Le crépuscule royal de Westley Diguet

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Elle est belle, talentueuse et à l’écoute.
Il est beau, puissant et l’héritier d’un trône maudit.
Ensemble, ils pourraient mener le Royaume à sa perte.

Il y quasiment trois cent soixante-dix ans est survenu ce que nous appelons « le Grand Cataclysme ». Une série de trois plaies qui changèrent la face du monde. Les États-Unis, et plus généralement le continent américain, n’existent plus, l’Afrique a été ensevelie sous les eaux et la Russie et l’Asie forment un immense brasier qui ne s’éteindra jamais. Du monde, il ne reste que l’ancienne Europe, des pays de cette alliance politique, il ne reste rien.
Henri Grace s’apprête à succéder à son père sur le trône d’Europa, la nouvelle Europe. Il est jeune, beau, mais cache un terrible secret. Lisbeth est sur le point d’entrer au service de Sa Majesté en qualité de costumière et elle n’imagine pas un seul instant dans quel enfer elle se jette. Tandis que les Anarchistes continuent de combattre la Monarchie des Grace, des sentiments puissants vont naître et déclencher ce que le jeune roi redoute. Que  faire,  abdiquer  et laisser les derniers survivants mourir ou accepter cette effroyable mission ? Comment sauver Europa sans y perdre son âme ? Henri trouvera-t-il le soutien aux côtés de Lisbeth et de son oreille attentive ? Une chose est sûre cependant, Europa ne survivra pas sans que ne coule le sang…

mon avis

spN’hésitez surtout pas à cliquer ici, pour découvrir le chapitre un du livre (le design de la mise en page  est superbe, foncez!)

Je remercie les éditions Gloriana pour ce premier service presse qui me faisait de l’oeil, qui débute aussi à merveille une bien belle aventure!

8ec11d1698149b1d0ea2f1b53c7108f4Westley Diguet est un auteur au nombre incalculable de publications que je voulais au moins une fois dans ma courte vie pouvoir lire.Son univers un peu fantastique/fantasy me correspond parfaitement… Et forcément, quand on entend que du bien sur un auteur, on se laisse prendre au jeu du bouche à oreille!

Le crépuscule royal nous embarque de multiples années après notre ère dans un monde ayant été décimé par une forme d’apocalypse. Le reste du monde a été rasé, seul le royaume d’Europa, pour une raison mystérieuse,  a été sauvé. La monarchie est restaurée tout comme ses usages et coutumes (voir costumes!). Nous sommes donc plongés au coeur d’un récit futuriste/utopique, ayant pour bases et valeurs des éléments historiques. C’est un mixte tout à fait alléchant et pour le moins innovant. Nous suivons donc, d’un côté, les aventures de la famille royale Grace, avec à sa tête le jeune Henri, qui lutte contre un groupuscule d’anarchistes menaçant la couronne ainsi que  contre une tragique malédiction. De l’autre côté, nous rencontrons une jeune costumière  travaillant pour la couronne répondant sous le doux surnom de Lisbeth.

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Avant toute chose, même si je n’ai en ma possession que la version Ebook, je tiens à souligner le formidable travail éditorial effectué autour du livre. C’est un livre objet sublime, une couverture attrayante qui représente à la perfection l’histoire en elle même ainsi que les personnages comme l’on pourrait se les imaginer lors de notre lecture, un lexique nécessaire nous présentant les différents personnages ainsi que leur fonctions, une carte de l’univers… Bref, le livre est un véritable outil commercial qui fait effet. (Bravo à l’illustrateur : Nicolas Jamonneau pour ce travail réussi!). Je retiens tout particulièrement les belles citations en début de chaque chapitres des personnages importants qui ont contribué à notre société français (Louis XV et compagnie)

9e5de2327f81fabe7c91e5247c8ce4feMon avis sur cet ouvrage est assez mitigé. Si j’ai trouvé le concept de ce futur ancré dans un retour aux sources/à l’ancien très innovant, plusieurs choses m’ont finalement dérangé. J’aime beaucoup l’aspect historique, les costumes, les descriptions, les lieux ainsi que la façon de parler des personnages de l’époque, ce qui  me procure une certaine nostalgie. C’est beau, c’est noble, et cela finalement en « jette un max ». C’est tellement dommage d’avoir perdu autant de prestance, d’avoir abîmé notre si belle langue et nos si jolies coutumes. Le milieu aristocratique, monarchique, me plaît beaucoup et j’adore le rencontrer dans les livres. Cela me fait immédiatement voyager et rêver. Oui, revenons au temps où les princes et princesses existaient ! Le décor du crépuscule royal ne pouvait donc que me plaire, moi qui étais dans une ancienne vie une duchesse !

Cependant, j’en arrive assez rapidement au premier point qui m’a un peu chiffonnée. Retrouver un thème que j’affectionne tant (historique) dans un futur hypothétique était une très belle idée. Mais, finalement ce thème a donné un aspect quasiment invraisemblable au texte. Est-ce possible de retourner à la monarchie en ayant goûté à la modernité? Alors certes, le monde a été décimé ce qui a permis une certaine forme de renouveau par la fondation d’une nouvelle ville/d’une nouvelle ère. Mais, que faisons nous des innovations et des nouvelles technologies, du savoir faire, du savoir vivre acquis au 20 ième siècle ? Est ce probable qu’à l’heure d’aujourd’hui, Quel que soit le contexte, nous accepterions de régresser et de retrouver un monde si réglementé  par un système de castes ? Est ce possible que les femmes, ayant un jour goûté à cette liberté d’être et d’exister, puissent quel que soit le contexte accepter de redevenir soumises aux hommes ? Est ce pensable que notre langage écrit comme oral moderne puisse redevenir celui de l’époque ?

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Ce sont ces questions,certes personnelles, qui finalement ont terni ma lecture. J’attends donc avec impatience pouvoir en discuter plus en détails avec l’auteur! C’est une chronique assez spéciale et difficile à écrire, puisque, j’ai du mal à rassembler clairement mes idées. C’est un livre, finalement qui a fait son effet : puisqu’il m’a fait tergiverser. Dans le bon,comme dans le mauvais sens. La trame de l’histoire est  bonne : les personnages principaux sont attachants, les décors attrayants, l’action révélatrice d’un quelque chose en devenir.  Cependant, la trame n’a pas été assez étoffée ce qui a fondu l’ouvrage quelque peu dans l’ombre.  L’ouvrage est beaucoup trop court pour l’abondance des informations qu’il recèle et surtout au regard de son potentiel.  J’aurai apprécié avoir d’autant plus de détails sur l’avant apocalypse, des éléments sur la conquête de cette nouvelle ville Europa ainsi que sa construction, des informations sur la consolidation de la monarchie et sur la mise en place de celle ci au sein du royaume… Finalement, j’ai eu l’impression d’avoir toujours été en retrait dans ma lecture, que rien n’allait en profondeur des choses. catalogue-victorienneTout est centré sur une romance, qui tout comme la narration, va beaucoup trop vitre à mon goût. Le reste, qui était fort attrayant, est complètement fondu et inexploité. Par exemples, la présence des anarchistes qui aurait pu mettre du baume à l’action, mettre à mal cette monarchie, n’est elle non plus pas assez exploitée alors qu’elle aurait pu avoir un réel impact sur la tournure des événements. La romance entre les personnages est peut-être un peu trop simpliste et facile d’accès, les personnages se retrouvent trop vite, ils n’ont pas connu assez d’obstacles pour réellement faire rêver le lecteur. Les personnages sont peut-être un peu trop « typés », c’est à dire qu’ils n’ont pas de trait important (attachant ou non) qui survient et qui « tape à l’oeil ».Finalement, j’en reviens à un point qui m’est essentiel dans un livre,et je sais que beaucoup ne partagent pas cet avis : pour que j’apprécie un livre il me faut de la substance. Des tonnes et des tonnes de pages à engloutir, diverses descriptions (quitte à en faire trop) pour pouvoir m’immerger. Je pense souffrir d’un terrible manque d’imagination, ou alors de flemme évidente, il faut que l’auteur me mâche le travail pour que je réussisse réellement à vivre son histoire et en faire mon histoire.

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Et en même temps, chose étonnante et qui contredit en tout point le début de ma chronique. J’ai quand même lu avec avidité et enthousiasme cette aventure. Alors certes, je suis en retard sur mon deadline imposé (en retard simplement pour rendre ma chronique, ma lecture a été plus ou moins rapide…) mais j’ai apprécié cette simplicité, cette presque candeur dans le récit. Le personnage féminin est un petit bonbon, c’est une pincée de vie, et malgré tout elle nous donne le sourire. L’amour partagé entre les deux protagonistes est tellement sincère, qu’il en devient vraiment touchant. Le texte finalement prend vite des allures de conte de fée. Et c’est vrai, que vu sous cet angle là, l’ensemble des points négatifs relevés plus haut sonnent faux. Car, un conte de fée amène forcément diverses interprétations possibles et imaginables, met en son coeur le récit d’un amour soumis à une malédiction, attribut aux personnages des vertus honorifiques et ne recèle en rien de purement horrible/négatif… C’est un ouvrage bouffée d’oxygène, ni plus ni moins, il redonne foi en l’amour et parvient à nous faire croire aux princes et aux princesses.

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orange = moyen

Les amants de troie – Natacha J.Collins

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Troie, Asie Mineure
Dans une cité en crise, assiégée depuis neuf ans par les Grecs, Aleiria, fille de l’orfèvre royal, n’a pas le choix : elle doit accepter la présence d’un garde du corps à ses côtés. Mais Dareios ne ressemble à personne qu’elle a connu. Cette troublante franchise, ce regard qui semble lire en elle… Avec lui, elle se sent protégée, et plus encore : comprise, estimée… désirée. Hélas, son père a de plus hautes ambitions pour elle. Il préférerait la voir mariée à l’un des fils du roi Priam, qui lui garantirait richesse et sécurité. Mais dans le chaos qui règne aujourd’hui la sécurité n’existe plus, et le monde dans lequel elle a grandi non plus. A l’heure où l’attaque légendaire du cheval de Troie se prépare, Aleiria sait qu’il espst urgent de vivre pleinement.

Sur fond d’épopée troyenne, l’histoire tout en sensibilité de deux êtres pris dans les tourments d’une guerre mythique.

 

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Je remercie chaleureusement Nathacha.J.Collins (ainsi que Gilles) de m’avoir fait ainsi confiance!

1417017383-helene-1Natacha J.Collins m’a contacté il y a un bon bout de temps maintenant pour me proposer son roman publié aux éditions Harlequin. Roman dont le thème principal est la romance : je me suis tout de même laissée tenter par l’aventure même si de prime abord ce n’est pas mon genre favori (comme dit l’adage, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis).

Il est parfois des livres, comme les amants de Troie, qui arrivent à un moment adéquat de nos vies. Parfois, le livre en question nous ouvre les yeux sur une question existentielle (de couple, de lendemains incertains…), d’autres nous redonnent le sourire et la joie de vivre, ou au contraire nous mènent vers des envies d’ailleurs et d’inconnus… Ce sont pour moi des livres qui tombent sous le sens. Les amants de troie est « un livre destinée ». Il fallait que je le lise, il fallait que je le découvre.

J’ai accepté de recevoir les amants de Troie car j’étais justement en train d’étudier la fameuse histoire de l’iliade et de l’odyssée, plus notamment de la  ville (prise) de Troie. N’étant pas une fine connaisseuse de  ces deux grandes œuvres (je n’en connaissais que les grandes lignes) et n’ayant pas encore lu l’odyssée (ni même l’iliade), j’ai trouvé que Natacha tombait à point nommé.

troieL’auteure nous transporte dans une Iliade romanisée, concurrence presque Homère, et popularise une histoire connue de tous pour nous servir un met délicieux : fait de romantisme, de tendresse et de délicatesse au milieu d’un chaos pré-guerre/guerre. Nous sommes plongés  au coeur d’une sublime histoire d’amour mais interdite entre deux personnages touchants : Aleiria, fille d’un grand de la haute société, et Dareios qui deviendra très vite garde du corps de la jeune demoiselle. Aux côtés de nos jeunes héros totalement inventés par Natacha, nous approchons d’ Achille, de la sublime Hélène, du courageux Hector… Mais aussi des dieux vénérés!  De tous ces héros grecs qui ont inspirés beaucoup de nos personnages fétiches actuels, nous n’arrivons presque pas à entrevoir les ajouts/inventions de Collins. Nous vivons dans la « belle Ilion », avant sa destruction par le biais de l’ultime ruse d’Ulysse : le cheval de Troie. Et assistons au dépérissement d’une ville assiégée : la tension dans la vile augmente au fur et à mesure que l’on tourne les pages et nous gagne,nous,lecteurs.

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Avant tout, il faut certainement saluer les connaissances que l’auteur a sur son sujet. Je n’imagine pas le nombre d’heures de recherches, de lectures et relectures,pour parvenir à écrire sur un thème si difficile à reprendre en gardant l’essence même de l’oeuvre d’Homère et en s’alignant à notre société actuelle. J’ai beaucoup aimé voyager de cette manière ci, plus ludique, dans cette/ces épopée(s). Si l’historiographie n’est pas développée, nous comprenons les éléments essentiels qui fabriquent et fortifient l’histoire que l’on connais. Les chapitres sont courts, se lisent extrêmement vite, mais ne manquent pas de clarté : tout est clair,concis, propret. Nous comprenons immédiatement où nous sommes, dans quelle époque, aux côtés de qui et surtout dans « quel clan » nous nous situons.

troy2Cependant, si j’ai beaucoup apprécié les débuts de ma lecture, mon enthousiasme s’est peu à peu estompé (sans toutefois faire de cette lecture une déception). Le côté romanesque que je trouvais au départ très intéressant s’est avéré étouffant pour moi. Alors,oui, il fallait coller aux convenances et aux moeurs de l’époque : nous proposer un personnage féminin ayant des valeurs de bonne fille/de bonne famille, un personnage masculin symbole de courtoisie, un couple respectant ainsi une certaine grâce/tenue. Finalement, j’aurai aimer que l’auteur bouscule un tantinet plus les codes et nous desserve peut-être  une histoire d’amour plus trash et moins « adolescente ». Ce qui m’a le plus dérangé, ce sont ces « nunucheries » et le manque de développement des sentiments amoureux (ou même amicaux). Les descriptions étaient trop « catégoriques », me faisant penser aux fameuses épithètes homériques : formules que l’on reprend sans cesse pour faire avancer le récit. Alors ce n’est pas exactement ça, forcément, mais il y avait une invraisemblance au niveau des sentiments, une sensation que les pensées des personnages ne reflétaient en rien leur âge réel, qui me troublait et qui m’a empêchée finalement de mieux m’attacher aux personnages. A partir de ce moment, je n’ai pas su me départir de cette romance (coeur même du récit) pour me concentrer sur l’alentour : les péripéties, les retournements de situations, les descriptions des lieux…  Pourtant, la trame de l’histoire était vraiment plaisante, le concept dans son ensemble innovateur (c’est la première fois que je croise une telle réadaptation), l’écriture de l’auteure très à propos, agréable à lire, les personnages étaient attachants… 3062913517_1_7_rpFewaAgMais, ce « mais » est bien trop présent : je n’ai pas su me projeter plus loin, je n’ai pas réussi à croire que l’histoire pouvait être réelle. L’amour, trop enfantin, à fait perdre du charme à des personnages de grande envergure, dont la psychologie aurait pu être d’autant plus mise en avant et plus poussée. C’est dommage, il manquait pour ma part ce petit grain de sel pour que la sauce prenne. Un petit détail, d’ailleurs, qui peut ne pas déranger certains. C’est finalement une histoire, qui se laisse facilement lire et découvrir, que l’on ne regrette pas d’avoir découverte après fermeture, mais qui (pour ma part) ne restera pas gravée dans mon coeur ni dans ma mémoire.

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orange = moyen

 

L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón

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Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés.

L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers.

Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets enterrés dans l’âme de la ville : L’Ombre du Vent.

Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie

mon avis

9782221915820L’ombre du vent est le premier tome d’une trilogie nommée « La trilogie du cimetière des livres oubliés » publiée aux éditions Robert Laffont. J’ai déjà lu et beaucoup apprécié Marina du même auteur, ce qui m’a convaincue de me plonger dans celui-ci. Carlos Ruiz Zafon à une plume des plus jolies et des plus poétiques, il a cette capacité à  nous transporter vraiment loin dans un univers toujours plus fantastique/fantasmagorique à chaque fois. Surfant sur le thriller, le polar, le sentimental, le fantastique, le dramatique… Carlos R.Z est sur tous les fronts!

Dans l’ombre du vent, nous faisons la connaissance d’un jeune garçon s’appelant Daniel Sempere. Un soir, son père décide de l’emmener dans une « boutique » de livres anciens qui n’ont malheureusement plus/pas de propriétaires.Ce lieu est nommé « Le cimetière des livres oubliés ». Respectant une tradition familiale, Daniel doit être choisi par un des livres (et non pas choisir un livre). Son regard se porte immédiatement sur un ouvrage qui qui n’est plus édité, très rare « l’ombre du vent ». Se lançant dans la lecture de sa trouvaille, il s’avère que c’est pour Daniel un énorme coup de coeur littéraire.

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Obnubilé par l’auteur inconnu du livre, il se lance dans un quête historique pour retracer le parcours de l’écrivain et pouvoir ainsi découvrir l’un de ses autres ouvrages. Cependant, « l’ombre du vent », semble être très recherché et prisé par de nombreux collectionneurs. Traqué par un homme mystérieux et étrange, Daniel se retrouve obligé de trouver le fin mot de toute cette histoire : qu’est-il arrivé à l’auteur de l’ouvrage ? Qui est l’homme qui le poursuit sans cesse ?

barcelona-city-3Tout au long de l’ouvrage nous assistons, d’un regard aimant, à l’évolution de Daniel, rencontrant ses premiers amours, connaissant ses premiers émois. Du petit garçon, la fin du livre ne nous en laisse pas une miette. C’est une véritable aventure, narrée à la perfection, fait de rebondissements et d’énorme suspens.Il y a le bon dosage d’ingrédients : de l’amour, du suspens, du meurtre, une enquête, du drame…. Bref, ce livre est une véritable pépite ! Bien que je n’ai absolument aucune idée de ce que pourrait nous donner la suite des aventures de notre héros, j’ai hâte de me replonger dans l’histoire du cimetière des livres oubliés.

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vert = très bon

Chaque livre a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui.Carlos Ruiz Zafon – L’ombre du vent

L’Affaire Aurore S de Gilles Milo-Vacéri

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Qui est le tueur en série qui se cache dans la forêt de Rambouillet ?

L’amour, que l’on dit plus fort que tout, peut-il survivre ou vaincre la mort ?

Au commencement, une belle histoire d’amour. Grégoire, écrivain modeste, abandonne tout et quitte sa Provence pour les Yvelines, afin de rejoindre Aurore, auteur de romances, dont il est tombé fou amoureux. Elle va quitter son compagnon pour construire leur couple et vivre leur amour librement. Mais contre toute attente, Aurore disparaît brutalement après un simple et banal e-mail de rupture.

Désespéré et au bord du suicide, Grégoire relève la tête quand il réalise que son dernier message est certainement un faux. Pire, il apprend qu’un tueur en série sévit en forêt de Rambouillet. Fou de colère, il est certain que la femme de sa vie a été assassinée par ce psychopathe. Et il sait qui se cache derrière le monstre… Alors la traque commence.

Miné par le chagrin, Greg ira au bout de l’enfer s’il le faut. Quelqu’un va devoir payer pour lui avoir volé le seul grand bonheur qu’il ait jamais connu.

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Je tiens à remercier l’auteur pour sa gentillesse ainsi que son éditrice pour cette fabuleuse et merveilleuse lecture.

Gilles Milo Vacéri s’est chargé lui même de la communication/promotion de son ouvrage, cela représente une charge de travail assez conséquente  pour lui (donc chapeau!) mais aussi cela démontre  un réel engagement de la part de cet auteur ayant la main sur le coeur. A travers l’affaire Aurore S, il nous dévoile certainement une facette de sa propre personnalité, un pan entier de son vécu. Gilles, bien plus qu’un auteur lambda, s’est complètement et totalement mis à nu dans ce récit à la fois intense et démesurément bon.

tumblr_ocqr2rjuhs1ul3mfno1_1280J’ai embarqué dans les mots dès les premières lignes. Gilles à cette facilité déconcertante d’écrire comme s’il nous parlait directement, en face à face. Il prend totalement place dans la narration et derrière chaque parole nous entendons son vécu y faire échos.

Nous faisons la rencontre d’un écrivain Greg éperdument amoureux d’une jeune et jolie jeune femme. Ils filent le parfait amour, rêvent d’enfin pouvoir emménager ensemble et divulguer à la planète entière leur liaison. Cependant, une ombre vient s’ajouter à ce beau tableau : la femme de sa vie disparaît aussi soudainement que brusquement en ne laissant derrière elle qu’un simple mail de séparation.

De l’autre côté, nous faisons la connaissance de deux agents qui sont sur une enquête de meurtres en séries plutôt barbares : un meurtrier sévit aux alentours de la forêt de Rambouillet et s’en prend aux jeunes et jolies jeunes femmes.

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Il y a un formidable jeu du « je » dans cette histoire, puisqu’on le comprend très bien : Gilles et Grégoire ne forment plus qu’un. Lors de sa rupture avec sa dulcinée, Grégoire tombe dans un abîme qu’il lui est difficile à surmonter. Gilles nous décrit les différentes phases qui nous submergent lorsque nous sommes quittés par l’être aimé : déni, colère, chagrin, désespoir… Je pense qu’il faut l’avoir vécu pour aussi bien le décrire et en parler. Il y a ce quelque chose de troublant chez Greg que l’on retrouve chez Gilles : on comprend qu’il est un coeur brisé.

enqueteLe plus grand défi pour l’auteur a été finalement de me faire croire en l’amour possible et véritable.Celui qui défi toutes les lois, qui nous élève autant qu’il nous détruit. Je suis (ou du moins je l’étais) une  septique dans l’âme quant aux effets indésirables de l’amour sur les amants. Pour moi, la dépendance affective n’était qu’un dérèglement de la personne, une altération de quelque chose.Je ne croyais pas qu’une personne par amour pouvait tomber si bas, ou s’envoler si haut. Je trouvais ridicule le fait de se supprimer au dépit de l’autre, de s’effacer pour l’autre et de vivre en l’autre.

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Et bien Gilles m’a permis d’ouvrir les yeux sur les sentiments amoureux. Quelque part dans le monde, l’autre moitié de nous, nous attend. Lorsqu’on ne croit pas en l’amour, c’est tout simplement car on ne l’a pas encore trouvé.

Outre ces vagues de sentiments que nous prenons en pleine tête, qui nous donnent aussi souvent les larmes aux yeux face à la justesse des mots employés, il y a aussi un côté sombre et mystérieux à l’histoire. Nous sommes sur les traces d’un psychopathe, qui terrorise notre capitale chérie. Les détails sont assez gores, déstabilisants, dignes des grands thrillers à la Chattam.

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Au même titre que les agents qui travaillent sur l’enquête, l’auteur nous torture les méninges pour essayer de mettre le point final à toute cette horrible histoire. Il joue tout aussi bien de nous qu’avec ses personnages, il parvient à nous troubler. On m’a souvent dit « un bon livre, c’est un livre qui nous fait réfléchir. Un bon livre, nous maintient éveillé ». L’affaire Aurore S ne m’a ni quittée durant mon sommeil, ni à sa fermeture.

Mission accomplie pour Gilles Milo Vacéri, l’affaire Aurore S à été un coup de coeur autant qu’un coup de poing pour moi!

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vert = très bon

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Dentelle et Ruban d’argent t1 – Jeux du sort d’America Grace

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À vous, voyageurs pleins de rêves et au cœur empli d’espoir,
puissent les portes de For Willbrook, la ville prisonnière d’un hiver éternel, rendre votre destin meilleur.
Par un matin de tempête, William emprunte le chemin qui le guide vers la belle Wendy,
toujours vêtue de dentelle, mais dont le corps souffre d’un terrible mal.
Alors qu’il initie l’âme de sa belle à une magie enchanteresse,
voilà que s’enclenche le jeu du funeste Destin…

Qui de la dentelle ou du ruban d’argent survivra à cette saison glacée ?
Est-il possible d’empêcher quelqu’un de mourir quand son cœur ne fait plus qu’un avec le nôtre ?

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Perdre un être cher signifie la fin. L’instant ultime où les étoiles se retirent. Le soleil s’éteint, la lune s’éclipse. Les océans se vident, les couleurs disparaissent. Tout ce qui adviendra désormais n’aura plus la même saveur… (p.37)

Je tiens tout d’abord à remercier les  éditions Plume Blanche (dont la chargée de communication) ainsi que l’auteur America Grace de m’avoir permis de découvrir ce fabuleux ouvrage.

13876284_1568147866813306_1525722014876939460_nMention toute spéciale pour cette petite maison d’édition que je viens à peine de découvrir, mais qui par les quelques ouvrages qu’elle propose m’a déjà conquise. J’avais ouvert ce blog pour découvrir de nouveaux horizons et je constate qu’avec lui j’emporte des bagages avec moi à chaque nouvelle lecture. L’équipe est tout simplement géniale, disponible pour ses clients ainsi que « ses blogueurs », présente sur les réseaux sociaux, réactive avec (on le sent) une réelle envie de faire plaisir à ses lecteurs, une forte implication  personnelle véhiculée par une passion commune : la lecture. America Grace ne fait donc pas « tâche » dans cet univers qui lui sied bien. Il me semble ne jamais (encore) avoir rencontré d’auteur autant proche de ses lecteurs. Je pense que son livre Dentelle&Ruban d’argent (D&RD) est à son image : touchant et profondément « humain ».

Inutile donc de tourner autour du pot, D&RD a été un véritable petit coup de coeur pour moi.Mieux, ça a été pratiquement une révélation. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié une lecture et visiblement, ce mois de juillet 2016 a été idéal pour les découvertes livresques !

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La couverture de cet ouvrage enchanteresse signée par la talentueuse Tiphs (une fabuleuse artiste et écrivaine de talent), m’a tout de suite tapée dans l’oeil. Elle m’appelait, me séduisait. Ses couleurs harmonieuses, relaxantes et douces, le ruban délicatement posé dans la chevelure étoilée de cette femme, la dentelle qui épouse ses formes… Tout, absolument tout, amène le lecteur à se pencher sur cet ouvrage. Et comme dans l’intégralité de ce court roman, c’est la délicatesse et la bienveillance qui nous assaille lorsqu’on admire cette couverture.

Dentelle et Ruban d’argent ce n’est pas un ouvrage banal, non puisqu’avant tout c’est un conte. Un récit court donc, qui ne souffre ni de trop grandes « envolées littéraires »*ni d’une fin précipitée. Un conte à l’allure des « grands » que nous connaissons tous manié d’une main de maître par une auteure ingénieuse et incroyablement talentueuse. talentueuse, oui, elle l’est. Le récit ne comporte pratiquement pas de dialogues, la narration/description composent les 3/4 de ce bref récit et pourtant jamais durant ma lecture je ne me suis ennuyée. J’ai bu les mots en même temps que je savourais les pages, il est rare et beau d’être ainsi transportée dans une autre dimension, dans un autre univers grâce au simple pouvoir des mots. Et il est très rare que j’écrive une chronique avec autant d’enthousiasme et d’hystérie (oui, car quand j’aime : il faut que je le partage!)

toits-enneigesA travers la plume d’America Grace j’étais à For Willbrook (For = Forks, Will = Williams, Brook = Holbrook). Dans cette ville entourée de mystères, figée continuellement dans le froid et la glace. For Willbrook est certainement l’endroit rêvé de tous, surtout en ces temps difficiles où l’insécurité règne. Seules les personnes dépouillées de toutes mal intention, méchanceté, mauvaise foi peuvent vivre dans cette ville utopique. Les habitants de For Willbrook sont humbles, attentionnés, tournés vers l’autre … ils sont tout simplement humains. (ou en tout cas ce que devrait être un être humain) . Cette petite ville est entourée de magie et protège ses habitants des naufrages de la civilisation. Nous rencontrons ainsi, un dénommé William, magicien de renom, qui par un formidable hasard fait la rencontre de la belle et fragile Wendy (toujours vêtue de dentelle). William accepte d’accompagner Wendy, gravement malade, dans les derniers moments de sa vie. Il y a aussi, d’un autre côté, la fabuleuse Hannah (celle au ruban d’argent). Soeur de William, elle lui est tout aussi chère à son coeur. Cependant, tout comme Wendy, Hannah est de faible constitution…

L’amour a ceci de cruel, qu’il finit toujours par unir deux âmes innocentes dans la tentation des plaisirs charnels, peu importe leur volonté de ne point y succomber (p.133)

Et ce récit nous transporte alors dans une sorte de questionnement de soi. Les thèmes abordés sont nombreux, mais la morale est présente. Nous faisons face au deuil, à la perte d’un être cher, à trouver les solutions pour continuer de se battre toujours plus, atelier-magiede se relever malgré les obstacles que la vie nous offre. Et en même temps, il y l’arrivée de l’espoir, l’espoir qui fait vivre et décuple les forces de l’Homme. Il y a l’amour, fraternel, véritable, inconditionnel, qui perdure et dure, l’amour interdit. La mort est beaucoup présente, l’acceptation d’une maladie. La joie, la délivrance, la beauté de grandes choses qui fait l’immensité des petites, les tabous …

Ce conte c’est un véritable hymne pratiquement,oui, à la paix. A la paix de soi, à la paix des autres. Il nous fait voir la vie d’un autre oeil, peut-être un peu moins fataliste et égocentrique. L’homme a tendance à ne voir que le bout de son nez, c’est tellement triste…

Je n’ai pas honte d’affirmer que j’avais la larme à l’oeil car ce roman est percutant, poétique et il nous touche en plein coeur. Hâte de décourir la suite de cette fabuleuse aventure.

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vert = très bon

coup de coeur

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Un parfum d’encre et de liberté de Sarah McCoy

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1859. La jeune et impétueuse Sarah apprend qu’elle ne pourra jamais avoir d’enfant. Mais comment trouver un sens à sa vie dans ce monde régi par les hommes ? Comment trouver sa place quand on est la fille de John Brown, célèbre abolitionniste qui aide des esclaves à fuir ?

2014. Eden et son mari emménagent dans la banlieue de Washington dans l’espoir de sauver leur mariage et fonder enfin une famille. En explorant sa nouvelle demeure, la jeune femme découvre une tête de poupée ancienne. Que signifient les mystérieuses lignes qui la recouvrent ?

Plus de cent cinquante ans séparent Eden de Sarah, mais sur la grande carte du monde et de l’Histoire, les destins de ces deux femmes se rejoignent en plus d’un point.

Un voyage exaltant, à la redécouverte du courage, de la famille, de l’amour et de l’héritage.

mon avis

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Un portrait de la véritable artiste et abolitionniste : Sarah Brown

J’ai acheté ce roman pour plusieurs raisons; d’une part j’avais entendu beaucoup de louanges concernant cet ouvrage, d’autre part je suis fan de cette horrible période de notre histoire (qu’est la ségrégation raciale) et enfin je suis tombée sous le charme de ce titre énigmatique mais à la fois promesse d’une belle histoire, douce mais terriblement triste. J’ai été happée dès les premières lignes dans l’univers de Sarah Mccoy, me délectant avec empressement des prémices de ce que je pensais être un livre haut en couleurs, poignant et terriblement émouvant. Je pensais vraiment tomber en plein coeur d’une rébellion, passer les pages en compagnie de ces esclaves à la vie ô combien misérable, rencontrer des personnages courageux et humbles. Malheureusement, je n’ai pas retrouvé dans ce roman ce à quoi je m’attendais… Légère déception donc de ce côté là. 

Le récit est scindé en deux dimensions et nous partageons les vies de deux personnages féminins aux caractères affirmés : Sarah Brown et Eden. L’une vit en 1859, en pleine « guerre du racisme » et l’autre en 2014.  Les deux jeunes femmes partagent en commun une blessure qui ne peut être refermée mais aussi un certain sens de la combativité. Eden et Sarah ne peuvent malheureusement pas avoir d’enfant. Eden connaît une mauvaise passe avec son mari, l’attente d’un heureux évènement qui n’arrive pas met les nerfs en pelote de la jeune femme qui se retranche dans une agressivité et un rejet de son mari. 13754306_1565206787107414_4009550431542551961_nAu bord du divorce, le couple décide de se donner une dernière chance en déménageant dans une petite ville près de Washington. Si de premier abord Eden ne voit pas d’un bon oeil ce déménagement, elle prend assez vite goût à cette petite vie rythmée par des rencontres toutes plus sympathiques les unes que les autres. Dans ce petit patelin, tout le monde se connaît. C’est en rencontrant la jeune et jolie Cléo, jeune enfant adorable d’environ douze ans, qu’Eden se rouvre au monde extérieur et parvient à faire le deuil de son infertilité.  La petite devient vite sa fille par procuration et une adorable relation s’installe entre ces deux personnages si attachants. Un jour Eden découvre une tête de poupée (immonde) assez ancienne qui semble être le témoin d’un fait historique. Avec l’aide de ses nouveaux amis, Eden part à la recherche de vérité concernant cette étrange poupée. Elle parvient vite sur les traces de la famille Brown dont le père de famille est connu comme étant un célèbre abolitionniste. Sur les traces de son père, Sarah Brown à la mort de celui-ci, continue la lutte qu’il avait engagée contre l’esclavage.

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1853 : Annie, Mary Anne et Sarah Brown

J’ai été déçue par la tournure des évènements et j’admets avoir eu un soupçon de désintérêt arrivée à la moitié du livre. L’action n’est que peu présente durant le récit, les situations sont parfois redondantes ce qui prête à l’histoire un côté parfois ennuyeux et terriblement lent. Cependant, je ne regrette en rien d’être arrivée au bout de cet ouvrage qui finalement, met du baume au coeur et à l’âme. C’est un véritable hymne à l’amour qui donne parfois la larme à l’oeil. C’est l’histoire d’un combat d’une vie, où l’amour  des autres,lui, reste toujours debout. Un parfum d’encre et de papier n’est certainement pas un livre qui tient en haleine, mais il vaut certainement d’être connu pour sa sincérité ainsi que sa légèreté.

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orange = moyen

Outlander tome 1 : Le chardon et le tartan de Diana Galbadon

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1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s’efforce d’oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d’une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d’en découvrir la raison : en s’approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d’un champ de bataille.

Le menhir l’a menée tout droit en l’an de grâce 1743, au coeur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois ?

Le début d’une série incontournable !

mon avis

51kbmyan9clNous connaissons tous (plus ou moins)  cette série à succès sous le nom presque féerique « d’outlander ». Propulsée sur les devants de la scène grâce à sa série télévisée éponyme, outlander est un véritable remède à l’ennui ! Cependant, il est bon de savoir qu’avant d’être plus couramment appelé « Outlander » , le Chardon et le Tartan a connu une longue et vaste période d’ignorance peuplée de quelques chanceux ayant découverts la saga « à temps ». « A temps », oui car la saga a, à plusieurs reprises, cessée d’être publiée!  Ma mère a découvert cette fabuleuse saga dans les années 2000 grâce à la collection j’ai lu, format de poche assez classique avec une couverture véritablement vilaine.

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Puis, malheureusement, ne trouvant plus nulle part la suite tant attendue des aventures de Claire Beauchamp-Randall dans la même collection qu’entamée, elle s’est rabattue sur le grand format publié aux éditions presses de la cité. Une fois encore, arrivée à la lecture de son  troisième tome elle a vite constaté que l’édition de cette saga avait  été stoppée pour une raison X ou Y. (Elle n’avait pas qu’à lire comme une tortue!)

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2014 est marqué de joie pour ma mère, qui  enfin va  pouvoir découvrir la suite des épopées de ses highlanders préférés. Avant qu’outlander ne connaisse le succès, ma mère me parlait beaucoup de ce bouquin, m’encourageant fortement à le lire et à le découvrir. Mais, étant donné qu’à l’époque ma mère n’avait pas la suite de la saga, je ne voulais pas me lancer dans sa lecture  en sachant pertinemment que je n’aurai pas le fin mot de l’histoire. C’est en voyant la nouvelle édition  signée de nouveau par « j’ai lu » que je me suis lancée dans l’aventure après avoir dévorée la première saison de la série télévisée avec délectation.

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Bref… Outlander est une véritable pépite qui ne peut laisser personne indifférent et qui a su conquérir plusieurs générations. Si ma lecture du tome 1 n’est finalement plus qu’un résumé de la saison 1 (série télévisée qui est fortement fidèle au roman!), j’ai tout de même grandement apprécié lire les pensées de Claire et redécouvrir de nouveau ce fabuleux Jamie. L’histoire est innovante, moderne et surtout unique! Diana Gabaldon a « enfanté » des personnages  aux caractères bien définis, pour lesquels nous nous attachons sans mal. Au fil des pages les liens se tissent entre les personnages et prennent de plus en plus d’ampleur. Les personnages et nous ne faisons vite plus qu’une seule personne. 884px-clan_member_crest_badge_-_clan_fraser_of_lovat-svgNous sommes totalement immergés et imprégnés dans cette fabuleuse histoire. Nous sommes Claire Beauchamp Randall et Jamie Fraser.  Il n’y a pas véritablement d’action, le tome 1 d’outlander pose et tisse les bases d’une histoire qu’il me semble être révolutionnaire et totalement addictive pour tous.

 

A travers le chardon et le tartan nous faisons la rencontre d’une jeune trentenaire Claire Beauchamp – Randall qui voyage en Écosse accompagnée de son mari Frank. Après plusieurs années passées loin l’un de l’autre à cause de la guerre, les deux amants se retrouvent à Inverness pour une seconde lune de miel. En visitant la ville écossaise, Claire décide de se rendre à la colline de Craigh Na Dun pour y admirer les fabuleux menhirs. Attirée indéniablement par une sorte de bourdonnement s’échappant de l’une des pierres, elle parvient sans le savoir à voyager à travers le temps et l’espace. Projetée 200 ans en arrière, elle atterrit dans une Ecosse prête à entrer en guerre. Claire Beauchamp Randall devient alors Claire Beauchamp, jeune veuve anglaise. Sous la tutelle d’un certain Jamie Fraser et son clan, elle va assister à la célèbre bataille de Culloden… Et vivre certainement sa plus belle histoire d’amour.

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Cette plongée dans l’écosse telle que je ne la connaissais pas m’a fait indéniablement voyager vers des contrées lointaines qu’il me hâte de découvrir pour de vrai. Pour ma part, j’attends d’acquérir l’ensemble de la saga avant de me lancer dans la lecture du tome 2.

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vert = très bon