Traqué – t1 : Cessez d’être la proie devenez le chasseur d’ Andrew Fukuda

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« À dire vrai, je ne pense pas qu’il reste un seul d’entre nous. À part moi. Voilà ce qui arrive quand on est un mets délicat. Une drogue dure. L’espèce s’éteint. »

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Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Le seul moyen de survie pour cet adolescent : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un humain, un « homiféré ».

Cela fait dix-sept ans qu’il vit secrètement parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable identité. Malgré tout, Gene est parvenu à se fondre parmi ces « autres » et à créer un semblant de vie normale. Mais sa routine est bouleversée, et sa sécurité, menacée, le jour où il est sélectionné pour participer au grand jeu : la Traque. Toutes les décennies, le gouvernement organise une immense chasse où seule une poignée de privilégiés peuvent pister, abattre et dévorer les rares humains survivants gardés en captivité pour l’événement. Formé à l’Institut pour traquer ses semblables, Gene est sur le qui-vive. Car désormais, sa vie s’organise en meute avec les chasseurs, et le moindre faux pas pourrait trahir sa condition et lui être fatal. Parviendra-t-il à maintenir l’illusion, alors que les soupçons sur sa vraie nature s’alourdissent ?

Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?

mon avis

Ayant entendu de multiples louanges concernant cet ouvrage, Traqué me faisait de l’oeil depuis un certain temps déjà. Lorsque j’ai été attirée par la formidable vente privée organisée par Michel Lafon sur internet, je n’ai su résister à l’appel. Honte à moi,oui, je suis faible lorsqu’il s’agit de livres!

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Dès reçu, déjà presque aussitôt entamé. Il y avait dans ce livre en particulier (oui car bien évidemment je n’ai pas commandé que LUI) quelque chose d’inexorable qui m’attirait. La première chose qui m’a conquise c’est certainement cette couverture sombre, promesse d’une histoire horrifique comme j’en raffole. Cette cible blanche au milieu de cette forêt, ces personnages qui fuient le danger… J’avais presque les frissons que me gagnaient lorsque je la contemplais! J’en profite pour adresser un grand bravo aux graphistes, dont on ne parle pas assez souvent. Il est vrai que nous oublions parfois que la couverture d’un livre joue un rôle essentiel dans notre passage à l’acte d’achat.

Mysterious Forest in the Pacific NorthwestEn second lieu, c’est ce titre assez énigmatique qui m’a donné envie de l’acquérir. Lorsque j’achète un livre, en règle générale je ne lis pas les résumés trop fournis en informations (ils nous « spoile » même un peu). Je ne savais donc pas dans quoi je m’embarquais, même si ce résumé n’en dévoile pas trop. Avec ce titre là, je me suis imaginée embarquer en plein milieu d’un polar mêlant meurtres et kidnapping à gogo. J’étais loin de penser tomber en plein coeur d’une histoire semi-fantastique/post apocalyptique et presque vampirique…

Légère déception donc en lisant les premières pages de Traqué… J’ai eu une certaine appréhension en me rendant compte que les êtres fantastiques qui nous sont présentés ressemblent de manière fort étonnante à des vampires. Si aucune fois le mot « vampire » n’a été prononcé dans l’ouvrage entier, il n’en reste pas moins que la ressemblance est frappante.

Je ne veux pas faire le difficile, mais la menace constante d’une mort imminente suspendue aux mains ( ou aux dents ) d’un copain prêt à vous vider de votre sang pour un oui ou un non… Cela complique légèrement l’élaboration d’une certaine forme de camaraderie.

Vampires-1Traqué nous projette quelques années plus loin dans le futur, une espèce carnivore et aux aptitudes inhumaines a décimée -ou presque- la race humaine. Dès lors, il ne reste que très peu d’humains appelés ici « Homiférés » dans ce monde régis par des sortes de vampires du futur. Comme nous les connaissons, « les vampires » traquent les humains pour se délecter de leur sang, ils dorment la journée, vivent donc la nuit, ont des capacités démentielles, ne supportent pas le soleil… Mais, finalement cette histoire ne ressemble à aucune autre. Nous ne faisons le comparatif avec les inlassables histoires de vampires qu’un bref instant. Nous n’arrivons même pas à définir le genre de créatures qui nous font face…

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Andrew Fukuda a réussi a tirer son épingle du jeu, a se démarquer, pour nous proposer un livre unique tout en surfant sur un thème qui a été des milliers de fois abordé.

Nous faisons ici la connaissance de Gene, l’un des seuls homiférés encore en vie qui tente de passer incognito parmi les prédateurs. Pour survivre, il est obligé d’adopter les mêmes « manies » que ses ennemis. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas sortir la journée, dormir au plafond, se raser… Jusqu’ici, Gene a réussi à garder profil bas. Cependant, tout dérape lorsque s’organise un jeu appelé la chasse. Plusieurs vampires sont alors désignés pour avoir le privilège de donner la chasse aux quelques homiférés capturés dans ce simple but. Bien évidemment… Gene fait parti des heureux élus et se vois convier à l’institut. Entouré de monstres, il devra redoubler de stratagèmes pour ne pas se faire repérer quitte à devoir tuer ses semblables…

Si les premiers chapitres restent assez mornes, plats et sans action le reste du livre éclipse cette lenteur du début. Tout comme Gene nous sommes sur le qui vive et avançons avec la peur au ventre. Nous anticipons certaines petites choses, mais, dans l’ensemble Traqué reste un très bon roman que je conseille !

vert = très bon
vert = très bon

U4 : Koridwen d’Yves Grevet

 

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Je tiens à remercier Babelio  ainsi que les éditions Syros et Nathan pour cette masse critique spéciale!

 

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Koridwen a survécu à tous les habitants de son hameau de Bretagne. Avec l’aide d’Yffig, elle les a inhumés les uns après les autres, puis le vieil homme est lui aussi décédé.
Le jour de ses 15 ans, suivant les dernières volontés de sa mère, la jeune fille ouvre une enveloppe laissée par sa grand-mère. Dans ce courrier, il est question d’un long voyage et de mondes parallèles.

mon avis

A la suite de ma lecture d’U4 sous le point de vue de Yannis (voir ma critique ici) j’ai eu une folle envie de découvrir celui de Stéphane, même si son personnage me semblait vraiment exécrable. Dans U4 : Yannis, nous les retrouvons tout deux très complices et passons le plus clair de notre temps en leur compagnie. Ils forment à eux deux leur propre histoire mettant ainsi à l’écart Jules et Koridwen que nous ne rencontrons que brièvement. J’avais dans l’espoir de découvrir la suite des aventures de notre cher Yannis à travers le point de vue de Stéphane…

Malheureusement pour moi, j’avais choisi au hasard lors de la masse critique exceptionnelle organisée par Babelio, de découvrir en second le point de vue de Koridwen. Koridwen est un personnage que Yannis à vaguement fréquenté, qui ne m’avait pas laissé une très bonne impression. Je ne comprenais pas les agissements de cette Kori. Pour moi, ce personnage emblématique ne m’apparaissait en rien captivant.

Sachez que je ne regrette absolument pas ce choix hasardeux mais très pertinent. J’ai été séduite par l’histoire de Koridwen dès les premières pages. Nous sommes immédiatement projetés au cœur de l’action, en plein milieu d’une scène qui aurait pu facilement tourner au drame.
Si Kori, sous le regard de Yannis, m’apparaissait comme un personnage fade sans caractère, très réservée et un peu hautaine ; je me suis vite rendue compte qu’il n’en était rien. Kori du haut de ses 16 piges est une femme forte, avec un destin déjà tout tracé.

C’est certainement ma ressemblance avec ce personnage fort d’apparence mais sensible au fond qui m’a rapprochée de la petite Koridwen. Je partage pratiquement les mêmes traits de caractère que cette dernière, à quelques exceptions près. Un peu sur la défensive de premier abord, Kori apparait comme détachée pour se prémunir d’une quelconque souffrance. Elle ne souhaite lier aucune amitié, c’est une solution de facilité pour ne pas avoir à pleurer de nouveau la perte d’un être cher. Forte et débrouillarde, elle est parfois Boderline, très virulente dans ses propos et dans sa façon de faire. Et pourtant, lorsqu’elle ouvre enfin son cœur nous entrevoyons l’étendue de son humanité. Koridwen brille de gentillesse et de tendresse, aussi bien à l’égard de son cousin qu’elle considère comme son frère, qu’à l’égard de ses amis. Elle est prête à tout pour sauver ceux qu’elle aime. Elle a donc deux facettes, l’une vaillante et débrouillarde et l’autre reflète la petite gamine de 16 ans apeurée et emplie de doutes qui a perdu ses parents bien trop tôt.
A l’image de Yannis, nous admirons au fil des pages l’évolution de sa maturité. La jeune fille devient adulte, plus réfléchie et mieux dans sa peau.

Je ne cache pas qu’U4 sous le point de vue de Koridwen a été pour moi un véritable petit coup de cœur. La trame de l’histoire rejoint exactement celle de Yannis ; Et pourtant un détail a réussi à propulser U4 : Koridwen bien loin devant U4 : Yannis de Florence Hinckel dans mon coeur. Là où dans Yannis les choses ont été pratiquement survolées, à l’image du personnage principal nous sommes restés dans le flou total du début à la fin du récit. Ici, Yves Grevet à rajouter une petite touche de « fantastique » à l’histoire. J’ai complètement adhérer à cette histoire de destinée, de sorte de  « pouvoirs magiques » dont a héritée Koridwen. L’histoire de Kori, en elle-même, à un véritable but : Retourner dans la passé pour changer les choses… Tandis qu’à l’inverse nous ne savons toujours pas où nous mèneront les épopées de notre cher Yannis.

Ici, dans ce livre là, nous faisons la connaissance et la rencontre de beaucoup plus de personnes qu’en découvrant le PDV de Yannis. De ce fait, il est plus facile de s’attacher aux personnages et de se trouver un référent (un chouchou). En plus d’avoir peur pour Koridwen, nous sommes effrayés à l’idée de perdre l’un de nos ses amis.

Enfin, à mon sens, toute la différence réside certainement dans la manière d’écrire de l’auteur. Certains ont trouvé cette façon d’écrire un peu hachurée, étrange, loin d’être sophistiquée. Les phrases sont courtes, les descriptions se suivent sans réels connecteurs logiques. Et pourtant, moi, c’est cet aspect décousu qui m’a le plus séduite. Cela a donné un côté oppressant aux scènes d’action et nous appréhendons ce qui pourrait se passer. Cette manière d’amener les choses permet d’inscrire l’histoire dans une réelle dynamique horrifique, post apocalyptique :     Nous attendons avec intérêt le moment fatidique. J’ai ainsi découvert un fabuleux écrivain, que je ne connaissais absolument pas. Et pourtant … Yves Grevet à reçu beaucoup de récompenses (13 pour son livre Meto, et 5 pour  Seuls dans la ville entre 9h et 10h30 ! )

Pour finir en beauté cette chronique, la chute d’U4 : Koridwen donne fortement envie de continuer de lire les aventures de nos « héros » et nous plante au milieu du décor avec une multitude de questions non résolues. On pourrait presque s’arracher les cheveux tant cette chute est insupportable !

 

vert = très bon
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La série événement U4 (Chronique U4 : Yannis – Florence Hinckel)

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Je remercie vivement Babelio et les éditions Nathan pour cette opération spéciale !

 

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Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts. Maintenant, il voit leurs fantômes un peu partout– peut-être qu’il devient fou ? Quand il sort de chez lui, terrifié, son chien Happy à ses côtés, il découvre une ville prise d’assaut par les rats et les goélands, et par des jeunes prêts à tuer tous ceux qui ne font pas partie de leur bande. Yannis se cache, réussit à échapper aux patrouilles, à manger… Mais à peine a-t-il retrouvé son meilleur ami que ce dernier se fait tuer sous ses yeux. Il décide alors de fuir Marseille et de s’accrocher à son dernier espoir : un rendez-vous fixé à Paris…

mon avis

Difficile de passer à côté de la série littéraire du moment, qui fait le buzz depuis plus d’un mois sur la blogosphère. Un travail fou a été mené pour rendre ces quatre livres attrayants aux yeux des lecteurs potentiels. C’est un véritable coup marketing qui a été brillamment accomplit. En effet, tous les éléments étaient rassemblés pour égayer la curiosité du bouquineur : Un titre qui ne parle franchement à personne, des couvertures simples mais frappantes (les regards des personnages sont vraiment vivifiants), un résumé plutôt sommaire qui ne nous en apprend fichtrement rien de bien concret, un concept très innovateur. D’ailleurs, c’est certainement ce concept inédit qui a titillé mon intérêt. U4 c’est une même histoire, un même univers, un même espace-temps, des mêmes personnages, un même but. Mais surtout, c’est quatre auteurs différents, deux maisons d’édition partenaires (Nathan et Syros), quatre points de vue différents, quatre styles d’écriture différents et quatre personnages différents. Vu d’ici c’est assez difficile à comprendre et pourtant tout est simple. Chacun des livres : Yannis, Koridwenn, Stéphane et Jules racontent tous la même histoire sous un point de vue différent et prennent vie grâce à la plume de plusieurs auteurs : Vincent Villeminot , Carole Trébor , Yves Grevet et Florence Hinckel.

Aujourd’hui encore, même après avoir terminé ma lecture je me demande comment ce projet est parvenu à se concrétiser et à fonctionner ! Des tas de questions me taraudent : Comment se déroule l’entente entre les auteurs, combien de temps cela prend de se mettre en raccord avec chacun d’eux pour ne pas retrouver des incohérences néfastes au récit, comment est venue l’idée de ce projet … Autant de questions qui resteront certainement sans réponse.
En attendant, il faudrait peut-être que je vous fasse l’éloge d’un des deux livres que j’ai reçu grâce à Babelio. J’ai choisi de découvrir en premier U4 : Yannis de Florence Hinckel et je recevrais prochainement U4 : Koridwenn d’Yves Grevet. Mon choix s’est très vite porté sur Yannis pour la simple et bonne raison que l’histoire (au début) se déroule dans ma ville fétiche : Marseille. Quel n’a pas été mon plaisir de découvrir des endroits que je connais bien aussi bien décrits dans un livre. Ça m’a d’ailleurs fait sourire à plusieurs reprises.

Si au départ j’ai été déboussolée par le style d’écriture de l’auteur, un peu hachurée, décousue, pratiquement incompréhensible je l’avoue, je me suis vite adaptée à cette façon de présenter les choses. En réalité, l’auteure à très bien réussie à nous immerger immédiatement dans la tête et l’esprit de notre personnage principal. En effet, Yannis, est un personnage à fleur de peau, complètement perdu et très éprouvé par la perte de sa famille. Eprouvant des difficultés à faire son deuil, Yannis baigne dans une sorte de brouillard mêlant folie et déni total. Notre personnage principal est écorché vif par la vie, s’il s’en est sorti indemne physiquement de cette épidémie, son état psychologique lui est alarmant. Il flirte ainsi avec la paranoïa : Il voit les fantômes de sa famille décédée, mais aussi avec la schizophrénie : Il a deux personnalités. L’une s’appelle Yannis, elle est faible, démoralisée, abattue et ne tient pas à la vie. L’autre s’appelle Adrial, c’est la représentation d’un avatar sur un jeu vidéo, elle est vaillante, forte et croit en un futur possible. Tout au long du récit ces deux personnalités s’affrontent et une seule s’en remet.

L’écriture donc m’a un peu alarmée au début, mais pas seulement. Il y avait aussi les explications sur le contexte et les évènements qui me manquaient. J’avais tout bonnement l’impression d’arriver en plein milieu d’un film. Les choses nous sont alors présentées trop succinctement. Nous comprenons facilement que nous arrivons dans un monde post apocalyptique – oui mais quand exactement ? – et qu’un virus a décimé la moitié de la population – Oui mais quel virus exactement ? – . Pour une raison que nous ignorons ce sont les jeunes âgés entre 14 ans et 18 ans qui ont survécus. Les jeunes ados sont donc livrés à eux même dans un monde saccagé par la maladie, la mort et l’horreur. Nous comprenons bien vite que l’anarchie va se déclarer.

Yannis, qui était avant un grand geek, a reçu un message étrange sur son jeu vidéo préféré (WOT) juste avant la coupure d’électricité : Il faut que tous les gamers se rendent le 24 décembre à Paris. Il semblerait que Kronos, le leader du groupe, ait un moyen de remonter le temps. Drainé par cette nouvelle, Yannis et son ami à quatre pattes Happy se lancent à l’aventure et rejoignent Paris à pied. Là-bas, ils vont faire la rencontre des autres protagonistes (Kori, Stéphane et Jules)
Le récit ne connait pratiquement pas de temps mort, l’action est toujours à son comble. Je me suis surprise aussi à avoir plus d’une fois la larme à l’œil (surtout en appréhendant ce qui pourrait arriver à mon petit Happy !). Je me suis attachée aux personnages que j’ai rencontré, j’ai été émue d’apprendre l’origine de leur blessures (physiques ou mentales) et leur passé. J’ai aussi apprécié grandir et évoluer à leur côté. Yannis n’est plus le même homme au début du récit et à la fin. C’est rare dans un livre de pouvoir cerner cette transformation.

Si l’ensemble des personnages se rencontrent à un moment donné lors du récit, ils se quittent aussi. Nous nous focalisons entièrement sur Yannis et ne pouvons donc que nous imaginer ce qui peut bien arriver aux autres pendant ce temps. Voilà pourquoi, j’ai très envie de lire chacun des livres pour connaître encore plus en profondeur ces personnages énigmatiques.

Malgré ces beaux éloges, certaines petites choses me chagrinent un peu. A commencer par mon choix du « deuxième tome » de U4. On nous a bien stipulé qu’il n’y avait pas d’ordre à la lecture, hors, force est de constater qu’ici dans Yannis nous sommes d’autant plus collés à Stéphane. De ce fait, pour savoir ce qu’il advient de nos 2 protagonistes, ou tout simplement pour découvrir le fond de ses pensées, il me semble logique de continuer ma lecture en entament U4 : Stéphane. Je pense donc que Koridwenn et Jules forment un groupe, tout comme Stéphane et Yannis.

C’est la fin qui m’a certainement le plus déçue. Je suis restée sur ma faim et me suis demandé « A quoi bon » continuer ma lecture s’il n’y a pas de fin à proprement parlé. J’ai donc vraiment beaucoup d’inquiétudes quant à découvrir U4 sous le point de vue de Kori pour la simple et bonne raison que j’ai la conviction que je vais en être déçue… Vais-je revivre les mêmes scènes ? Les mêmes dialogues partagés avec Yannis ? Vais-je avoir le fin mot de toute cette histoire au final ?

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« Automne » de Jan Henrik Nielsen

 

 

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Cette île pourrait être n’importe quelle île. Ces deux sœurs pourraient être n’importe quelles sœurs. Cette terre qu’une grande catastrophe écologique a ravagée pourrait être la nôtre. L’eau est devenue rare, le soleil brûle la peau, la végétation se meurt. Terrées dans un bunker depuis six ans, Nanna et sa petite sœur Fride observent le monde à travers un périscope, à la fois fascinée et inquiètes. Forcées de sortir au dehors, elles découvrent qu’au cœur de ce paysage désolé les gens sont prêts à les aider. Alors Fride et Nanna avancent au sein de l’automne, blotties dans une joie surprenante, découvrant un monde qu’elles croyaient hostile à jamais…

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Ce livre à la couverture des plus attirantes a été une véritable déception me concernant!

J’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire qui était à fortiori plutôt destinée à un jeune public. Nous faisons la connaissance de  deux soeurs : Nanna, l’aînée,qui est âgée de 12 ans et de Fride,la cadette,  âgée de seulement 4 ans. Elles vivent toutes deux en compagnie de leur père, terrés dans un bunker se trouvant sur une île déserte. En effet, comme dans la plupart des livres « dystopiques », la terre est mourante et le monde est décimé. La petite famille n’a pas vu le jour ni la lumière depuis un certain temps, le bunker est sombre, vide, silencieux et facilite l’ennui. Les deux jeunes filles, à l’âge où les enfants ont besoin de se dépenser physiquement, souffrent de cet enfermement. Les journées se ressemblent et se rallongent sans cesse. Nous nous ennuyons avec les deux soeurs, puisque sincèrement durant les 100 premières pages du livre il ne s’y passe pas grand chose…

Malheureusement, l‘écriture de l’auteur,  sous le point de vue des petites, ne relève franchement pas le niveau de l’ouvrage. Les mots employés sont enfantins, les descriptions sommaires et les dialogues sont rébarbatifs voire répétitifs. La jeunesse des personnages principaux ne m’ont pas permis de m’identifier à eux ni de les comprendre parfaitement dans leur réflexions puériles. Je ne me suis tout bonnement pas attachée à ces petites,pourtant si mignonnes. J’aurai apprécié suivre une aînée beaucoup plus âgée et un poile plus mature. Je me suis longuement demandé si j’allais finir l’ouvrage jusqu’au bout puisque rien ne me plaisait véritablement : je trouvais que la trame de l’histoire était semblable à tant d’autres, que l’action était inexistante, que les personnages étaient fades, et enfin, que les émotions étaient vraiment taries.

C’est à la centième page que mon intérêt à été émoustillé, sûrement un peu trop tard. Pour une raison que je ne souhaites vous divulguer, les deux soeurs sont obligées de se rendre en ville et de sortir (enfin) de leur confinement. Nous suivons donc leur péripéties avec une certaine distance. J‘avais toujours l’impression de n’être jamais rassasiée. J’avais cette sensation que l’auteur aurait pu et du, pousser les choses plus en profondeur pour nous faire vivre convenablement l’histoire qu’il nous raconte. Puisque, lorsqu’il y avait enfin de l’action, que nous étions sur le qui-vive, cela se finissait très vite ! La tournure que prennent les choses sont tellement prévisibles que s’en est désolant… Nous anticipons chaque gestes, chaque paroles, chaque révélations et vraiment nous ne sommes à aucun moment étonnés !

 Je pense que le principal problème du livre est sûrement l’improbabilité des choses, puisqu’à mon sens un/des enfant(s) aussi jeunes ne peuvent pas se débrouiller aussi bien que le font nos personnages principaux. Ici, ils n’éprouvent aucune peine, sont comme détachés et se débrouillent comme des chefs en affrontant n’importe qu’elle situation.  Les sentiments nous manquent. Le récit est un peu trop optimiste, trop surfait et un peu trop joyeux. La candeur des enfants en es pratiquement étouffante.

Nous n’avons certainement pas assez de détails sur le pourquoi du comment d’une telle situation, qu’elle est cette maladie qui empoisonne toute vie sur terre ? Comment était la vie avant tout cela ? Qu’elle est la morale de tout cela ? Quel message à voulu faire passer l’auteur ?

Et cette fin, un happy end des plus outrageux, ne relève en rien le niveau du livre. Puisqu’il s’agit d’une chute des plus horribles, qui n’est pas précédée d’un épilogue. Si l’auteur nous avait arrêtés en plein milieu d’une phrase cela aurait été la même chose. Mais que deviennent nos personnages bon sang ?

 

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La duologie « DOME » de Stephen King

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résumé

 

 

La petite ville de Chester’s Mill, dans le Maine est soudain coupée du monde par un dôme transparent qui apparaît aux limites de la commune, causant plusieurs accidents mortels le temps que la situation soit connue. L’armée des États-Unis se révèle incapable de détruire ce dôme et les habitants de Chester’s Mill sont donc désormais livrés à eux-mêmes. Le deuxième adjoint municipal Jim Rennie profite de cette situation pour asseoir sa mainmise sur la ville grâce à son contrôle de la police, nommant policiers plusieurs jeunes gens particulièrement brutaux, dont son fils, Junior, qui est sujet à des accès de violence incontrôlables causés par une tumeur du cerveau non détectée. Dale Barbara, un vétéran de la guerre d’Irak désormais cuisinier à Chester’s Mill, se voit chargé par son ancien supérieur hiérarchique de découvrir l’origine du dôme. Avec l’aide des quelques habitants qui le soutiennent (dont la rédactrice en chef du journal local, le responsable médical et un trio de petits génies de l’informatique), il tente également de contrecarrer les plans de Jim Rennie.

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Une nouvelle fois, j’ai été déçue par une série qui pourtant (à mon sens) avait énormément de potentiel !

Comme bon nombre de personnes, j’ai découvert  « Dôme » grâce à la série télévisée qui s’intitule »Under the dome » diffusée sur M6 en 2014. J’avais été très emballée par le concept, qui n’avait jusque là jamais été vu. L’histoire était haletante,les personnages touchants et l’action très présente. En découvrant que la série télévisée était une adaptation d’un roman de Stephen King je n’ai pas hésité. C’est mon premier (et dernier) Stephen King. J’y voyais là une manière de débuter une belle aventure avec un auteur à succès et des personnages haut en couleurs.

J’ai donc fait l’acquisition du premier tome, certaine qu’il allait me plaire. L’épaisseur du livre (il me semble qu’il fait plus de 600 pages) ne m’a en aucun cas fait reculer. Au contraire je raffole de livres bien fournis ! Lorsque je me suis lancée dans la lecture du livre,je connaissais à peu près l’histoire. Cependant, j’ai eu quand même des difficultés à me souvenir des noms et prénoms de chacun. « Dome » est le genre de livre raconté à la troisième personne,où le narrateur est omniscient. On entre dans l’intimité,dans la vie, de plusieurs personnages à la fois tout en étant spectateur de leur vie. Le problème je trouve avec ce genre de narration c’est qu’on a du mal à s’attacher aux personnages. Finalement, bien que l’on connaisse tout de leur petits secrets, nous ne sommes pas vraiment mis au courant de leur véritables pensées. Il est d’autant plus difficile de s’y retrouver dans la multitudes de personnages lorsqu’ils ont des prénoms/noms semblables,avec les mêmes consonances.

« Dôme », de part sa présentation, m’a beaucoup fait penser (bien qu’il n’y ait aucun rapport entre les deux livres) à « Une place à prendre » de JK.Rowlling (livre que j’ai détesté). Tout simplement, ce genre de livre ce n’est pas fait pour moi. Lorsqu’il me faut plusieurs minutes pour comprendre le passage,lorsque je me pose la question toutes les trente cinq secondes « c’est qui celui là » c’est que quelque chose cloche. De 1) cela veux dire que je ne suis pas « à fond » dans l’histoire de 2) cela veux dire que les bases ne sont pas claires. (qui est qui, où est-ce que l’histoire se déroule, pourquoi il y a si,pourquoi il y à ça…). Déjà que l’histoire est complexe, c’est assez dur de s’y retrouver.

Malgré tout, question écriture c’est ce à quoi je m’attendais de la part de Stephen King. « Dome » est le premier roman que je lis de cet auteur dont j’ai ouïe de nombreux louanges. Je sais donc qu’il raffole d’histoires ensanglantées qui te maintiennent debout toute la nuit. La part du marché a bien été remplie de ce côté là. Les descriptions font froid dans le dos, il y a du sang, des meurtres et du mystère (tout ce que j’aime). Cela dit, ça n’a pas suffit à me maintenir dans le bain. J’avoue avoir été séduite lors des premiers chapitres. Mon attention était émoustillée, les personnages étaient appréciables et l’histoire pour moi était géniale. Mais,au fil du livre tout s’étiole et se désagrège petit à petit. C’était trop long, trop ennuyeux. Certains passages ne servaient à rien, d’autres manquaient. L’action c’est  vite tarie, les révélations aussi.

Les personnages, qui ont tous plus ou moins leur personnalité, étaient très bien décrit (on sait à peu près à quoi il ressemblent, leur trait de caractère…). Cependant, j’ai trouvé que leur réactions étaient quand même exagérées. Que leur caractère était beaucoup trop prononcé, poussé à l’extrême. Je parle notamment de Big Jim (un homme influent dans la ville mais corrompu) et de son fils junior (qui est tout simplement cinglé). Certaines scènes m’ont même choquée ! (je fait référence au moment où Junior  garde les corps des filles qu’il a tué dans un placard pour pouvoir jouer avec). Je comprend pourquoi dans la série, Junior apparaît un peu moins fou et d’autant plus attachant!

Enfin, le mystère à mon sens était trop grand, on avait pas assez de réponses à nos questions. Nous, lecteur, étions trop dans le flou.Puisque finalement, nous ne sommes pas plus que ça avancés sur le pourquoi d’un tel « dome » ? On en apprend en même temps que les personnages, chose en temps normal appréciable, cependant je ne suis pas parvenue à trouver un  point d’encrage,ce quelque chose qui fait que j’ai envie d’avancer dans ma lecture,envie de connaître le fin mot de l’histoire. Trop de mystère,tue le mystère.

En conclusion : Bien que j’apprécie l’écriture fluide,fournie et « imaginatrice » de l’auteur; je ne suis pas parvenue à entrer véritablement dans l’histoire.Pourtant,le concept était très prometteur. L’imagination de S.K est débordante et très admirable. Cependant, ce premier tome était trop long et ne maintenait pas assez le suspens à son comble 

 

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