vivant dans une atmosphère pesante et étouffante à la maison, il lui est interdit d’amener les copains chez lui, il ne mange pas à la cantine entre midi et deux (ce qui ne favorise pas la consolidation de liens avec les autres), il déménage souvent et son père est assez… Spécial. Alors que la maîtresse de sa classe organise un petit séjour à la neige, son père accepte que Nicolas y aille à une seule condition : qu’il emmène lui même son fils au chalet. Peu importe les kilomètres, le trajet en car est selon lui beaucoup trop dangereux. Alors qu’il est enfin arrivé au chalet, bien après ses camarades, et que son père est reparti ; les animateurs et la maîtresse se rendent vite compte qu’il manque le sac de Nicolas.

Vu sous cet angle, j’admets que le livre ne semble pas plus que ça alléchant. Cependant, l’atmosphère créée par l’auteur fait que nous ne décrochons pas un seul instant du livre : jusqu’au dénouement.

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Les débuts du livre sont plats mais laissent planer quelque chose de mystérieux, d’angoissant. Une sensation malsaine, presque malfaisante, parsèment les pages. Nicolas est un petit garçon très imaginatif qui s’invente souvent des histoires pour s’échapper de « sa condition ». Très calme, beaucoup solitaire c’est un enfant, nous le sentons qui n’est pas « normal ». On ne sait pas s’il souffre d’une quelconque pathologie (il a une propension à mentir, à jouer la comédie) ou si simplement, il est victime de parents trop sévères. Alors victime ou bourreau ? Sachant que la classe de neige a été écrit à un moment où Carrère ne parvenait pas à écrire sur le fait divers de l’affaire JCR, j’avais l’étrange impression que ce petit Nicolas n’était autre que le double fictif du tueur Jean Claude Romand lorsqu’il était plus jeune. Tout comme Jean Claude Romand, Nicolas à une facilité épatante à mentir, à vouloir être au centre de l’attention (quitte à se faire passer pour malade alors qu’il ne souffre que mentalement), parfois dérangé par de sombres pensées qui finalement flirtent même avec un souhait (ex : apprendre le décès de son père) le petit Nicolas est à la fois attachant et effrayant.  La fin s’accélère sur une drôle d’affaire : la disparition d’un petit garçon vivant dans les environs du chalet. Les dernières pages clos le livre sur une non fin, une fin ouverte, qui laisse planer autant de soupçons et de questionnements que nous avions eut en entamant le récit. Si vous me connaissez maintenant, vous savez peut-être que j’ai en horreur les fins ouvertes : ça me frustre trop. Je suis restée sur faim, beaucoup mitigée finalement, ce n’est pas un livre comme les autres mais ce n’est certainement pas LE livre du siècle.

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orange = moyen

Imaginant cela, Nicolas sentait des larmes prêtes à jaillir de ses yeux, et il en éprouvait une grande douceur. Il ne voulait pas que ce soit vrai, bien sûr, mais en même temps aurait aimé tenir vis-à-vis des autres ce rôle d’orphelin, héros d’une tragédie.

Les +

Les –

–          Une petite histoire courte et haletante

–          Un personnage principal attachant

–          Une attente, un suspens, insoutenable

 

–          Certaines longueurs (livre pas vraiment d’action)

–          Fin ouverte

Créer mon livre (.com), le site où je suis le héros de ma propre histoire !

C’est une nouvelle tendance qui attire de plus en plus de monde, lecteurs addicts ou pas, creermonlivre.com est l’un des multiples sites qui propose de créer pour vous VOTRE livre personnalisé dans lequel Vous êtes le héros. Livres de cuisines avec vos propres recettes de famille, carnets de voyages,livres de naissance,romans personnalisés…Tout est possible avec créermonlivre.com. Si ce n’est pas donné à tous (il faut compter environ entre 30 – 40 euros l’ouvrage) la qualité des services et de l’ouvrage est tout de même à noter. Et c’est un bon moment assuré, un joli cadeau qui ravira forcément celui/celle qui le recevra.

Pour ma part j’ai reçu à  Noël mon roman personnalisé « à fleur de peau ». Il va m’être ultra difficile de faire une chronique convenable et concise sur ce petit ouvrage mais je vais tout de même me lancer (même pô peur !)

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Qu’elle n’a pas été ma surprise en voyant dans le bordereau rouge apparaître la photo de mes parents et de ma soeur, puis une spéciale dédicace de leur part à mon intention. En retournant le livre, j’ai tout autant été touchée et émue de voir mon prénom écrit en quatrième de couverture. C’est un effet indescriptible d’être le héros d’un livre, de voir apparaître son prénom entre les lignes, de côtoyer au sein du livre nos proches et d’évoluer dans nos quêtes à leur côté. Ma lecture a été un moment de joie et d’intense bonheur, ponctuée de grands  fous rires incontrôlables et partagés. L’histoire, bien que très petite et condensée, est étonnement rudement bien menée. J’avais envie de savoir le fin mot de cette rocambolesque histoire. A savoir que certains passages sont spécialement adaptés en fonction de  votre caractère, ce qui accentue ce drôle d’effet de lire vraiment sa propre biographie. Tout est réellement proche de la réalité, ce qui rend le livre à la fois si touchant et si troublant. Parfois j’avais presque envie de m’arracher les cheveux et de crier « Mais purée Chrissy qu’est ce que tu fou! », parler à mon double dans un livre c’est vraiment fort ! Et ne rien pouvoir contrôler est vraiment ultra frustrant.

Concernant la trame de l’histoire, vous vous retrouvez en plein coeur du  XXIIe siècle, où la vie et les technologies ont fortement évoluées en comparaison à nos jours. Accompagnée  de 2 de vos proches, vous travaillez pour une grande entreprise. Vous effectuez des tâches répétitives, qui vous semblent automatiques et dont vous ne comprenez pas la réelle signification. Dans la ville, plusieurs problèmes d’électricité surviennent, accompagnés généralement de coupures de courant. Cette instabilité électrique ajoute à une atmosphère pesante : quelque chose d’inhabituel se propage dans la ville.Plusieurs personnes disparaissent sans prévenir, réapparaissent quelques jours plus tard totalement transformés, comme lobotomisés. Avec l’aide de l’un de vos proches, vous vous lancez alors dans une aventure héroïque pour découvrir ce que le gouvernement vous cache et vous découvrirez quelque chose exceptionnellement ahurissant.

Malgré une écriture forcément dénuée de sentiments, elle aussi robotisée, c’est une aventure palpitante que vous ne lâcherez certainement pas. J’ai simplement été déçue par la chute, très précipitée, qui clos l’histoire sur un aspect d’inachevé/bâclé.

Vous aussi vous souhaitez offrir ou vous offrir un roman personnalisé ? Alors n’hésitez pas à vous rendre sur le site dont le lien est noté plus haut, vous n’aurez plus qu’à suivre les recommandations  et vous laisser tenter!

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Les +

Les –

– Un très beau cadeau à offrir

– Un bon moment de rigolade

– Un livre sur mesure, fait à votre image, vous correspondant à merveille

– Un livre original

– Le prix (environ 30 euros)

– La finition de la couverture

– Une histoire simpliste (bien que prenante)

Harry Potter et l’enfant maudit de J.K. Rowling,John Tiffany et Jack Thorne

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La huitième histoire. Dix-neuf ans plus tard.

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

D’après une nouvelle histoire originale de J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, la nouvelle pièce de théâtre de Jack Thorne, Harry Potter et l’Enfant Maudit est la huitième histoire de la saga Harry Potter et la première histoire de Harry Potter officiellement destinée à la scène.
La première mondiale de la pièce aura lieu à Londres dans un théâtre du West End le 30 juillet 2016.

mon avis

harry-potter-et-l-enfant-mauditJ’ai longtemps hésité avant d’acquérir et lire ce nouveau dérivé d’Harry Potter. Les raisons en étaient multiples : beaucoup d’avis négatifs circulaient sur la toile, je n’apprécie en général pas « dépendre » d’un effet de mode, le prix était (est) assez onéreux, la forme de l’ouvrage (je n’apprécie pas forcément le théâtre) ne me plaisait pas des masses… Plusieurs petits détails me turlupinaient donc, mais, je ne souhaitais pas refaire la même erreur que quelques années auparavant : attendre, attendre encore et toujours pour que finalement le livre dans cette édition là ne soit plus disponible nulle part. (cf : les harry potter GF de chez Gallimard).

4904061lpw-4904687-article-jpg_3689753  Il est bon de savoir que l’enfant maudit est le « script » d’une pièce de théâtre actuellement jouée aux USA (et non prévue pour le moment en France). Elle a connu un très fort succès, ce qui prouve que le phénomène Harry Potter après autant d’années ne risque pas de s’éteindre.

J’ai été faible et j’ai succombé aux plaisirs que m’offre la lecture : je l’ai acheté même pas 5 jours après la sortie en VF du livre, qui pour une fois à la même couverture qu’en VO.

5013432_6_98d4_2016-10-13-57639e9-6449-u8zkxw-os92mon7b9_644720062f56c0048ad2120a43f5bbf4Malgré un début de lecture assez chaotique pour ma part – car il me faut toujours un petit temps d’adaptation à la forme du théâtre (didascalies, très peu de descriptions…)-. J’ai pourtant de nouveau été totalement embarquée dans l’univers crée par la fabuleuse et talentueuse J.K Rowling.  J’ai été vraiment heureuse de pouvoir rencontrer nos héros préférés, bien plus âgés, et parents d’une jolie petite tribu chacun. Ron, Hermione, Harry et Ginny sont toujours les meilleurs amis du monde et aimeraient qu’il en soit de même pour leurs petits garnements. Alors que les enfants Potter/Weasley commencent leur première année à Poudlard et appréhendent la fameuse épreuve du Choixpeaux, la pièce de théâtre se penche d’autant plus sur le fils aîné d’Harry Potter : Albus Severus Potter. image

Albus Severus Potter accumule trois grands noms très connus dans le monde des sorciers, il a sur les épaules le poids d’un héritage familial assez lourd à porter. Il souhaiterait exister pour lui même et non pas à travers l’image du grand Harry Potter. Il est difficile pour lui de se faire des amis à l’école, d’autant plus dure d’être à la hauteur de son père et ne parvient pas à battre les exploits de celui-ci quand il avait le même âge. Il se noue d’amitié avec le fils d’un personnage phare de la saga, grand adversaire de Potter dont je ne dévoilerai pas le nom. Cette amitié improbable et très controversée amènera les deux petits dans un bourbier sans nom. Albus, ayant l’âme aussi chevaleresque que son papa, se lancera dans une aventure très complexe et dangereuse.

palace_ext-8-300x169Nous faisons face à un Harry Potter très empêtré dans son rôle de père et nous le voyons souffrir de cette expérience qui le surpasse. Harry, très occupé par son travail délaisse quelque peu le petit Albus qui ne demande que son attention et multiplie les bravades pour avoir de l’attention.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture qui se termine assez vite, j’ai adoré apprendre à connaître ces nouveaux personnages : nous les avions connus enfants puis, nous les connaissons adultes/parents. Pour les fans inconditionnels d’Harry Potter, l’enfant maudit est certainement fait pour vous : vous aurez la petite larmichette à l’oeil d’enfin avoir l’occasion de relire du JK.R !

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Sachez également qu’il est susceptible qu’une Web Série sous le point de vue d’Hermione Granger sorte d’ici le 16 janvier prochain aux USA!

 

Les +

 Les –

Pouvoir retrouver l’univers de Hp

– Encore une belle petite histoire

Intrigue prenante         

– Très court, très facile à lire                      

– La forme du livre (pièce de théâtre)

– Manque de sentiment

– Peu de profondeur

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vert = très bon

Après Les Animaux fantastiques, un nouveau spin-off deHarry Potter s’apprête à voir le jour. En effet, une web-série intitulée Hermione Granger and the Quarter Life Crisis mettra en scène l’héroïne incarnée au cinéma par Emma Watson puis par Noma Dumezweni dans la pièce Harry Potter et l’enfant maudit.

Dans cette adaptation non-officielle de l’univers Harry Potter (J.K. Rowling n’est pas impliquée), Hermione Granger and the Quarter Life Crisis verra la sorcière faire face à une crise existentielle : à 25 ans, la jeune femme met fin à son mariage avec Ron Wesley et quitte son poste au Ministère de la magie pour refaire sa vie à Los Angeles. L’occasion de retrouver sa sœur LaQuita, son amie Parvati Patil ainsi qu’un certain… Drago Malefoy !

Hermione Granger and the Quarter Life Crisis sera diffusée dès le 16 janvier prochain.

Source : Allocine.fr

Le règne de l’empereur T1 – Le skyraff de Florence et Thomas Gindre

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Un elfe meurt en confiant un œuf mystérieux au jeune Espa : celui d’un Skyraff, un loup ailé. Entraîné malgré lui dans un tourbillon d’aventures, poursuivi par les sbires de l’Empereur, l’adolescent bravera les plus grands dangers, se confrontera à la magie pour survivre et luttera pour le continent.

mon avis

Je remercie chaleureusement les éditions de la reine pour ce service presse. 

tumblr_odb6g0j2s61themldo1_500La lecture de ce premier tome d’une série nommée « le règne de l’empereur » m’a finalement prit pas mal de temps. Non pas que je n’ai pas apprécié cette lecture, mais pour la simple et bonne raison que ma liseuse à fait des siennes! Je tiens donc à présenter mes plus plates excuses à la chargée de communication de la ME ainsi qu’aux auteurs d’avoir mis autant de temps à sortir une chronique. Vraiment, j’en ai honte!

Le Skyraff à la particularité d’avoir été écrit à quatre mains. Bien plus qu’un simple ouvrage jeunesse, c’est une véritable histoire sentimentale et familiale qui est née de l’amour peut-être héréditaire et commune de la littérature. Une mère et son fils, liés par le fabuleux pouvoir des mots. Né de l’imagination d’un petit homme au grand talent et prenant vie dans le phrasé de sa maman, le skyraff a connu avant de voir le jour un fabuleux destin. Je trouve la naissance de ce livre très touchante et émouvante. On retrouve au sein du récit ce plaisir d’écrire et d’imaginer que partagent cette mère et son enfant. J’admire Florence Gindre d’avoir permis de donner parole à son fils, de lui avoir donné confiance en lui ainsi qu’en son idée, lui permettant d’être édité, lu et apprécié par plusieurs lecteurs. Thomas Gindre, qui a été fortement touché par Eragon, dévoile dans le skyraff toute l’étendue de sa vaste imagination et son jeune talent.

saphira_and_eragon_by_the_reluctant_dragon-d24by6aAu début du récit, la ressemblance avec Eragon de Christopher Paolini (qui lui aussi a commencé a écrire vraiment très jeune!) me déroutait un peu. J’ai lu par curiosité le tome  1 de cette série sans n’avoir jamais accroché au récit.J’avais donc peur, en lisant le Skyraff, de tomber en plein coeur d’une parodie de cette série culte dont le thème ne m’inspirait pas.

eggaw01-pnetMal m’en a pris, le Skyraff possède sa propre âme et ne ressemble en rien à Eragon! Nous faisons la connaissance d’Espa, un jeune garçon de quinze ans, qui vit chez sa famille adoptive à Lara. Un jour, il tombe sur un bel oeuf qu’il décide pour une raison inconnue de ramener chez lui. Quelque temps plus tard, cet oeuf éclos. Une bête mystique, pourvue de petites ailes ayant la faculté de parler en est sortie : Espa décide de l’appeler Xénos. A la destruction de leur ville, Espa, Xénos et la conteuse de la ville Nymphia se trouvent obligés de fuir ensemble pour éviter de se faire tuer.  S’en suit alors un périple haletant, mêlant quêtes et magie à gogo.

Si le récit parle de prime abord à un public assez jeune, il peut toutefois tout à fait convenir à un plus large public en quête d’un roman candide et porteur de joie. Le skyraff se lit en un rien de temps et à le pouvoir de faire rajeunir son lecteur et de l’emmener dans un monde imaginaire et fantastique.

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Carte du monde du « Skyraff » Source :

Malgré le manque évident de descriptions, je n’ai cependant pas été gênée dans ma lecture pour m’imaginer avec précision les scènes qui se jouaient devant mes yeux. Le récit est court, parfois les réflexions/dialogues/tergiversations des héros quelque peu enfantin(e)s, les évènements prévisibles, et les quêtes trop vite réussies par les héros mais ces petits points négatifs n’éclipsent en rien le plaisir de la lecture et le plaisir de découvrir toujours plus les aventures d’Espa, Xénos et Nymphia.  Les idées sont là, le bestiaire ainsi que la carte du monde du Skyraff sont détaillés, pour la plupart complètement inventés. Alors je me dis, que peut-être Thomas, plus tard, reprendra les grandes lignes de cette fabuleuse histoire. Etoffera d’autant plus le récit pour qu’il atteigne d’une part les quelques 900 pages d’Eragon et d’autre par la renomée qu’il mériterait.

Le skyraff est une belle et bonne découverte, j’ai pris plaisir à lire les aventures de nos héros. J’ai hâte d’attaquer le tome 2 pour enfin avoir le fin mot de toute cette rocambolesque histoire!

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vert = très bon