La mulâtresse solitude de andré schwarz bart

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Elle n’est ni noire ni blanche. Solitude, la fille mulâtresse d’une Africaine arrachée à son village par des trafiquants d’esclaves, est condamnée à servir les Blancs. Mais dans ses veines brûle le feu de la révolte. Aux côtés de Maïmouni et des troupes noires cachées dans les forêts de la Soufrière, elle lutte pour la liberté.

Un vibrant hommage à une femme de légende de l’histoire des Antilles.

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Comme vous le savez, peut-être ou peut-être pas, j’aime beaucoup le thème de l’esclavagisme. C’est pourquoi, je n’ai pas hésité a suivre un cours sur le mythe du marron pour ma première année en fac de lettres (quoi rêver de mieux?). Grâce à ce cours de littérature comparée, qui a confirmé mon goût pour ce thème en particulier, j’ai découvert énormément de choses sur cette période noire et honteuse de notre histoire.

Mon cours portait donc sur le mythe du marron, cet esclave (ici guadeloupéenne) qui se rebelle (ou tente de se rebeller) pour une liberté qui n’aurait jamais du lui être bridée. Il existe donc deux types de marronnages (fait de s’enfuir de la plantation) : le petit et le grand marronnage.

Le marronnage est, selon le Code noir, puni par la mutilation puis par la mort à la troisième récidive (petit marronnage). Dans la pratique, il est toléré lorsqu’il se limite à de très courtes absences. (grand marronnage) En revanche, dès qu’il donne lieu à la création de petites communautés isolées, il est l’objet d’une répression que seul le manque de moyens tempère.

g370En retournant à l’article précédant sur le même thème, je vous ai présenté « le royaume de ce monde » d’alejo Carpentier mettant en avant les figures phares d’esclaves révoltés ayant péri avec honneur et s’étant élevés contre une oppression toujours plus dévastatrice. Grâce à Mackandal, élevé au rang de mythe, notre vision de l’esclave est magnifiée. Alejo et André nous montrent un tout autre point de vue que l’occident tient à nous montrer : l’esclave n’est donc plus animalisé, rabaissé, stéréotypé, par une vision colonialiste toujours très présente dans notre société actuelle dans l’art&la culture.  Et oui, souvent et surtout dans les séries TV américaines, deux versions de l’esclave s’opposent : le soumis qui accepte son destin, le rebelle qui prend les armes et fait carnage autour de lui pour signer un début tant espéré de vendetta. Mais, cette idée ne représente certainement pas la vérité, il est bon d’avoir deux opinions distinctes qui s’assemblent pour fournir un tableau d’ensemble. Car, dans une histoire, il y a toujours des points de vue divergents.

nannyAndré Swcharz Bart, lui à fait une pierre deux coups. Il s’est lui aussi centré sur la construction d’un mythe (celui du marron) mais surtout, il a décidé de raconter l’histoire d’une femme esclave. Les femmes, Quel que soit le siècle auquel nous sommes, quel que soit l’époque,quelque soit les mentalités, ne représentent qu’un minorité parmi la minorité.Souvent laissées pour compte, les femmes esclaves ne sont que peu représentées dans l’hommage littéraire. Et pourtant, il n’en reste pas moins qu’à leur manières elles ont eu tout autant un rôle important à jouer dans la libération d’un peuple à l’agonie.

Une représentation dominante des femmes Marrons qui a injustement marqué leur profil est leur représentation en tant que captives passives prises lors des attaques de plantations que les hommes Marrons conduisaient. Ceci est une interprétation eurocentrique des faits. Le point le plus important qu’il faudrait souligner, cependant, est que le fait de prendre les femmes était l’acte ultime de résistance à l’esclavage. Leur nouvelle vie dans les camps Marrons, même si grandement restreinte par les hommes qui les avaient libérées, était bien meilleure que la vie qu’elles menaient lors de l’esclavage. Les femmes Marrons de la région, même si en petit nombre par rapport aux hommes, méritent leur place dans l’histoire en tant qu’« héroïnes » de la Diaspora africaine pour les multiples façons profondes dont elles ont utilisé le marronnage afin de résister à l’esclavage.

dossier_peda_4_2La mulâtresse solitude,avant d’être un personnage de roman,est un emblème/une icône très important(e) dans l’histoire de la guadeloupe et possède même sa propre statue. Esclave marronne, elle a mené combat auprès de grands personnages historiques (exemple : Louis Delgrès). Enceinte au moment de sa résistance, elle a été capturée, elle a accouchée,puis a été tuée pour motif de rébellion.

Née vers 1780, la Mulâtresse Solitude est l’une des figures historiques des rébellions de 1802 contre le rétablissement de l’autorité de Lacrosse, capitaine-général de la Guadeloupe nommé par Napoléon Bonaparte, qui avait été expulsé en octobre 1801 à la suite d’un putsch des officiers de couleur de l’armée. Le peu que l’on sait d’elle provient de l’ouvrage Histoire de la Guadeloupe d’Auguste Lacour (1805-1869).

Article 

statue20en20piedLe livre d’André Swchartz Bart est finalement assez déçevant et très déroutant dans l’ensemble. Le style d’écriture y fait pour beaucoup et l’envie de mysticisme accru rend l’ouvrage complexe a suivre et à apprécier. Nous n’arrivons pas à nous rapprocher de ce personnage insaisissable, qui avant d’être surnommée « la mulâtresse solitude » était bel et bien une personne de chair et d’os. Rosalie, née d’un père blanc et d’une mère noire, lors des fameuses pariades. Cette femme, dès le jour de sa naissance, à été marquée du sceau de la nécessité de combattre pour sa survie. Ni trop blanche pour se faire accepter parmi les colons, ni trop noire pour se faire accepter parmi les esclaves noirs, Rosalie est une jeune fille de l’entre deux. Surnommée deux âmes du fait de sa particularité (yeux vairons), Rosalie impressionne autant qu’elle désole. C’est d’une étrange façon qu’André à dépeint ce personnage emblématique. Nous avons l’impression tout au long du livre que ses actes ne sont pas délibérés, qu’elle est toujours en proie à la folie, que son seul souhait est de retrouver un jour cette mère qui ne pouvait pas l’aimer. Etrange donc,venant de cet auteur, de déconstruire un personnage pour dénoncer un courant qui lui est cher : celui de la diaspora africaine. Finalement, l’essence même de l’oeuvre ne peut être comprise totalement à l’image même de ce qu’à été ce massacre immoral. Ce qui est certain, c’est que l’ouvrage ne laisse pas indifférent. Il nous laisse nous aussi une certaine forme de marquage au fer ,et nous inculque un certain devoir de mémoire. Figures de l’ombre qui doivent être enfin mises au jour,pour briller de par leur actes et leur courage! C’est une belle initiative de ces auteurs d’enfin leur donner une voix et de restranscrire ce qu’à été leur voie.

La diaspora africaine est une population qui résulte de la déportation d’Africains à l’époque de la traite esclavagiste du XVI e au XIX e siècle et de leurs descendants à travers le monde d’une part, et du phénomène d’émigration d’autre part.

Si le sujet vous intéresse, mais que ce livre ci un peu moins, sachez que l’UNESCO a publié une courte bande dessinée plutôt bien réussie sur l’histoire de la mulâtresse solitude que je vous recommande de feuilleter  en cliquant : ici!

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Le crépuscule royal de Westley Diguet

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Elle est belle, talentueuse et à l’écoute.
Il est beau, puissant et l’héritier d’un trône maudit.
Ensemble, ils pourraient mener le Royaume à sa perte.

Il y quasiment trois cent soixante-dix ans est survenu ce que nous appelons « le Grand Cataclysme ». Une série de trois plaies qui changèrent la face du monde. Les États-Unis, et plus généralement le continent américain, n’existent plus, l’Afrique a été ensevelie sous les eaux et la Russie et l’Asie forment un immense brasier qui ne s’éteindra jamais. Du monde, il ne reste que l’ancienne Europe, des pays de cette alliance politique, il ne reste rien.
Henri Grace s’apprête à succéder à son père sur le trône d’Europa, la nouvelle Europe. Il est jeune, beau, mais cache un terrible secret. Lisbeth est sur le point d’entrer au service de Sa Majesté en qualité de costumière et elle n’imagine pas un seul instant dans quel enfer elle se jette. Tandis que les Anarchistes continuent de combattre la Monarchie des Grace, des sentiments puissants vont naître et déclencher ce que le jeune roi redoute. Que  faire,  abdiquer  et laisser les derniers survivants mourir ou accepter cette effroyable mission ? Comment sauver Europa sans y perdre son âme ? Henri trouvera-t-il le soutien aux côtés de Lisbeth et de son oreille attentive ? Une chose est sûre cependant, Europa ne survivra pas sans que ne coule le sang…

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spN’hésitez surtout pas à cliquer ici, pour découvrir le chapitre un du livre (le design de la mise en page  est superbe, foncez!)

Je remercie les éditions Gloriana pour ce premier service presse qui me faisait de l’oeil, qui débute aussi à merveille une bien belle aventure!

8ec11d1698149b1d0ea2f1b53c7108f4Westley Diguet est un auteur au nombre incalculable de publications que je voulais au moins une fois dans ma courte vie pouvoir lire.Son univers un peu fantastique/fantasy me correspond parfaitement… Et forcément, quand on entend que du bien sur un auteur, on se laisse prendre au jeu du bouche à oreille!

Le crépuscule royal nous embarque de multiples années après notre ère dans un monde ayant été décimé par une forme d’apocalypse. Le reste du monde a été rasé, seul le royaume d’Europa, pour une raison mystérieuse,  a été sauvé. La monarchie est restaurée tout comme ses usages et coutumes (voir costumes!). Nous sommes donc plongés au coeur d’un récit futuriste/utopique, ayant pour bases et valeurs des éléments historiques. C’est un mixte tout à fait alléchant et pour le moins innovant. Nous suivons donc, d’un côté, les aventures de la famille royale Grace, avec à sa tête le jeune Henri, qui lutte contre un groupuscule d’anarchistes menaçant la couronne ainsi que  contre une tragique malédiction. De l’autre côté, nous rencontrons une jeune costumière  travaillant pour la couronne répondant sous le doux surnom de Lisbeth.

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Avant toute chose, même si je n’ai en ma possession que la version Ebook, je tiens à souligner le formidable travail éditorial effectué autour du livre. C’est un livre objet sublime, une couverture attrayante qui représente à la perfection l’histoire en elle même ainsi que les personnages comme l’on pourrait se les imaginer lors de notre lecture, un lexique nécessaire nous présentant les différents personnages ainsi que leur fonctions, une carte de l’univers… Bref, le livre est un véritable outil commercial qui fait effet. (Bravo à l’illustrateur : Nicolas Jamonneau pour ce travail réussi!). Je retiens tout particulièrement les belles citations en début de chaque chapitres des personnages importants qui ont contribué à notre société français (Louis XV et compagnie)

9e5de2327f81fabe7c91e5247c8ce4feMon avis sur cet ouvrage est assez mitigé. Si j’ai trouvé le concept de ce futur ancré dans un retour aux sources/à l’ancien très innovant, plusieurs choses m’ont finalement dérangé. J’aime beaucoup l’aspect historique, les costumes, les descriptions, les lieux ainsi que la façon de parler des personnages de l’époque, ce qui  me procure une certaine nostalgie. C’est beau, c’est noble, et cela finalement en « jette un max ». C’est tellement dommage d’avoir perdu autant de prestance, d’avoir abîmé notre si belle langue et nos si jolies coutumes. Le milieu aristocratique, monarchique, me plaît beaucoup et j’adore le rencontrer dans les livres. Cela me fait immédiatement voyager et rêver. Oui, revenons au temps où les princes et princesses existaient ! Le décor du crépuscule royal ne pouvait donc que me plaire, moi qui étais dans une ancienne vie une duchesse !

Cependant, j’en arrive assez rapidement au premier point qui m’a un peu chiffonnée. Retrouver un thème que j’affectionne tant (historique) dans un futur hypothétique était une très belle idée. Mais, finalement ce thème a donné un aspect quasiment invraisemblable au texte. Est-ce possible de retourner à la monarchie en ayant goûté à la modernité? Alors certes, le monde a été décimé ce qui a permis une certaine forme de renouveau par la fondation d’une nouvelle ville/d’une nouvelle ère. Mais, que faisons nous des innovations et des nouvelles technologies, du savoir faire, du savoir vivre acquis au 20 ième siècle ? Est ce probable qu’à l’heure d’aujourd’hui, Quel que soit le contexte, nous accepterions de régresser et de retrouver un monde si réglementé  par un système de castes ? Est ce possible que les femmes, ayant un jour goûté à cette liberté d’être et d’exister, puissent quel que soit le contexte accepter de redevenir soumises aux hommes ? Est ce pensable que notre langage écrit comme oral moderne puisse redevenir celui de l’époque ?

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Ce sont ces questions,certes personnelles, qui finalement ont terni ma lecture. J’attends donc avec impatience pouvoir en discuter plus en détails avec l’auteur! C’est une chronique assez spéciale et difficile à écrire, puisque, j’ai du mal à rassembler clairement mes idées. C’est un livre, finalement qui a fait son effet : puisqu’il m’a fait tergiverser. Dans le bon,comme dans le mauvais sens. La trame de l’histoire est  bonne : les personnages principaux sont attachants, les décors attrayants, l’action révélatrice d’un quelque chose en devenir.  Cependant, la trame n’a pas été assez étoffée ce qui a fondu l’ouvrage quelque peu dans l’ombre.  L’ouvrage est beaucoup trop court pour l’abondance des informations qu’il recèle et surtout au regard de son potentiel.  J’aurai apprécié avoir d’autant plus de détails sur l’avant apocalypse, des éléments sur la conquête de cette nouvelle ville Europa ainsi que sa construction, des informations sur la consolidation de la monarchie et sur la mise en place de celle ci au sein du royaume… Finalement, j’ai eu l’impression d’avoir toujours été en retrait dans ma lecture, que rien n’allait en profondeur des choses. catalogue-victorienneTout est centré sur une romance, qui tout comme la narration, va beaucoup trop vitre à mon goût. Le reste, qui était fort attrayant, est complètement fondu et inexploité. Par exemples, la présence des anarchistes qui aurait pu mettre du baume à l’action, mettre à mal cette monarchie, n’est elle non plus pas assez exploitée alors qu’elle aurait pu avoir un réel impact sur la tournure des événements. La romance entre les personnages est peut-être un peu trop simpliste et facile d’accès, les personnages se retrouvent trop vite, ils n’ont pas connu assez d’obstacles pour réellement faire rêver le lecteur. Les personnages sont peut-être un peu trop « typés », c’est à dire qu’ils n’ont pas de trait important (attachant ou non) qui survient et qui « tape à l’oeil ».Finalement, j’en reviens à un point qui m’est essentiel dans un livre,et je sais que beaucoup ne partagent pas cet avis : pour que j’apprécie un livre il me faut de la substance. Des tonnes et des tonnes de pages à engloutir, diverses descriptions (quitte à en faire trop) pour pouvoir m’immerger. Je pense souffrir d’un terrible manque d’imagination, ou alors de flemme évidente, il faut que l’auteur me mâche le travail pour que je réussisse réellement à vivre son histoire et en faire mon histoire.

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Et en même temps, chose étonnante et qui contredit en tout point le début de ma chronique. J’ai quand même lu avec avidité et enthousiasme cette aventure. Alors certes, je suis en retard sur mon deadline imposé (en retard simplement pour rendre ma chronique, ma lecture a été plus ou moins rapide…) mais j’ai apprécié cette simplicité, cette presque candeur dans le récit. Le personnage féminin est un petit bonbon, c’est une pincée de vie, et malgré tout elle nous donne le sourire. L’amour partagé entre les deux protagonistes est tellement sincère, qu’il en devient vraiment touchant. Le texte finalement prend vite des allures de conte de fée. Et c’est vrai, que vu sous cet angle là, l’ensemble des points négatifs relevés plus haut sonnent faux. Car, un conte de fée amène forcément diverses interprétations possibles et imaginables, met en son coeur le récit d’un amour soumis à une malédiction, attribut aux personnages des vertus honorifiques et ne recèle en rien de purement horrible/négatif… C’est un ouvrage bouffée d’oxygène, ni plus ni moins, il redonne foi en l’amour et parvient à nous faire croire aux princes et aux princesses.

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DU CÔTÉ DES PARTENAIRES DE LIBRE ADDICTION #12 : TAURNADA EDITIONS

LES EDITIONS TAURNADA

Fondée en juin 2014, à Nice,  par Joël Maïssa, Taurnada Éditions aspire tout simplement à dépoussiérer le plaisir de lire.

 Nous vous invitons à emprunter son « sentier », à redécouvrir le paysage des mots…

 Notre ligne éditoriale : Science-fiction, Fantastique, Thriller & Policier. Lecture aérienne & immersive au service d’une histoire originale est notre priorité  !

Notre ambition est de publier à compte d’éditeur le coup de coeur du moment, au format papier et électronique.

 

Livres reçus :

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DU CÔTÉ DES PARTENAIRES DE LIBRE ADDICTION #11 : MxM Boomark

LES EDITIONS MXM BOOKMARK

Les éditions MxM Bookmark, fondées en 2013, ont pour but de promouvoir la fiction à travers des œuvres de qualité mettant en lumière et de façon positive des histoires d’amours, de passion et d’évasion. Nous éditons des œuvres diverses et variées, aussi bien du domaine de la fantasy, que du mystère ou de l’homoromance.

Livres reçus :

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Chronique

DU CÔTÉ DES PARTENAIRES DE LIBRE ADDICTION #10 : Gloriana éditions

Étant donné que je fait partie du « club Gloriana » j’ai accès à l’intégralité du catalogue de cette ME en devenir!

LES EDITIONS GLORIANA

Gloriana Éditions est une maison d’édition à compte d’éditeur. Chaque contrat signé entre l’auteur et la maison d’édition conforte l’auteur dans son choix. Celui de ne rien avoir à débourser pour l’édition de son roman. En effet, chez Gloriana, nous prenons tout en charge, de la correction à la distribution, en passant par la couverture et la promotion. Gloriana est – et sera – une petite maison d’édition conviviale, animée par le désir de faire partager de belles histoires – historiques ou imaginaires – aux lecteurs. Gloriana est une SAS. L’équipe éditoriale se compose d’un éditeur et de son associée, de trois illustrateurs, de correctrices et relectrices et d’un community manager. Les romans de Gloriana Editions seront disponibles en papier sur Amazon et en librairie ; ainsi qu’en numérique sur tous les points de ventes ebooks.

La Maison d’Édition a ouvert ses portes en Septembre 2016. Pour les soumissions, rendez-vous dans la section correspondante.

 

Livres reçus :

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DU CÔTÉ DES PARTENAIRES DE LIBRE ADDICTION #9 : LES ÉDITIONS EAUX TROUBLES

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Les Éditions EAUX TROUBLES, c’est une équipe passionnée par les thrillers en tous genres. Constatant que la majorité des romans à suspense publiés en langue française sont traduits, nous avons choisi de mettre en valeur des auteurs francophones de thrillers du monde entier.

Nous nous considérons comme des passeurs, notre rôle consistant à permettre la diffusion de thrillers francophones de qualité de trouver son public et de devenir des best-sellers.

Les auteurs publiés par les EAUX TROUBLES forment une vraie famille et inscrivent sur la durée leurs œuvres auprès de la maison d’édition. Une grande partie des éditeurs qui évaluent les manuscrits sont eux-mêmes écrivains.

Enfin, pour les EAUX TROUBLES, le but ultime et indispensable, c’est que nos auteurs trouvent et rencontrent leur public. Notre ligne éditoriale veut que nos ouvrages publiés soient de bonne facture littéraire, mais aussi accessible à tous public.

MARK ZELLWEGER Éditeur en chef

Livres chroniqués :

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Chronique

Les amants de troie – Natacha J.Collins

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Troie, Asie Mineure
Dans une cité en crise, assiégée depuis neuf ans par les Grecs, Aleiria, fille de l’orfèvre royal, n’a pas le choix : elle doit accepter la présence d’un garde du corps à ses côtés. Mais Dareios ne ressemble à personne qu’elle a connu. Cette troublante franchise, ce regard qui semble lire en elle… Avec lui, elle se sent protégée, et plus encore : comprise, estimée… désirée. Hélas, son père a de plus hautes ambitions pour elle. Il préférerait la voir mariée à l’un des fils du roi Priam, qui lui garantirait richesse et sécurité. Mais dans le chaos qui règne aujourd’hui la sécurité n’existe plus, et le monde dans lequel elle a grandi non plus. A l’heure où l’attaque légendaire du cheval de Troie se prépare, Aleiria sait qu’il espst urgent de vivre pleinement.

Sur fond d’épopée troyenne, l’histoire tout en sensibilité de deux êtres pris dans les tourments d’une guerre mythique.

 

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Je remercie chaleureusement Nathacha.J.Collins (ainsi que Gilles) de m’avoir fait ainsi confiance!

1417017383-helene-1Natacha J.Collins m’a contacté il y a un bon bout de temps maintenant pour me proposer son roman publié aux éditions Harlequin. Roman dont le thème principal est la romance : je me suis tout de même laissée tenter par l’aventure même si de prime abord ce n’est pas mon genre favori (comme dit l’adage, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis).

Il est parfois des livres, comme les amants de Troie, qui arrivent à un moment adéquat de nos vies. Parfois, le livre en question nous ouvre les yeux sur une question existentielle (de couple, de lendemains incertains…), d’autres nous redonnent le sourire et la joie de vivre, ou au contraire nous mènent vers des envies d’ailleurs et d’inconnus… Ce sont pour moi des livres qui tombent sous le sens. Les amants de troie est « un livre destinée ». Il fallait que je le lise, il fallait que je le découvre.

J’ai accepté de recevoir les amants de Troie car j’étais justement en train d’étudier la fameuse histoire de l’iliade et de l’odyssée, plus notamment de la  ville (prise) de Troie. N’étant pas une fine connaisseuse de  ces deux grandes œuvres (je n’en connaissais que les grandes lignes) et n’ayant pas encore lu l’odyssée (ni même l’iliade), j’ai trouvé que Natacha tombait à point nommé.

troieL’auteure nous transporte dans une Iliade romanisée, concurrence presque Homère, et popularise une histoire connue de tous pour nous servir un met délicieux : fait de romantisme, de tendresse et de délicatesse au milieu d’un chaos pré-guerre/guerre. Nous sommes plongés  au coeur d’une sublime histoire d’amour mais interdite entre deux personnages touchants : Aleiria, fille d’un grand de la haute société, et Dareios qui deviendra très vite garde du corps de la jeune demoiselle. Aux côtés de nos jeunes héros totalement inventés par Natacha, nous approchons d’ Achille, de la sublime Hélène, du courageux Hector… Mais aussi des dieux vénérés!  De tous ces héros grecs qui ont inspirés beaucoup de nos personnages fétiches actuels, nous n’arrivons presque pas à entrevoir les ajouts/inventions de Collins. Nous vivons dans la « belle Ilion », avant sa destruction par le biais de l’ultime ruse d’Ulysse : le cheval de Troie. Et assistons au dépérissement d’une ville assiégée : la tension dans la vile augmente au fur et à mesure que l’on tourne les pages et nous gagne,nous,lecteurs.

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Avant tout, il faut certainement saluer les connaissances que l’auteur a sur son sujet. Je n’imagine pas le nombre d’heures de recherches, de lectures et relectures,pour parvenir à écrire sur un thème si difficile à reprendre en gardant l’essence même de l’oeuvre d’Homère et en s’alignant à notre société actuelle. J’ai beaucoup aimé voyager de cette manière ci, plus ludique, dans cette/ces épopée(s). Si l’historiographie n’est pas développée, nous comprenons les éléments essentiels qui fabriquent et fortifient l’histoire que l’on connais. Les chapitres sont courts, se lisent extrêmement vite, mais ne manquent pas de clarté : tout est clair,concis, propret. Nous comprenons immédiatement où nous sommes, dans quelle époque, aux côtés de qui et surtout dans « quel clan » nous nous situons.

troy2Cependant, si j’ai beaucoup apprécié les débuts de ma lecture, mon enthousiasme s’est peu à peu estompé (sans toutefois faire de cette lecture une déception). Le côté romanesque que je trouvais au départ très intéressant s’est avéré étouffant pour moi. Alors,oui, il fallait coller aux convenances et aux moeurs de l’époque : nous proposer un personnage féminin ayant des valeurs de bonne fille/de bonne famille, un personnage masculin symbole de courtoisie, un couple respectant ainsi une certaine grâce/tenue. Finalement, j’aurai aimer que l’auteur bouscule un tantinet plus les codes et nous desserve peut-être  une histoire d’amour plus trash et moins « adolescente ». Ce qui m’a le plus dérangé, ce sont ces « nunucheries » et le manque de développement des sentiments amoureux (ou même amicaux). Les descriptions étaient trop « catégoriques », me faisant penser aux fameuses épithètes homériques : formules que l’on reprend sans cesse pour faire avancer le récit. Alors ce n’est pas exactement ça, forcément, mais il y avait une invraisemblance au niveau des sentiments, une sensation que les pensées des personnages ne reflétaient en rien leur âge réel, qui me troublait et qui m’a empêchée finalement de mieux m’attacher aux personnages. A partir de ce moment, je n’ai pas su me départir de cette romance (coeur même du récit) pour me concentrer sur l’alentour : les péripéties, les retournements de situations, les descriptions des lieux…  Pourtant, la trame de l’histoire était vraiment plaisante, le concept dans son ensemble innovateur (c’est la première fois que je croise une telle réadaptation), l’écriture de l’auteure très à propos, agréable à lire, les personnages étaient attachants… 3062913517_1_7_rpFewaAgMais, ce « mais » est bien trop présent : je n’ai pas su me projeter plus loin, je n’ai pas réussi à croire que l’histoire pouvait être réelle. L’amour, trop enfantin, à fait perdre du charme à des personnages de grande envergure, dont la psychologie aurait pu être d’autant plus mise en avant et plus poussée. C’est dommage, il manquait pour ma part ce petit grain de sel pour que la sauce prenne. Un petit détail, d’ailleurs, qui peut ne pas déranger certains. C’est finalement une histoire, qui se laisse facilement lire et découvrir, que l’on ne regrette pas d’avoir découverte après fermeture, mais qui (pour ma part) ne restera pas gravée dans mon coeur ni dans ma mémoire.

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